Majaliss 18 Ramadhan 1436 – Agha Moledina – Shab-e-Zarbat

Ayatullah Dastghaib a dit : « Ne cessez d’examiner votre foi et de l’améliorer à chaque fois. »

Il est écrit que Imam Ali (as) priait sans cesse : Allahuma Barikli fil Maut, Allahuma Barikli fil Maut, Allahuma Barikli fil Maut laa hawla wala quwwata illa bilahil aliyil azeem, innalillahi wa inna ilayhi raejoun.

Jusqu’à maintenant nous avons prié pour le barkat dans la vie, dans la subsistance, dans le travail… mais Imam Ali (as) nous a montré que tous ces barkats ne sont que temporaires, Imam demandait le barkat dans sa mort.

La mort est le nom de la porte de l’enfer ou du Paradis. Celui qui aura réussi au moment de la mort, aura réussi sa vie de ce bas-monde et de l’au-delà.

Les adorations de ce bas-monde ainsi que l’amour envers les Ahlulbayt (as) sont insuffisants, si nous mourrons sans notre foi. Ces actions auront compté uniquement si nous avons la chance de mourir avec la foi.

« « Croyez en votre Seigneur » et dès lors nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface de nous nos méfaits, et place nous, à notre mort, avec les gens de bien. » [Sourat aal e Imraan, verset 193]

Que se passera t-il si Allah (swt) nous pardonne nos péchés ? Nous recommencerons demain. Donc, ce n’est pas suffisant.

Avez-vous pensé au sakharaat al maut ? Notre corps contient des milliers de nerfs, l’ange de la mort brisera chacun de nos nerfs et nous fera regretter chaque instant de notre vie durant lequel nous aurons péché. Nous appellerons Imam Ali (as) et il nous dira :

     Sois patient. Nous t’avons appris à ne pas faire ces péchés, tu ne nous a pas écouté, tu ne t’es pas repenti. A présent tu dois subir ces punitions, sois patient.

Habib bin Umr a raconté « C’était le 21 Ramadhan, et je suis allé chez Imam et je lui ai dit que tout allait bien se passer.

Imam (as) a ouvert les yeux et il m’a dit :

     O Habib, jusqu’à présent, je ne suis que votre invité  et je me séparerai bientôt de vous.

En entendant cela, Bibi Umme Kulthum s’est mise à pleurer. Imam a dit :

     Ô Umme Kulthum, pourquoi pleurez-vous ?

     Ô mon père, vous nous annoncez la fin de votre vie, comment pouvons-nous nous retenir ? Comment pouvons-nous être patients alors que vous partirez en nous laissant ?

     Ô ma fille, si vous aviez la capacité de voir ce que je vois, vous seriez heureux et vous auriez souhaité que j’aille rejoindre mon Seigneur.

Habib a dit :

     Ô Imam que voyez-vous ?

     O Habib, les portes du ciel se sont ouvertes, je vois les anges m’accueillir. Le Prophète (saw) se trouve devant eux et il me dit : Ô Ali, venez me rejoindre à présent, la séparation est trop douloureuse. Ce que vous laisserez derrière vous n’a aucune importance…

Habib, en entendant cela, a baissé sa tête et a eu des larmes aux yeux. Dès qu’il a quitté la maison, il a entendu des voix de la maison d’Imam Ali (as) qui disaient « Inna lillah wa inna ilayhi rajeoun.»

Ayatullah Dastghaib a dit « Si un individu est pieux, s’il fait des efforts pour contrôler son Nafs, alors les anges viendront le voir avec des fleurs du Paradis au moment de la mort. »

Au moment de mourir, vous les voyez tendre les mains et les jambes et trembler, vous pensez qu’ils souffrent alors qu’ils s’impatientent de partir en sentant le parfum du Paradis.

Ayatullah Dastghaib a dit qu’Allah (swt) a mis un voile entre nous et entre les gens de l’au-delà, car nous n’aurions pas pu supporter les cris de ceux qui sont en enfer, nous aurions pleuré et nous nous serions impatienté en entendant ceux qui résident au Paradis.

Ayatullah a aussi dit que lorsque l’ange de la mort s’approche du croyant, le croyant a peur. Il lui montre les 14 Massoumines et enlève le voile devant ses yeux. A ce moment, le croyant s’impatiente et l’ange lui dit :

     Regarde ta famille et tes amis pleurent ! Va les consoler un instant !

Le croyant dira :

     Non, je ne veux plus retourner ! Emmène-moi rapidement.

Au moment du ghussl, deux anges lui disent en riant :

     Regarde ta famille fait ton deuil. Demandons à Allah (swt) de te redonner la vie.

     Non ! Je ne veux plus retourner, ne demandez pas cela à Allah (swt) ! Peut être que je n’aurai pas cette même chance la deuxième fois !

Sheikh Sadouq raconte qu’un jour, quelqu’un est venu voir Imam Ali (as) et lui a demandé :

     Ô Imam, comment pouvons-nous préparer notre mort ?

     D’abord, accomplissez vos waajibat, c’est impardonnable. Ensuite, éloignez vous des péchés et de toutes les choses haraam. Enfin, ayez de bonnes manières. Si vous avez ces trois choses, alors vous ne devriez pas vous préoccuper de la mort, que ce soit vous qui allez vers la mort ou que ce soit la mort qui vient vers vous.

A quel moment est décidé l’entrée en enfer et au Paradis ? L’enfer n’est pas aussi dangereux que la mort. Au moment de mourir même, le sort est décidé même si une personne a passé toute sa vie à adorer Allah (swt). Même si une personne a passé sa vie à pécher, mais au moment de mourir, il peut être décidé qu’elle aille au Paradis si elle meurt avec la foi. Elle passera certainement par des épreuves dans l’au-delà, mais sa destination sera le Paradis.

Ayatullah Muhammadi Rey raconte qu’Imam Khomeini aimait beaucoup son petit-fils Sayed Ali. Avant que débute son Sakharaat al Maut, il a demandé à ce que son petit-fils sorte de sa chambre et aille loin de lui pendant qu’il agonisait. Il a demandé également à ce que son petit-fils prie et demande le Isteghfaar pour lui. Les gens se sont étonnés, il leur a dit :

     J’aime beaucoup mon petit-fils, je ne veux pas que shaytan se sert de mon amour pour lui, met ma foi en danger et me fait prendre une mauvaise décision.

Prenons un exemple, j’ai un petit enfant de cinq ans qui est debout sur la route. De loin, je lui demande de ne pas traverser car les voitures sont en train de circuler. Je vais aller le chercher et à ce moment, l’ange de la mort vient en face de moi pour enlever mon âme. Quelle serait ma réaction à ce moment ? Je lui dirais :

     Je suis d’accord, je ne veux plus vivre. Donne-moi juste deux minutes pour que je puisse sauver mon fils !

Je vois en face de moi, la voiture arriver et si l’ange de la mort ne m’accorde pas deux minutes, mon enfant mourra. Mais l’ange de la mort refuse. Je demande à Allah (swt) de me donner ces deux minutes, mais Il ne veut pas.

A ce moment, apparaît Shaytan. Il me dit :

     Si ta maman était là et si tu lui avais demandé deux minutes pour sauver cet enfant, te les aurait-elle données ?

     Oui, elle m’aurait donné ces deux minutes…

     Mais alors, comment peux-tu dire qu’Allah (swt) est le Plus Miséricordieux !

Il nous posera ce genre de questions qui nous fera douter de notre foi.

Soyons prêts à chaque moment, à chaque situation à rencontrer l’ange de la mort. Il utilisera notre plus forte faiblesse pour déséquilibrer notre foi et ce moment déterminera de notre sort dans l’au-delà.

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Date

1 mai 2020