UN EXAMEN DE LA SOURATE KAWTHAR par Sayed Ammar Nakshwani

Sayyida Fatima ahs est un modèle pour tout l’univers. Dans notre communauté, les femmes se plaignent car elles n’ont pas beaucoup de modèles qu’elles pourraient suivre[1]. Un des rôles du mimbar[2] est de développer les exemples féminins pour que les parents puissent les utiliser pour éduquer leurs filles. De même, les frères peuvent enseigner à leurs sœurs et les maris à leurs épouses.

Il est important d’étudier la biographie des femmes importantes de l’histoire dans le Qouran et la Sounna pour plusieurs raisons :

 L’histoire se répète et nous pourrions utiliser ces exemples dans nos propres vies.

 Ce sont des exemples pour nos filles et nos sœurs.

Le Saint-Qouran nous donne de bons mais aussi de mauvais exemples. Parmi les bons exemples, nous avons ceux de Bibi Assiya, Bibi Maryam, Bibi Khadidja (indirectement), Bibi Hawa[3], la mère du Prophète Ishaq A.S., la mère du Prophète Ismaïl A.S. et la femme du Prophète Zakariya A.S. Parmi les mauvais exemples qui se trouvent dans les versets 10 et suivants de la Sourate 66, Allah swt nous parle des épouses des Prophètes Nouh et Louth A.S. Elles meurent (en tant que) infidèles même si elles sont les femmes de Prophètes d’Allah swt. Un autre mauvais exemple est celui de Zoulaykha qui est une femme au foyer désespérée tout comme les Desperate Housewives de la série télévisée. Son histoire nous montre l’importance du hijab social dans la mesure où elle est attirée par un servant[4].

Il est important de prendre exemple sur la vie de ces femmes qui ont marqué l’histoire et d’appliquer leurs enseignements dans nos vies. Même si elles ont vécu il y a longtemps, leurs exemples sont encore valables de nos jours.

La biographie de Bibi Assiya ahs est remplie d’enseignements :

 La richesse ne peut pas acheter le bonheur. Bibi Assiya ahs avait tout ce qu’elle désirait sur un plateau. C’était la femme la plus riche qui puisse avoir existé et pourtant, elle n’était pas heureuse. Il a fallu qu’elle rencontre Moussa A.S. et le Seigneur de Moussa A.S. pour se sentir heureuse et découvrir le bonheur éternel. L’histoire de Bibi Assiya ahs nous montre que nous pouvons être nées dans la famille la plus riche mais il se peut que lorsque nous dormons, nous ne nous sentons pas épanouies parce que la religion est inexistante dans notre vie.

 Si je suis religieuse et que mon mari n’est pas religieux, cela ne veut pas dire que je dois devenir non-religieuse pour m’accorder à la vie de mon époux.

 Donnons aux bébés des autres autant d’amour qu’à nos propres enfants. Rappelons-nous que dès que Bibi Assiya ahs a vu Moussa A.S. sur le Nil, elle a dit « c’est la prunelle de mes yeux » et elle a décidé de le garder et de le protéger. Si nous traitons les enfants de notre communauté comme nos propres enfants, nous aurons une communauté forte.

Examinons à présent les enseignements que nous apporte la vie de Bibi Maryam ahs et les exemples que nous en tirons qui s’appliquent à nous aujourd’hui en Occident.

 Si nos filles veulent aller aux Hawzas de Qoum ou de Najaf plutôt que fréquenter les universités prestigieuses occidentales et qu’elles veulent convaincre leurs parents, elles peuvent donner l’exemple de Bibi Maryam ahs car elle a dévoué sa vie au Hawza de son époque.

 Ceux qui pensent que la vie d’aujourd’hui est une lutte devraient étudier de près la vie de Bibi Maryam ahs. Quelle lutte a-t-elle du endurer ? Imaginez que les enfants d’Israïl vous accusent d’indécence, abandonneriez-vous votre hijab ? Bibi Maryam ahs a gardé le hijab malgré ces conditions difficiles.

Le meilleur modèle pour les femmes est celui de Sayyida Fatima ahs. Analysons la Sourate Kawthar afin de mieux comprendre Fatima ahs.

Tout d’abord, voyons les mérites de la récitation de cette Sourate. Notre Saint-Prophète saw dit qu’il aidera personnellement celui qui récite cette Sourate et lui permettra de boire de l’eau de Kawthar le Jour du Jugement. Rassoulallah explique que la récompense de la récitation de la Sourate Kawthar est la même que le nombre de sacrifices au hajj chaque année. Il ajoute que celui qui récite cette Sourate 100 fois le jeudi soir va le voir dans son rêve cette nuit-là.

Concentrons-nous à présent sur le premier verset : « ‘Inna ‘A`taynaka Al-Kawthar ». Pourquoi Allah swt commence-t-Il le verset par « Inna » ? Pourquoi Allah swt dit-Il « Nous » dans le Saint-Qouran quand Il parle de Lui alors qu’Il est Unique ? Pourquoi le pluriel et non pas le singulier ? Plus la position d’un être est grande, plus son langage est formel et royal. Par exemple, nous avons la reine en Grande-Bretagne. Nous la voyons à la télévision déclarer : « Nous aimerions vous féliciter tous en ce nouvel an. » Pourquoi dit-elle « nous » au lieu de « je » ? Il s’agit ici du « nous » royal. En arabe, quand vous parlez à votre ami, vous utilisez le singulier mais quand vous vous adressez au mawlana par exemple, vous utilisez le pluriel par respect et honneur. Ici, Allah swt veut nous dire qu’Il commence par le plus formel, le plus majestueux des langages. Ici, Il veut montrer que le Kawthar est un cadeau de la part du Seigneur au Saint-Prophète saw.

Le terme « kawthar » a deux significations. La première d’entre elles est « abondance ». Ici, il s’agit d’une abondance de quelque chose de bien, de louable, de digne. Parfois, il s’agit de quelque chose de blâmable. La deuxième signification est la quantité d’une chose. Par exemple, dans la Sourate Takathour[5], le « kawthar » évoqué est blâmé par Allah swt. Pourquoi ? Parce que la Sourate Takathour a été révélée car les Arabes allaient au cimetière et comptaient combien de personnes faisaient partie de leurs tribus. Ensuite, ils allaient voir leurs amis et disaient : « Nous, telle tribu, avions tant de personnes en Arabie. » L’ami comptait à son tour le nombre de morts dans sa tribu. Les gens débattaient et se disputaient sur la question. Les Arabes s’intéressaient non pas à la qualité des personnes décédées mais à la quantité. Pourquoi Allah swt répète-t-Il deux fois  » Kalla Sawfa Ta`lamuna »[6] ? Il veut dire : en premier lieu, quand vous entrez dans vos cimetières, vous vous rendez compte que votre nombre et votre tribu ne signifient rien pour Allah swt. Ensuite, quand vous arriverez auprès de votre Seigneur le Jour du Jugement, vous vous rendrez compte que vos nombres et vos tribus ne vous seront d’aucune aide ce Jour-là. Takathour et kawthar correspondent au même terme. Dans la Sourate Takathour, le terme a une connotation négative tandis que dans la Sourate Kawthar, il a une connotation positive sur terre et dans l’au-delà.

Selon les hadiths, le kawthar est une fontaine ou une rivière au Paradis dont l’eau est plus blanche que la glace et plus sucrée que le miel et dont la rive est faite d’or. Dans le Sahih Mouslim, nous trouvons un hadith qui rapporte que notre Saint-Prophète saw marchera vers le Kawthar pour distribuer son eau et il verra beaucoup de membres de sa Oummah[7] près de cette fontaine. Il dira alors : « Ô Allah, mes compagnons et ma Oummah ! » Il verra ses compagnons marcher de côté, il demandera alors : « Où vont-ils ? Que se passe-t-il ? » À ce moment-là, il entendra cette réponse : « Tu ne sais pas ce qu’ils ont fait après toi. » Rassoulallah dira alors : « Allez loin de moi ! » Mouslim lui-même montre que ce n’est pas parce que quelqu’un est un compagnon du Saint-Prophète saw qu’il ira au Paradis avec lui.

La définition de « kawthar » dans cette terre est différente de celle de l’au-delà. Cette Sourate était révélée quand notre Saint-Prophète saw a perdu son fils Abdillah dont le titre est Qassim. Les gens se moquaient de Rassoulallah. C’est ainsi qu’Allah swt envoie un message à Son Prophète par l’intermédiaire de cette Sourate : Si votre descendance n’a pas continué par Abdillah, elle continuera par Fatima Zahra ahs.

La question qui se pose ici est : est-ce que Sayyida Fatima Zahra ahs était la seule fille de notre Saint-Prophète saw ? En effet, certains disent qu’il avait quatre filles : Zainab, Rouqayyah, Oumme Koulthoum et Fatima Zahra. Certains disent « Pourquoi donnez-vous autant d’importance à Fatima Zahra et non pas aux autres ? » C’est un grand débat et une polémique qu’il faut absolument que nous éclaircissions. Oumme Koulthoum et Rouqayyah étaient originellement mariées aux fils de Abou Lahab – Outbah et Outaybah. Elles se sont divorcées puis mariées au 3ème calife de l’Islam à qui on a attribué le titre « zil nourayn » c’est-à-dire le possesseur des deux lumières. Certains musulmans disent que Ali bin Abi Talib A.S. était marié à un noor mais le 3ème calife était supérieur à lui car il était marié à deux noors : Oumme Koulthoum[8] et Rouqayyah. Ils disent que ces trois filles étaient les enfants du Saint-Prophète saw par Bibi Khadidja ahs. Notre réponse est que lorsque notre Saint-Prophète saw a épousé Bibi Khadidja ahs, elle ne s’était jamais mariée auparavant. Dans l’ouvrage de al Baltheri intitulé Ansabul-Ashraaf qui décrit la généalogie des habitants d’Arabie, il est dit que lorsque Prophète Mouhammad saw épousa Bibi Khadidja ahs, elle ne s’était encore jamais mariée ni eu d’enfants. En réalité, il s’agit des filles de la sœur de Bibi Khadidja ahs, Hala. Quand elle décéda, Bibi Khadidja ahs prit soin de ses filles comme n’importe quelle sœur le ferait. Quand notre Saint-Prophète saw épousa Bibi Khadidja ahs, elles étaient aux soins de Bibi Khadidja ahs. Elles sont donc les belle-filles de Rassoulallah. Zainab était mariée à Al’Ass Ibn Al-Rabeah. Rappelons-nous que lors de leur mariage, Prophète Mouhammad saw avait 25 ans tandis que Bibi Khadidja ahs en avait 40. Donc, quand Allah swt confia la Prophétie à Mouhammad saw à l’âge de 40 ans, Bibi Khadidja ahs avait 55 ans. Supposons que Zainab soit la fille de Bibi Khadidja ahs. Zainab s’est convertie à l’Islam aussitôt que Rassoulallah devint officiellement Prophète. Elle est connue comme s’étant convertie en même temps que sa fille Oumamah. Dans le massaéb de Sayyida Fatima Zahra ahs, nous entendons que lors de ses derniers moments, Bibi Fatima ahs demanda à Imam Ali A.S. de se marier à la fille de sa sœur Oumamah et qu’elle lui dit qu’elle sera une bonne épouse pour lui. Comment est-ce possible que durant les 15 années de mariage entre Bibi Khadidja et Rassoulallah, Zainab ainsi que sa fille Oumamah soient nées ? Ce n’est pas possible en si peu de temps ! C’est mathématiquement impossible ! Ceci montre que Zainab n’était pas la fille de notre Saint-Prophète saw et de Bibi Khadidja ahs.

Le seul noor est Fatima ahs car le noor de Fatima ahs vint originellement du Paradis. Rassoulallah lui-même a dit que lorsqu’Imam Ali A.S. et Bibi Fatima ahs se sont mariés, un noor s’est mélangé à un autre noor. Il veut montrer ici que c’est un noor direct venu de Bibi Khadidja ahs et Imam Ali A.S.

Selon un hadith relaté dans les livres de nos frères Sounnis, Oumme Ayman raconte qu’elle vint un jour à la porte de Rassoulallah. Elle regarda à travers la porte et elle a vu Fatima ahs assise sur une chaise mais elle s’était endormie. Ses mains étaient occupées à faire le tasbih. Le berceau[9] de Houssain A.S. était en train de bouger et le grain était en train de moudre. Elle dit qu’elle alla voir Rassoulallah et lui dit : « Ô Prophète d’Allah ! Fatima ahs est dans son sommeil et pourtant ses mains font le tasbih, le berceau de son bébé bouge et le blé est en train d’être moulu. » Rassoulallah répondit : « Quand Fatima ahs dort, Allah swt ordonne aux anges de faire le ibadat[10] pour elle. Il ordonne à Jibraïl de faire le tasbih à sa place, ordonne à Mickaïl de balancer le berceau de Houssain A.S. et Il ordonne à un autre ange de venir moudre le blé pour elle. Si les anges sont faits de noors et sont au service de Fatima ahs, alors quel genre de Noor est Fatima ahs ?

Continuons notre analyse de la Sourate avec le verset suivant : « Fasalli Lirabbika Wa Anhar » dont la traduction est : « Accomplis la Salat pour ton Seigneur et sacrifie. » Pourquoi Allah swt dit-il au Saint-Prophète saw « Prie ton Seigneur et sacrifie ? » Il y a 4 tafssirs[11] pour ce seul verset. Les Ahloul Bayt A.S. rejettent trois d’entre eux et n’acceptent que l’un d’entre eux. Selon la première interprétation (rejetée par les Ahloul Bayt A.S.), Allah swt envoie une déclaration générale : « Priez Allah et non pas les idoles et offrez des sacrifices à Allah et non pas aux idoles ». Rappelez-vous des habitudes des Arabes : ils mettaient du miel et du safran et attendaient que les idoles les mangent. Les mouches venaient manger ceux-ci. C’est pour cela qu’Allah swt a questionné dans le Saint-Qouran sur l’utilité des idoles qui ne peuvent même pas se protéger des mouches.

Selon la seconde interprétation, le message ici est « Priez la salat de Djoumma et sacrifiez à Mina ». Les deux premières interprétations sont rejetées par les Ahloul Bayt A.S. car cela n’a rien à voir avec le verset précédent. La troisième interprétation est : « Priez votre Seigneur et mettez vos mains au-dessus de votre cou quand vous faites le takbiratoul ehram. » En effet, « anhar » signifie aussi bien sacrifice que cou. Ce tafssir est rejeté à cause de « fa » avant « çalli ». En effet, selon la grammaire arabe, on connecte le premier verset au second. Ici, le message est « Vous venez de perdre votre fils Abdoullah et vous êtes chagriné. La meilleure chose à faire pour vous c’est d’utiliser votre chagrin dans la bonne voie au lieu de l’utiliser dans la mauvaise voie. Utilisez-le de manière constructive, ne le gaspillez pas. La meilleure voie, la voie de la sagesse est de prier et de tourner votre cou vers Allah swt. » Allah swt veut nous transmettre le message suivant : « Quand vous perdez un enfant dans votre famille, le meilleur est de faire le salat et de remercier Allah swt pour Ses bénédictions. C’est la recette du bonheur. » Rappelons-nous que lorsque Shaytan dit au Prophète Ayyoub A.S. « Tu as perdu tes fils et tu continues à dire Alhamdoulillah », il répliqua « Le Seigneur qui m’a donné ces enfants peut les reprendre quand Il veut. »

Sayyida Fatima ahs raconte qu’à plusieurs reprises, les gens sont venus la voir et lui ont dit : « Nous venons de voir Ali allongé sur le sol dans la mosquée. Il est décédé. » Elle allait voir Imam Ali A.S. et retournait à la maison. Les gens étaient étonnés. Ils disaient « Ali est décédé et vous ne faites rien ! » Elle expliquait alors : « Cet état est normal. À chaque fois qu’Ali pense à son Seigneur, il s’évanouit. »

Quand nous regardons la vie d’Imam Ali A.S., ses moments grandioses ont eu lieu durant sa prière : en roukou quand il a fait don de sa bague, en soujoud quand il a rendu l’âme[12] et quand on lui a retiré la flèche à sa cheville à la bataille d’Ohod. Les Ahloul Bay A.S. nous ont montré que lorsque vous avez des difficultés, mettez votre cou par terre et prosternez-vous.

Dans le dernier verset de la Sourate, Allah swt dit : « ‘Inna Shani’aka Huwa Al-‘Abtar » c’est-à-dire : « Celui qui te hait sera certes, sans postérité. » De qui parle-t-on ici ? Un jour, al-As ibne Wahil marchait près de la Sainte-Kaaba et Rassoulallah également. Al-As vit que le Saint-Prophète saw était chagriné et lui en demanda la raison. Le Prophète Mouhammad saw répondit : « J’ai perdu mon fils. » Quand al-As retourna à son clan (auquel appartenaient entre autres Walid ibne Moughira, Abou Jahal et Abou Soufiyane), on lui demanda : « Qui viens-tu de rencontrer ? » Il répondit : « Je viens de voir le abtar, le sans-enfant ». Allah swt révéla alors le verset suivant au Prophète Mouhammad saw : « Ô Mouhammad, dis-lui que c’est sa descendance qui est coupée. »

Qu’arriva-t-il à cet al-Aas qui s’est moqué de notre Saint-Prophète saw ? Rassoulallah l’exila. Le 1er et le 2nd calife l’exilèrent également. Mais le 3ème calife le fit revenir à Médine et le nomma gouverneur. Pourtant, notre Saint-Prophète saw avait dit « Si la famille de al-Aas atteint un nombre supérieur à 30, le Bien sera vu comme Mauvais, le Mal sera considéré comme Bien et l’argent des Musulmans sera dépensé pour construire des palais. Quand il devint gouverneur, il prit tout l’or et l’argent d’Afrique et le donna à son fils. Une des raisons pour lesquelles le 3ème calife a été tué était al-Aas car il récupérait tout l’argent de la Trésorerie Publique. Il volait l’argent public tout comme Marwan ibne Haqam et Walid ibne Ouqba.

Qui était le fils de al-Aas ibne Wahil ? Amr ibne al-Aas. Cela montre que Amr n’était pas réellement le fils de al-Aas car le Saint-Qouran dit qu’il est sans-enfant. En effet, il a « eu » cet enfant au hasard, par la loterie. Un jour, quand Aqil, le frère d’Imam Ali A.S. alla en Syrie, Mouawiya organisa une grande fête et voulut attirer Aqil par la richesse et les biens de ce monde. Aqil connaissait bien la généalogie. Rappelez-vous que c’est lui qui a conseillé à Imam Ali A.S. d’épouser Oummoul Banine. Mouawiya lui dit « J’ai appris que vous connaissez bien la généalogie. J’aimerais en savoir plus sur la généalogie de cette personne là-bas (il désignait Amr al-Aas). » Aqil le regarda et dit : « Ah, cet homme ! Son père essaya un jour de tuer le Saint-Prophète saw : quand ce dernier était sur son chameau, il essaya de pousser le chameau. » Pour expliquer à Mouawiya la généalogie de Amr al-Aas, Aqil continua : « 6 hommes ont réclamé être le père de Amr. On écrivit alors les noms de ces 6 personnes sur des morceaux de papier et on en choisit un par hasard. C’est comme ça que Amr fut appelé Amr ibne al-Aas, le fils de al-Aas ibne Wahil. »

C’est surprenant comme le fruit d’un adultère éprouve toujours de la haine envers Ali ibne Abi Talib. Rappelons-nous le moment où Amr al-Aas a combattu Imam Ali A.S. à Siffin. Ceci est relaté dans un sermon du Nahjoul Balagha. Amr voulait rendre Imam Ali A.S. furieux car il savait que la seule occasion à laquelle Imam Ali A.S. ne combattait pas quelqu’un c’est quand il était en colère. Il ne combattait que celui qui mettait en colère Allah swt. Amr al-Aas est celui qui posa le Saint-Qouran sur la lance à Siffin pour que l’opposition soit dans la confusion. Il est celui qui déclarait qu’il se battait pour se venger du 3ème calife même s’il était en vacances en Palestine quand Oussmane fut tué à Médine.

Comme c’est ironique que dans l’histoire, ceux dont la descendance est coupée s’attaquent aux Ale Mohammad. Prenons l’exemple de Ziyad ibne Abi, c’est-à-dire Ziyad, le fils de son père. Il était appelé ainsi car personne ne connaissait qui était son père. Mouawiya dit : « Je ne vais pas l’appeler Ziyad ibne Abi, je vais l’appeler Ziyad ibne Abou Soufiyane. C’est mon père qui fréquentait sa mère dans une relation d’adultère. » Son fils Oubaidoullah ibne Ziyad tua Imam Houssain A.S. Durant la nuit du 11 Moharram, quand le corps sacré d’Imam Houssain A.S. se trouvait sur le sol de Karbala, Oumar-e-Saad ordonna à 10 cavaliers de faire passer leurs chevaux sur les corps par terre. Moucktar-e-Saqafi raconte qu’il demanda aux 10 cavaliers à propos de leur ascendance. Personne d’entre eux ne savait qui était leur père. Les 10 cavaliers étaient des fruits de l’adultère.

Source : Majaliss de Sayed Ammar Nakshawani, Ahr-e-Fatemiyyah 2007
Traduit par l’équipe de shia974

 


[1] Alors que les hommes ont beaucoup de modèles parmi les 124 000 Prophètes, les 12 Imams, les compagnons etc.
[2] De la chaire
[3] Eve
[4] Ce problème est présent dans notre société actuelle.

[5] N° 102, La course aux richesses
[6] Verset 3 puis verset 4
[7] Sa communauté c’est-à-dire les Musulmans
[8] Elle s’est mariée à lui après le décès de sa sœur Rouqayyah.
[9] À l’époque, les berceaux étaient suspendus et on pouvait les balancer.
[10] Actes d’adoration
[11] Interprétations
[12] Quand il a été martyrisé

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Orateur

Date

30 mai 2020