Il y a 330 ans de cela, il y avait 2 camps : les musulmans et les chrétiens. Les musulmans ne pouvaient avancer que de 450 pas. Il s’agit du siège de Vienne → les Chrétiens ont gagné tandis que les musulmans ont perdu. C’était une honte pour les musulmans. Suite à cette victoire, les chrétiens sont devenus encore plus forts.

50 ans plus tard, un fonctionnaire du nom d’Ibrahim écrit un ouvrage et le remet au sultan de l’époque. Il demande au sultan : « Pourquoi nous sommes-nous affaibli de la sorte ? »

La même question posée il y a 350 ans, se pose encore de nos jours. Aujourd’hui, on pose la même question aux intellectuels et aux érudits.

Cf Sourate Baqara, versets 103-105 


Si nous allons faire nos courses, nous nous posons 3 questions : cet article est-il de qualité, est-il bon marché, dure-t-il ? 

Le Saint-Qouran répond à ces 3 critères : il est bon marché, il est de qualité, il est éternel. Pourtant nous n’en faisons pas bon usage.


Quels sont les pays en avance ? Les USA et l’Europe. Combien de musulmans ont obtenu le Prix Nobel ? Il ne sont pas nombreux. 

Relation entre la cause et l’effet → le résultat, la connaissance qui en résulte est la science.

La connaissance est importante ; sans elle, nous ne progresserons pas. 


Il y avait un jour un gourou et dans sa ville, il y avait une rivière. Chaque année, il traversait la rivière de long en large. Il marchait sur la rivière sans aucune crainte. Les gens se réunissaient pour observer la scène. Les gens étaient tellement ébahis par les performances du gourou qu’ils lui donnaient beaucoup d’argent de telle sorte qu’il avait assez d’argent pour vivre durant une année. Certaines personnes se sont regroupées pour comploter un plan : elles se sont dit que c’est un bon business. Si elles réussissaient à connaître le secret du gourou, elles deviendraient très riches ! Ces personnes sont devenues les amis du gourou. Elles ont commencé à le chouchouter et à le servir dans le but de connaître son secret. Elles observaient chacun des gestes du gourou dans le but de l’imiter. Finalement, il arriva un jour où le gourou devait s’absenter pour une certaine période. À ce moment-là, une des personnes du groupe s’est vêtue d’une tenue similaire au gourou et avec confiance, elle s’est mise à marcher sur la rivière. Quelques secondes plus tard, cette personne est tombée dans la rivière ! Lorsque le gourou est revenu dans sa ville, cet homme lui a demandé : « Ô gourou, cela fait longtemps que nous sommes amis, racontez-moi votre secret car j’ai essayé de faire comme vous mais je n’ai pas réussi. » Le gourou lui confia alors : « Avant de te mettre à marcher sur la rivière, il fallait que tu plonges dans la rivière pour voir où se trouvent les planches ! »


Cette anecdote nous enseigne plusieurs choses :

→ La science est ce que nous comprenons

→ Le savoir appris par cœur va nous faire échouer

→ Les musulmans ont le désir de traverser la rivière mais n’ont pas l’envie de plonger pour voir où les planches sont posées


Qu’avons-nous fait ? Qu’avons-nous apporté dans ce monde ? Qu’avons-nous inventé ? Pas grand-chose ! Nous ne faisons qu’utiliser ce que les autres ont inventé !

Aristote dit à ses jeunes : « Faites des recherches de sorte que le monde vienne vers vous. Vous devez progresser et chercher de nouvelles choses chaque jour. »


Pourquoi le Japon est-il si avancé ? Parce que personne n’avait envahi ce pays. Celui qui a autorité sur nous influence également notre façon de penser. Rappelons-nous l’état d’esprit de la colonisation : les colonisateurs considéraient toujours que les colonisés étaient arriérés et ils avaient le sentiment d’apporter le progrès et l’avancement. 

Prenons l’exemple de l’Inde : Il y a 250 ans, un fonctionnaire vient de la Grande-Bretagne et rabaisse la littérature en langue indienne. Il invite les Indiens à apprendre l’anglais. Quel effet ce « conseil » a-t-il eu ? Nous – les indiens – avons considéré que notre langue et notre culture sont de basse classe. Et nous avons donc abandonné nos langues d’origine pour apprendre l’anglais ou le français.

Sachez que les valeurs islamiques sont universelles et sont bien supérieures aux valeurs occidentales.


Voici les critères qu’un jeune doit avoir :

1.    Détermination 

Lorsqu’on demande aux jeunes ce qu’ils veulent faire, 99% d’entre eux répondent : « J’attends mes résultats académiques et c’est après que je déciderai quel projet je vais programmer pour mon avenir. » → Cela montre que notre détermination est faible. Nous devons d’abord avoir un projet d’avenir.


2.    Direction 

Il s’agit de l’itinéraire que vous vous fixez.

Une fois que vous avez déterminé votre direction, vous devez rester fermes et suivre la voie que vous vous êtes fixée.


3.    Discipline 

Je fais allusion ici à la discipline physique (gymnastique, musculation) mais surtout mentale.

Nous devons enseigner à nos enfants comment accepter le « non » → l’enfant doit apprendre la frustration, il doit comprendre qu’on ne peut pas toujours tout avoir. Si l’enfant obtient tout ce qu’il demande dans sa famille, il ne pourra pas affronter le monde et ses nombreuses frustrations.


4.    Patience

Aujourd’hui, les gens n’ont pas de patience ; tout va vite ; c’est le rush.

Il doit y avoir un équilibre entre la joie et la tristesse quelles que soient les nouvelles qu’on nous annonce. Par exemple, s’il y a une bonne nouvelle, nous ne devons pas être si contents que nous perdions la tête. Si nous apprenons une mauvaise nouvelle, nous ne devons pas devenir si tristes que nous soyons atteints par la dépression.

Un homme a l’habitude de jouer au loto. Les membres de sa famille lui disent d’aller se reposer puis ils rangent sa chambre et trouvent un ticket gagnant d’un million d’euros. Les membres de sa famille ont peur : ils ne savent pas comment lui annoncer cette nouvelle car il a des problèmes cardiaques. Ils se disent que s’ils lui racontent cette nouvelle, il va peut-être faire une crise cardiaque. Ils vont voir le médecin de cet homme. Le médecin lui demande « Si tu gagnais 1 million d’euros, que ferais-tu ? » Il répond : « Je te donnerais la moitié et je garderais la moitié. » En apprenant cela, le médecin a une crise cardiaque. 


LE MARIAGE

La famille doit être solide (voir séminaire du samedi 8/11) et ses valeurs doivent être solides. 

4 choses sont nécessaires :

–         Pratique du namaz jamaat en famille → union, unité

–         Repas en famille (renforce les liens familiaux)

Un mongol, Ibrahim Lodi, doit affronter le camp adverse. Il monte sur le toit pour observer le camp en face et savoir quelle est leur force. Il est découragé car il voit 40 000 personnes, soit un nombre 10 fois supérieur au nombre d’hommes qu’il a. Quelques minutes plus tard, il voit des fumées sortir de chaque tente. Il apprend que chacun cuisine son propre repas. Ibrahim Lodi est heureux. Il dit que si ces gens ne mangent pas ensemble, s’ils ne partagent pas les repas, il réussira à les vaincre malgré leur nombre ! 

–         Échanges avec les enfants, écoute, discussion

–         Voyage, promenade en famille


Lorsqu’on se marie, c’est pour former une unité, un « un ». Mais selon un proverbe anglais, les conflits commencent quand chacun dans le couple se demande l’ »unité » de qui va compter.

Rappelez-vous le verset 21 de la Sourate Roum (n° 30, Les Romains) : « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. »

Une des choses sur lesquelles ce verset insiste est la tranquillité, la paix. Or, que voyons-nous aujourd’hui ? Il n’y a pas de tranquillité et de paix dans beaucoup de couples. 


Selon les résultats d’une recherche, un homme cherche un compagnon dans la vie. Il cherche quelqu’un avec qui il peut discuter de ses problèmes personnels. Pour cela, s’il doit devenir un mari, il l’accepte. La femme, quant à elle, désire la maternité. Ce qui compte le plus pour elle est de devenir maman. Pour cela, si elle doit devenir une épouse, elle est prête à cela. C’est pour cela qu’une veuve survit bien plus longtemps qu’un veuf car le veuf a perdu son compagnon, sa compagne ; il ne sait plus avec qui parler et partager ce qui est sur son cœur. Par contre, les veuves vivent longtemps. Pourquoi ? Parce que, même si leurs maris ne sont plus là, elles s’accrochent à leurs enfants, les trésors de leurs vies, leurs raisons de vivre. 


Comment les conflits commencent-ils dans le couple ? Par le mensonge et la triche. Le jeune homme et la jeune fille qui se rencontrent pour la 1ère fois se préparent de telle sorte que l’autre soit satisfait(e). Chacun est prêt à sacrifier tout pour obtenir l’amour de l’autre. Chacun se focalise sur le fait d’obtenir l’accord. Une fois l’accord obtenu, nous commençons à sortir nos griffes. Nous n’avons pas été honnêtes au départ ! Nous avons montré un autre personnage à notre place !


Souvent, le mari ou la femme se plaint du fait que son époux(e) n’est pas romantique. Nous sommes malheureusement influencés par les films à l’eau de rose, tels que Bollywood. 


Un couple décide de divorcer. Ils voient un conseiller. Ce dernier demande au couple quand et comment les disputes ont commencé. Le mari ne s’en souvient plus mais la femme connait tous les détails et elle explique au conseiller : « Le côté du lit où je dors donne sur la salle de bains. Chaque matin, quand mon mari finit de se doucher, il pose la serviette mouillée sur le lit (à l’endroit où j’ai l’habitude de dormir). Toute la journée, nous partons travailler et lorsque la nuit arrive et qu’il est l’heure de dormir, l’endroit où je dors est toujours mouillé car la serviette est restée là depuis le matin ! J’ai été très patiente pendant des années. Mais un jour je me suis dit que les choses ne pouvaient pas continuer ainsi ! Mon mari devrait sécher sa serviette en sortant de la salle de bains ! Depuis que j’ai évoqué ceci, nos disputes ont commencé et ensuite nous avons trouvé beaucoup d’autres choses sur lesquelles nous n’étions pas d’accord. Mais tout a commencé par cette histoire de serviette. » Le conseiller lui a alors demandé : « Madame, combien de temps vous faudrait-il chaque matin pour sécher la serviette posée sur votre lit ? » Elle répondit : « 2 minutes ! » Il demanda alors : « Et combien de temps durent vos disputes ? » Elle répondit en toute franchise : « Parfois 2 heures, parfois 2 jours et parfois même 2 mois ! » Voilà où le conseiller voulait en venir : Un problème qu’il est possible de résoudre en 2 minutes entraîne tellement de dégâts ! Pourquoi ne pas consacrer 2 minutes par jour pour que la paix et la tranquillité reviennent dans ce foyer ?


Au sein du couple, restons fermes dans 4 domaines :

–         Le Taqwa

–         L’amour

–         La pitié, la miséricorde (servir l’autre, lui rendre service)

–         Réfléchir avant d’agir


Nous voulons tous la tranquillité. Mais nous cherchons la tranquillité là où elle ne se trouve pas : les études, les diplômes, le travail, le mariage, les enfants etc. Nous cherchons le bonheur ailleurs. Nous voulons toujours plus. Nous sommes avides. Nous ne nous contentons pas de ce qu’Allah swt nous a donné. 


La douleur du bébé est sa dépendance. La douleur du jeune est la confusion, il ne sait pas ce qu’il doit faire, il est indécis. La douleur de l’adulte (40 ans) est le regret (« Si j’avais fait cela… »). La douleur du vieux est la santé défaillante mais sa plus grande douleur est la solitude. Il se dit qu’il n’a personne. Les personnes âgées ont l’impression d’être assis devant une rivière agitée : tout le monde va et vient ; il y a beaucoup de mouvements dans la maison mais personne ne leur parle. Ils sont tristes car ils ont tout sacrifié pour cette famille qui les néglige maintenant. Nous allons tous passer par ces étapes. Fondons une famille telle que ces épreuves de la vie soient plus faciles à affronter. 


Compte-rendu réalisé par l’équipe de http://www.shia974.fr