L’IGNORANCE, MALADIE DE L’INTELLECT de Sayed Ammar Nakshwani

L’ignorance est perçue comme une des maladies spirituelles dans le système éthique islamique. Comme nous le savons, le système éthique islamique distingue trois catégories de maladies spirituelles : les maladies de l’intelligence, les maladies de la colère et les maladies de nos désirs. Aussi, il est nécessaire de définir ces maladies pour que nous puissions y résister et nous assurer qu’elles n’infectent pas nos communautés car les maladies de l’intelligence varient. Par exemple, une des maladies de l’intellect est le doute. Quand un être humain est constamment sujet au doute, et qu’il doute toujours de la solution à la question qui lui vient à l’esprit, vous vous rendez compte qu’il ne trouve jamais la paix dans sa vie. Une autre maladie de l’intellect est par exemple d’être constamment perplexe. Il y a des gens qui, pour chaque chose qu’ils rencontrent dans leurs vies, sont perplexes sur ce qui leur arrive.

Mais la plus importante maladie de l’intellect, qui affecte beaucoup de personnes, est la maladie connue comme l’ignorance. Comme nous le savons, l’ignorance peut être aussi bien individuelle que collective. Beaucoup d’entre nous avons traversé des périodes d’ignorance dans nos vies car beaucoup de personnes ignorent certains faits, à un certain moment de leurs vies, ou ignorent certaines personnalités durant une période de leurs vies, ou peuvent ne pas connaître certaines parties de l’Histoire. De la même façon, l’ignorance peut affecter une communauté. Quand une communauté est stagnante et suit simplement les rituels sans essayer d’en savoir plus sur ce qu’elle suit, à ce moment là vous vous rendez compte que cette communauté traverse une phase d’ignorance. Cette phase peut être perçue comme quelque chose d’assez dangereux dans l’idée qu’une communauté qui est menée par l’ignorance peut être composée de membres qui se méprisent les uns les autres, qui haïssent les uns les autres et qui sont jaloux les uns des autres. Par conséquent, la religion de l’Islam va de l’avant en définissant cette maladie de l’ignorance et en distinguant les différents types d’ignorance et en offrant ensuite un remède pour ceux qui traversent une période d’ignorance.

Imam Ali A.S. déclare que nos ennemis ne sont pas les Chrétiens et les Juifs mais notre ennemi juré est notre ignorance. L’idée est que nous cherchons souvent les ennemis à l’extérieur alors que la réalité fait que parfois l’ignorance vient de l’intérieur. Aussi, lorsque l’Islam s’est mis à définir l’ignorance, il l’a défini par le terme arabe « jaahil ». S’il s’agit de la période commune d’ignorance, on s’y réfère comme « jaahiliya ». Quand il y a une communauté dans laquelle l’ignorance s’est profondément installée ou une période qui a affecté les pensées des gens, on se réfère à cette époque comme la période de « jaahiliya ». Et c’est pour cela qu’au sein de la pensée islamique, l’ignorance se divise en deux : jahal bathik et jahal mourakkab. Jahal Bathik correspond à la simple ignorance. Et c’est quelque chose qui peut affecter un grand nombre d’entre nous dans la mesure où beaucoup d’entre nous avons un domaine de spécialité mais nous ne sommes pas si bons dans d’autres domaines. Vous trouverez beaucoup de mathématiciens qui ne sont pas de bons historiens ou beaucoup de scientifiques qui ne sont pas très doués en littérature. La simple ignorance correspond au fait qu’une personne admet qu’elle ne connait pas tous les faits et chiffres, quand une personne reconnaît qu’il y a certains domaines dans sa vie qu’elle ignore. C’est pour cela que nous ne sommes pas d’accord sur l’idée que « Moins on en sait, mieux on se porte ». L’Islam n’est pas d’accord avec cette pensée. L’Islam dit : « Du moment que vous reconnaissez qu’il y a un domaine dans votre vie dans lequel vous avez une certaine ignorance, travaillez dessus, commencez à l’étudier. Par exemple, certains admettent ne pas maîtriser l’Histoire islamique[1] ou qu’ils ne sont pas très bons en jurisprudence[2]. L’idée est que la personne doit faire tout son possible pour travailler sur ces aspects qu’elle ignore. C’est pour cela que Confucius disait que le vrai savoir est connu dans l’étendue de son ignorance. Le vrai savoir ne correspond pas au nombre de faits et chiffres que vous connaissez. La vraie connaissance est le fait de savoir l’étendue de votre ignorance. Par conséquent, dans la langue arabe, ceci était appelé « jahal bathik », simple ignorance.

Ensuite, il y a une seconde catégorie d’ignorance qui est bien plus dangereuse que la première. Et elle est nommée « jahal mourakkab », ignorance complexe. C’est-à-dire que vous savez que vous êtes ignorant dans un domaine, mais vous n’êtes pas prêt à l’admettre. Et vous verrez que ceci affecte beaucoup de personnes dont l’ego ne leur laisse pas perdre la face[3]. Ils savent qu’ils ne savent pas mais ils s’avancent en disant : « Je ne vous laisserai jamais me vaincre dans une telle discussion ». Quand vous leur faites remarquer qu’ils manquent de connaissance dans ce domaine, ils répondent : « Non ! Mon savoir est suffisant alors laissez-moi vivre ma vie. Je n’ai besoin de personne pour me dire ce que je sais et ce que je ne sais pas. »

C’est pour cela qu’Imam Ali A.S. divise dans le Nahjoul Balagha le savoir et l’ignorance de l’être humain en quatre catégories. Il y a ceux qui savent et connaissent qu’ils savent. Lorsqu’il[4] a étudié tous les domaines de la jurisprudence, chaque domaine de hadiths, chacune des spécialités de la langue arabe, quand il vous dit « je sais mes décisions », ne venez pas dire « mais ça n’a pas de sens à mes yeux ! » Cette personne sait et connait qu’elle sait. Et elle a l’assurance de dire : « Demandez-moi avant que vous ne me perdiez ! Je connais les secrets des cieux plus que les secrets de la Terre. »

Ensuite vous avez un second groupe de personnes qui sont ceux qui savent mais ne connaissent pas qu’ils savent. Et ceci affecte beaucoup de personnes dans notre communauté dans la mesure où nous avons beaucoup de personnalités brillantes, nous avons beaucoup de personnes qui sont instruites, beaucoup qui sont doués mais quand vous leur demandez « Venez enseigner ce que vous savez », ils répondent en disant : « Non, je ne suis pas un érudit ». Vous savez mais vous ne connaissez pas que vous savez dans le sens où vous avez la connaissance mais vous ne l’utilisez pas et ne la reconnaissez pas.

Ensuite, vous avez un troisième groupe de personnes qui ne savent pas et connaissent qu’ils ne savent pas. Ils viennent devant et admettent. Ils disent : « Regardez, je ne sais pas et je reconnais que je ne connais pas. » Le sincère parmi eux va tout de suite dire : « Je vais faire des efforts pour acquérir la connaissance ». Il y a une belle parole de Franklin disant que le fait d’être ignorant n’est pas honteux, ce qui est honteux c’est de ne pas vouloir apprendre. Il n’y a pas de mal dans le fait d’être ignorant, ce qui est mauvais c’est quand une personne n’est pas intéressée par l’apprentissage. C’est ce genre de personnes que vous devrez craindre.

Mais le quatrième groupe de personnes est celui avec lequel il est le plus dur de traiter. Et si elles contaminent une communauté, c’est comme si un holocauste était arrivé[5]. Martin Luther King disait : « La chose la plus dangereuse qui puisse arriver à une société est l’ignorance sincère ainsi que la stupidité consciencieuse. C’est-à-dire qu’il y a, malheureusement, des personnes qui s’avancent avec une telle ignorance qu’ils ne savent pas et ne connaissent pas qu’ils ne savent pas. Vous venez et leur dites que ceci n’est pas acceptable selon la Chariah, leur réponse est : « Qui êtes-vous pour me le dire ? » Ainsi, vous vous rendez compte que quand ce quatrième groupe de personnes entourent la société, cette société est appelée « société de jaahiliyya ». C’est pour cela que lorsque les historiens examinent la période avant que notre Saint-Prophète n’annonce sa prophétie, ils nomment cette période « jaahiliyya » parce que c’était la période de gens qui ne savaient pas et ne connaissaient pas qu’ils ne savaient pas. Ils pensaient que leurs voies étaient bonnes, que personne ne pouvait discuter de leurs manières avec eux, qu’ils étaient toujours dans le Vrai. Et il y a une chose que ces gens ignorants n’aiment jamais, c’est qu’on leur demande de revenir au statu quo[6]. Ils sont contents d’être assis à leurs places, ne changez pas leurs positions. Au moment où quelqu’un vient et leur propose une réforme, ils se retournent et disent : « Qui êtes-vous pour nous le dire ? »

Vous vous souvenez qu’il y avait sept poèmes qui étaient accrochés sur la Kaaba, les Moallakat, l’un d’entre eux exemplifiait[7] ce qu’était la jaahiliyya. Il disait : « S’il n’y avait pas trois choses dans ce monde, il ne valait pas la peine d’y vivre. Premièrement, en un jour nuageux, je peux me reposer avec une femme. Deuxièmement, quand je suis déprimé, boire de l’alcool m’aide. Et troisièmement, quiconque me cause du tort, je vais aller de l’avant et le tuer immédiatement. Ce type de jaahiliyya correspondait à l’ignorance complexe. Les gens étaient assujettis à certaines idées. On leur disait : plus vous buvez d’alcool, plus vous deviendrez joyeux. On leur apprenait : si quelqu’un attaque votre peuple, allez le tuer. Ne posez pas de questions sur les raisons. Selon eux, les femmes n’étaient là que pour assouvir leurs désirs. Elles n’avaient pas d’autre rôle. Et vous vous rendez compte que c’était la période connue comme la première jaahiliyya.

C’est pour cela qu’on peut soutenir que le maître de la période de jaahiliyya était un homme que vous connaissez tous mais son titre au début du jaahiliyya était Aboul Haqam. Haqam signifie quelqu’un qui a la sagesse. Son titre était Aboul Haqam mais son nom originel était Amrou ibne Hishaam. Vous le connaissez tous mais quand vous verrez comment son histoire se déroule, vous saurez comment on le nommait à la fin. Aboul Haqam était le chef des Bani Makzoum. Bani Makzoum était l’une des grandes tribus d’Arabie. Ce Aboul Haqam était parmi les fidèles partisans de l’idolâtrie, il croyait fermement au fait que les filles devraient être enterrées vivantes et que, lorsque n’importe quelle tribu vous attaque, vous devez massacrer tous ses membres. Aussi, quand Mouhammad saw se leva, il était très mécontent. Pourquoi ? Parce qu’il ne pouvait pas se faire à l’idée que cet homme est venu pour réformer un groupe de gens qui suivaient depuis des années ce que ma tribu et moi-même leur enseignaient. Parce que Aboul Haqam, Abou Soufiyane, Walid ibne Moughira, Oumayyah ibne Qhalaf et Outbah ibne Rabia étaient tous les cinq considérés comme les chefs des jaahil-e-Qoreish. Leurs voies étaient toujours considérées comme les bonnes voies. Quand il se rendit compte que des membres de sa tribu avaient quitté le jaahiliyya pour aller sur la voie de Rassouloullah, il dit : « Emmenez-les moi et je vous montrerai ce que je leur ferai ! » Vous savez de qui il s’agissait ? Soumayya, Yassir et Ammar. Ils appartenaient tous aux Bani Makzoum. Quand on les a emmenés devant lui, il demanda à Soumayya : « Comment oses-tu quitter notre voie pour aller sur la voie de Mouhammad ? » Elle répondit : « La voie de Rassouloullah nous a réformé de la maladie de l’ignorance. Nous suivions les règles sans rien demander. Maintenant, nous sommes des personnes conscientes qui comprenons vraiment ce que nous sommes en train d’enseigner. » Aboul Haqam s’avança et dit : « Posez son corps par terre ! » Quand son corps fut posé sur le sol, il lui fit subir d’horribles traitements. Elle devint la première femme à être martyrisée dans l’histoire de l’Islam. Puis ce fut le tour de son époux Yassir et de Ammar. Ce même Aboul Haqam venait à chaque fois que Rassouloullah accomplissait sa prière, il prenait le placenta d’un animal et le lançait sur la tête de Rassouloullah lorsqu’il faisait la sajda. À un tel point que le Saint-Qouran révéla le verset : « …celui qui gêne notre serviteur quand il est en prière » Qui était-ce ? C’était ce Aboul Haqam ! Cet Aboul Haqam a combattu Rassouloullah jusqu’à ce qu’il soit tué par Abdoullah ibne Mas’oud à la bataille de Badr. Et quand il était allongé sur le sol et que Abdoullah s’assit sur lui, la seule chose dont il se plaignit était de la longueur de Abdoullah. Il dit : « Laisse quelqu’un d’autre me tuer, pas toi ! Tu es court. Je ne veux pas que l’histoire raconte que c’est un homme court qui m’a tué. » C’est pour cela que Rassouloullah a dit à propos de cet homme : « Ne l’appelez pas Aboul Haqam, appelez-le Abou Jahal ! » Plus tard, son titre devint Abou Jahal. C’était le père du jaahiliyya. Si vous vouliez voir le jaahiliyya, il n’y avait qu’un seul homme qui personnifiait le jaahiliyya, c’était lui !

Et c’est pour cela que quand Rassouloullah fonda cette religion, il bâtit cette religion de telle sorte que les idées du jaahiliyya soient supprimées. Rassouloullah voulait éliminer les méthodes du jaahiliyya qui assujettissaient les masses[8]. Et il les supprima de deux façons. Et il nous est tous conseillé de comprendre ces deux façons. Pourquoi ? Parce que nous devons tous faire face à des personnes qui sont jaahil dans nos vies. Comment devons-nous traiter avec un ignorant ? Rassouloullah traitait avec eux de deux manières. La première méthode était de faire preuve de patience et avoir un cœur tendre. Le Saint-Qouran dit : « Si vous aviez un cœur dur ou que vous étiez sévère, tout le monde vous aurait fui. Mais c’est parce que votre cœur était tendre que les gens sont venus vers vous. » Qais ibne Assim, qui était le chef d’une des tribus, vint voir Rassouloullah. Il dit : « Ô Rassouloullah, je voudrais vous confesser quelque chose concernant mes jours durant le jaahiliyya. Rassouloullah demanda : « Qu’est-ce que c’est ? » Il répondit : « J’avais douze filles et je les ai toutes enterrées vivantes. » Si vous devez traiter avec des personnes comme celles-ci, que faites-vous ? Normalement, le cœur ne peut pas supporter la blessure d’un seul décès. Le Saint-Prophète saw lui dit : « Et bien, ces choses-là appartiennent au passé. » Il répliqua : « Non ! Il y avait une treizième fille, ma femme me dit qu’elle était mort-née. Je pensais qu’elle était décédée…jusqu’à ce que j’aie vu, plus tard, cette fille qui était chez les voisins qui ressemblait à mon épouse. Au fur et à mesure qu’elle grandissait, je voyais des ressemblances. Jusqu’à ce qu’un jour, j’ai eu des doutes et je suis allée voir ma femme et je lui ai demandé : « Cette fille-là, est-ce notre fille ou la leur ? » Elle me demanda « Pourquoi ? » Je lui ai dit : « Regarde leurs autres enfants, elle est différente d’eux. Et on dirait qu’elle a nos traits. » Elle lui dit alors : « Oui, je dois avouer qu’elle est notre enfant. Je l’ai laissé grandir dans cette tente car je ne voulais pas qu’elle soit enterrée vivante. Je voulais qu’elle reste vivante, qu’elle soit heureuse comme le mérite une fille. » Il dit : « Ô Rassouloullah, un jour, j’ai pris cette fille quand sa mère ne voyait pas. Elle pleurait mais je l’ai quand même prise et lui ai forcé à venir avec moi. J’ai pris une pelle avec moi, je l’ai emmené dans le désert, j’ai frappé un coup sur sa tête et je l’ai tué. »

Parfois lorsque vous entendez un jaahil vous parler, il se peut que vous répondiez « Comment oses-tu dire ceci ! Vas-t-en d’ici ! Ne m’adresse plus jamais la parole ! » Non ! Pas Rassouloullah, ni les partisans de Rassouloullah! Que lui dit Rassouloullah ? Il lui dit : « En ce qui concerne les traces sur ta vie, ce sera une vie difficile, tu ne pourras pas te débarrasser de ceci dans ce monde. Mais ce que tu peux faire, pour chaque fille que tu as tué, libères un esclave au nom de ces filles. » Ici, Rassouloullah ouvre une voie, une possibilité.

La deuxième façon dont Rassouloullah traitait avec les jaahils est spécifiée dans le verset 63 de la Sourate 25 du Saint-Coran : « Quand les ignorants viennent et s’approchent d’eux, ils disent « paix ». » Combien de fois y a-t-il des gens qui débattent ou discutent avec vous et vous les regardez et pensez « Je ne pense pas que vous ayez lu un seul livre de votre vie. Avez-vous lu les sources de ce dont nous débattons ? » Ces catégories de personnes, quand elles parlent avec vous de cette façon, dites-leur « paix ». Vous avez votre opinion, j’ai le mien. Parce que quand un jaahil vient avec son ignorance lorsqu’il vous parle, ne leur répondez pas par des insultes. Ne répondez pas en étant arrogant envers eux. Dites simplement « paix » parce que si nous continuons cette discussion, il se peut qu’elle devienne houleuse[9]. Et nous ne voulons pas que les discussions musulmanes soient ainsi.

C’était la méthode employée. C’est pour cela que je me rappelle qu’al Mahmoud raconte un bel incident concernant ce verset[10]. Mahdi Abbassi, le calife des Bani Abbass, avait un fils qui s’appelait Ibrahim. Ibrahim méprisait Ali ibne Abi Talib. Tous les rassemblements qu’il programmait étaient organisés pour maudire Ali ibne Abi Talib. Comme je vous l’ai déjà dit, les Bani Abbass avaient plus de poèmes maudissant Ali ibne Abi Talib que les Bani Oumayyah. Et je peux montrer des preuves à celui qui veut des preuves là-dessus. Il y a plus de poèmes maudissant Ali ibne Abi Talib provenant de ses propres cousins que ceux venant des Bani Oumayyah. Ibrahim maudissait Ali ibne Abi Talib jour et nuit. Al Mahmoud raconte : « Un jour, Ibrahim vint me voir et il me dit « Tu ne croiras pas si je te raconte mon rêve d’hier soir. » Al Mahmoud dit : « Qu’est-ce que tu as vu ? » Il répondit : « J’étais en train de marcher vers le pont et j’ai vu Ali ibne Abi Talib près du pont. » Il demanda : « Que se passa-t-il ensuite ? » Il continua : « Ali ibne Abi Talib me dit « Vas-y avant moi ! » » Il dit : « Je l’ai regardé et lui ai demandé « Penses-tu que tu es Amiroul Moeminine ? Nous sommes ceux qui mènent les croyants. » Alors Mahmoud demanda « Qu’est-ce qu’il t’a dit ? » Il répondit : « Il m’a dit « Paix, paix, paix » » Il demanda : « Qu’est-ce qu’il voulait dire par « paix » ? » Mahmoud dit : « Tu ne sais pas ce que Ali ibne Abi Talib veut te dire ? » Il dit « Non ! » Il expliqua : « Ali ibne Abi Talib te répond exactement comme le Saint-Qouran répond aux ignorants comme toi ! Le Saint-Qouran dit : « Quand les ignorants viennent et s’approchent d’eux, ils disent « paix ». » Même dans tes rêves, tu ne peux pas laisser Ali ibne Abi Talib seul. Dans ton propre rêve, tu vois Ali ibne Abi Talib faire preuve de respect envers toi en te disant d’aller devant lui et dans ton rêve tu dis à Ali ibne Abi Talib « Nous devrions être les leaders des croyants ». » Ainsi, il lui fit comprendre cette idée que quand les ignorants s’approchent de vous, peu importe ce que vous faites, ne perdez pas votre sang-froid. Restez calme. Si vous ne partez nulle part avec eux, alors dites-leur « paix ».

C’est pour cela que nous devons garder à l’esprit que l’échelle avec laquelle nous mesurons l’ignorance d’une personne est une échelle qui est parfois très fausse. Dans nos communautés, nous regardons plus l’apparence que le cœur. Et c’est là le problème ! Parfois une personne voit un homme avec une longue barbe, elle pense automatiquement qu’il est religieux. Et si elle voit un homme sans barbe, il est sans aucun doute non-religieux. Si on voit quelqu’un à la mode portant des vêtements dernier cri, il est en aucun cas religieux. Si on voit une personne avec des vêtements d’il y a vingt ans, il est certainement religieux. Si on voit quelqu’un avec une coupe de cheveux moderne, il n’est pas religieux. Si on voit un homme avec une telle coiffure que quand on le regarde on se demande ce qui lui est arrivé, il est sans aucun doute religieux. Donc, ce que vous voyez c’est que notre échelle pour mesurer l’ignorance est parfois mauvaise. Et à cause de cette échelle, nous repoussons les gens.

Un jour, Al Mahmoud al Abbassi était assis avec Jaahir. Jaahir-e-Baghdad est l’un des plus grands littéraires dans l’Histoire arabe. Mahmoun dit : « Jaahir, ne penses-tu pas que parfois nous sommes ignorants dans notre façon de juger les gens ? » Il demanda « Comment ça ? » Il continua : « Que penses-tu des hommes qui ont de longues barbes ? » Jaahir répondit : « Les hommes ayant de longues barbes sont sans aucun doute savants et intelligents. » Mahmoun dit alors : « Je te garantis que tous les hommes ayant une longue barbe ne sont pas savants, intelligents et religieux. Quelquefois, certains hommes qui ont des barbes plus courtes sont plus intelligents que ceux qui ont une barbe plus longue. Jaahir répliqua : « Non ! Quand un homme a une longue barbe, cela prouve qu’il est religieux et savant. » Mahmoun dit : « Nous allons voir si c’est vrai en observant la première personne qui vient ici. Nous allons tester qui a raison. Je crois qu’un homme qui a une longue barbe n’est pas forcément instruit. » Le prochain qui vint avait une longue barbe. Au moment où il entra, Mahmoun dit : « Viens ici près de moi ». Alors Il s’approcha. Quand il vint près de Mahmoun, il lui demanda : « Commet t’appelles-tu ? » Il répondit : « Mon nom est Abou Mahzaway. » Il demanda ensuite : « Quel est ton titre ? » Il dit « Ali ». Mahmoun dit : « Quand je lui ai demandé son nom, il m’a donné son titre et quand je lui demande son titre, il me donne son nom. » Ensuite, Mahmoun lui dit : « J’aimerais te poser une question de Fiqh. » Il dit : « Vas-y, je suis prêt à répondre. » Il dit : « Un client a acheté un mouton avec ce vendeur. Quand il a pris le mouton, il n’a pas donné l’argent. Il a pris le mouton et a dit : « Je paierai plus tard ». Ce mouton avait des problèmes à l’estomac. Il excréta donc tout ce qu’il y avait dans son estomac sur les yeux de quelqu’un qui était près du sol. Cette personne perdit sa vue ; elle devint aveugle. Qui doit payer le prix du sang, le vendeur ou l’acheteur ? » Le monsieur à la longue barbe le regarda et répondit : « Le vendeur ! » « Comment ça ? » Il dit : « Parce que c’est la faute du vendeur ». « Comment ? » Il dit « Parce que le vendeur n’a pas dit à l’acheteur qu’il y a une catapulte dans le mouton. Et que quand le mouton est affamé, il lance des pierres à celui qui se trouve à côté de lui. » Mamoun dit « Regarde cet homme ! » Il dit : « Que voulez-vous dire ? » Il dit : « Tu crois qu’il y a une catapulte à l’intérieur du mouton ? » Il répondit : « Eh bien oui ! Quelles sont ces choses qui sortent mis à part des pierres ? » Mamoun regarda Jaahir et lui dit : « Tu vois comme nous avons tort quand nous jugeons qui est ignorant et qui ne l’est pas ! Cette personne pense qu’il y a vraiment une machine à l’intérieur du mouton. Il croit qu’il y a quelque chose à l’intérieur de l’animal et qu’il tire sur celui qu’il n’aime pas. » Vous le regardez et vous avez l’impression qu’il a des connaissances.

Prenez l’exemple de quelqu’un comme Behloul. Quand vous regardez Behloul, si vous le voyiez tourner en rond sur son manche à balais, traverser les palais en courant, auriez-vous pensé qu’il avait des connaissances ? Auriez-vous cru qu’il était intelligent ? L’être humain ne doit pas juger quelqu’un selon son apparence physique. Les actions parlent davantage que les paroles. C’est pour cela qu’un jour, Behloul montra à Haroun al-Rachid quel est le sens exact de l’intelligence malgré le fait qu’il était vu comme un ignorant. Behloul vint voir Haroun Rachid et lui dit : « Haroun, peux-tu me donner les clés des prisons de Baghdad ? » Il demanda : « Pourquoi ? » Il répondit : « Donne-les moi, tout simplement ! » Il courait en rond pendant qu’il formulait sa demande. Quelques heures plus tard, un messager vint voir Haroun et lui dit : « Ô Haroun, il y a un problème ! » Il demanda : « De quoi s’agit-il ? » Il répondit : « Tous les prisonniers ont été relâchés ». Il dit « Que veux-tu dire ? » Il dit : « As-tu donné les clés à Behloul ? » Il répondit : « oui ! » Il expliqua : « Behloul est allé dans les prisons et a relâché tout le monde ! » Haroun demanda « Où est-il en ce moment ? » Il répondit : « Il est assis dans le cimetière et est en train de pleurer. » Haroun al-Rachid se rendit au cimetière et vit Behloul en train de pleurer à chaudes larmes. À ce moment-là, Haroun Rachid le regarda et demanda : « Behloul, que s’est-il passé ? » Il répondit : « J’ai relâché tous les prisonniers et maintenant je me rends compte que j’ai mal agi, je suis désolé. Est-ce que tu me pardonnes ? Que dois-je faire pour que tu me pardonnes ? » Haroun Rachid dit : « Je vais te pardonner si chacun des prisonniers revient ici près de nous. » À ce moment-là, Behloul dit : « Dans ce cas, restons dans ce cimetière ! Parce qu’un jour, tous ces prisonniers viendront dans ce cimetière ! » Si vous le regardez, vous ne croirez pas qu’il a des connaissances. Mais parfois, l’apparence est trompeuse. Il y a certains qui sont savants mais n’en ont pas l’air et il y a des gens qui sont ignorants même s’ils n’en ont pas l’air.

C’est pour cela que le verset du Saint-Qouran qui parle du jaahiliyya est le ayat-e-Tathir (Sourate 33, verset 33) : « Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’Islam (le premier Jaahiliyya). Accomplissez le Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et à Son messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison [du prophète], et vous purifier pleinement. »

Que dit le verset ? Le verset en question s’adresse aux femmes de Rassouloullah. On demande aux femmes de Rassouloullah de rester dans leurs maisons et de ne pas montrer leurs parures. Le Saint-Coran dit : « Et ne montrez pas vos parures comme vous en aviez l’habitude lors du premier jaahiliyya. » On demanda à notre 5ème Imam A.S. : « Pourquoi Allah swt parle-t-Il de « jaahiliyyatil oula » ? » Il répondit : « Parce qu’il y a d’autres jaahiliyya à venir. Il y a encore une seconde jaahiliyya qui arrive, il n’y a pas que celle-ci. Oui, il y avait le jaahiliyya dans l’Arabie islamique. Mais le même jaahiliyya qui a affecté l’Arabie islamique d’après l’an 600 peut affecter également la communauté islamique d’après 2000. Comment ? Quand vous regardez le jaahiliyya de cette époque-là, vous verrez qu’aujourd’hui, ce n’est pas le même jaahiliyya. Ce jaahiliyya est pire ! Laissez-moi vous donner un exemple. Dans ce temps-là, les femmes arabes portaient-elles le hijab ? Oui ! Elles portaient le hijab. Etaient-elles musulmanes ? Non ! C’est pour cela que ceux qui disent « Pourquoi n’y a-t-il aucun verset dans le Saint-Coran demandant de se couvrir les cheveux…Ces gens-là me semble-t-il, ne connaissent pas les lois du commentaire du Saint-Qouran… Les lois du commentaire du Saint-Coran indiquent que vous devez connaître la culture des gens à qui il s’adresse. Si le verset ne dit pas « Couvrez vos cheveux », c’est parce que les femmes arabes se couvraient déjà les cheveux ! Mais comment le faisaient-elles ? Elles mettaient un genre de bandana : elles laissaient montrer le cou ainsi que le haut de la poitrine mais leurs cheveux étaient couverts. C’est ce qui s’appelait jaahiliyya. Ô Rassoulallah ! Venez voir vos partisans aujourd’hui et voyez comment le second jaahiliyya a vu le jour ! Les femmes arabes avaient tout de même l’humilité de se couvrir les cheveux ! Les partisans de Mouhammad saw et des Ale-Mouhammad d’aujourd’hui ne couvrent même pas une partie de leurs cheveux ! Jahiliyyal oula était à cette époque-là. Imam Mouhammad Baqir A.S. a dit qu’Allah a parlé de jaahiliyyal oula car il y a un second, il y a un troisième, il y a un quatrième, il y a encore d’autres jaahiliyyas à venir. Quand vous voulez juger combien vous êtes religieux, comparez-vous au jaahiliyya d’Arabie et vous saurez si vous êtes vous-même dans le jaahiliyya.

Il n’est pas suffisant de dire simplement « Je suis musulman(e) ». Non ! Durant le jaahiliyyal oula, premièrement, leurs cheveux étaient couverts ; les cheveux de nos sœurs ne sont parfois pas couverts. Vous voyez nos sœurs des autres écoles de l’Islam protégeant leurs hijabs en Palestine sous l’oppression, protégeant leurs hijabs en France, protégeant leurs hijabs en Turquie. Ont-elles entendu parler du 10 Moharram ? Je ne pense pas ! Participent-elles aux majaliss des dix jours de Moharram ? Je ne le pense pas ! Mais la façon dont elles portent leurs hijabs…Sayyida Zaïnab ahs doit être fière d’elles ! Tandis que celles qui viennent aux majaliss des dix jours de Moharram, certaines d’entre elles se tourneront vers leurs filles et leur diront « Ne porte pas le hijab chez moi ! » Le jaahiliyya se répète ! En Arabie, des drapeaux rouges étaient dressés à l’extérieur de la maison d’une femme en désirs illégitimes. Avec l’arrivée de l’électricité, on trouve maintenant des lumières rouges en dehors des maisons. À cette époque-là, c’était le jaahiliyya. Aujourd’hui, il y a un autre jaahiliyya. À cette époque-là, leur ignorance les conduisait à enterrer les filles vivantes ; aujourd’hui, dans certaines régions d’Afrique, en raison de la pauvreté, des gens enterrent leurs enfants vivants. Aussi, vous voyez que le jaahiliyya est revenu.

C’est pour cela que le verset ne s’arrête pas là. Que dit ensuite le verset ? Une question se pose ici. Pourquoi Allah swt parle-t-Il des Ahloul Bayt A.S. dans un verset qui traite des femmes de Rassouloullah ? Parce que comme vous le savez, beaucoup disent « Les Ahloul Bayt ne sont pas seulement Mouhammad, Ali, Fatema, Hassan, Houssein. Non ! » Tout le verset parle des femmes, ensuite le verset continue et que fait-il ? Ensuite, le verset continue et commence à parler de la famille…Ils disent « Ainsi, les Ahloul Bayt sont Mouhammad, Ali, Fatema, Hassan, Houssein, Khadidja, Zaïnab, Mariam, Aïsha, Afssa et les autres. » Cette question a été soulevée dans beaucoup de débats. Beaucoup de partisans des Ahloul Bayt A.S. pensent que « Innama youridoullah… » est le verset en lui-même. Ce n’est pas le cas et vous devez faire attention à ceci. Vous devez savoir comment répondre à ceux qui soulèvent ce problème. Quelle est la réponse ? Est-ce que « Innama youridoullah » se réfère seulement aux Ale Mouhammad ? Ou bien est-ce qu’il se réfère également aux femmes ? Il se réfère uniquement aux Ale Mouhammad ! Pourquoi ? Parce que c’est la forme féminine qui est employée dans la première partie du verset. Dans la première partie du verset, tout était au féminin ; ensuite, Allah swt change la grammaire du verset au masculin. Certains répondront : « D’accord, on passe du féminin au masculin. Mais dans la grammaire arabe, le masculin l’emporte sur le féminin. Par conséquent, il s’agit de Mouhammad, Ali, Hassan, Houssein et Fatema, Khadidja et les autres femmes. Tournez-vous ensuite aux livres de hadiths de nos frères. Dans le Sahih Mouslim, dans le livre connu comme Fazahil Sahaba, les mérites des compagnons, dans le Sahih Mouslim, on dit que la narration vient de Aïsha, qu’il y avait un tissu noir fait de poils de chameau connu comme le kiça, d’où le nom de hadith-e-kiça, quand Rassouloullah, Fatimatou-Zahra, Imam Hassan, Imam Houssein et Imam Ali se sont rassemblés, à ce moment-là le verset fut révélé. Puis, dans une autre narration, dans le Sahihoul Thilmati, il est dit que Oumme Salma va plus loin, elle dit que Rassouloullah les a réunis dans ma maison et quand il les rassembla, je vins près de Rassouloullah et demandai : « Ô Rassoulallah, puis-je me joindre à ces cinq personnes ? » Et la réponse qu’elle a eue était : « Tu es quelqu’un de bien mais ceci est réservé à ces cinq. » Remarquez que l’idée ici est qu’Allah swt dit « Innama youridoullahou li youzhiba ankoum »…Allah veut éloigner de vous…que disent certaines traductions ? Allah veut retirer/supprimer de vous. Le terme « retirer » est mauvais. Pourquoi ? Parce que vous retirez ce qui est attaché. Le péché n’a jamais atteint les Ale Mouhammad. Le jaalihiyya n’a jamais affecté Ale Mouhammad. Aussi, la traduction du verset n’est pas « Allah veut éliminer toute souillure de vous ». Non ! Allah veut éloigner de vous toute souillure. C’est pour cela que lorsque vous faites référence à Aba Abdillah, que dites-vous ?

Jaahiliyya n’a jamais touché Aba Abdillah. Parce qu’il a grandi dans la maison de l’infaillibilité, dans la maison de ceux qui sont exempts d’erreur[11], ceux qui sont purifiés par la Grâce d’Allah swt. Quand Aba Abdillah se souleva le 10 Moharram, vous savez pourquoi il s’est levé ? Il se souleva contre le jaahiliyya ! Comment ? Parce que l’homme contre qui il se souleva était la personnification même du jaahiliyya. Le même Aba Abdillah, son père avait combattu à Badr contre qui ? Contre le grand-père de celui qu’il a combattu à Karbala ! Ce n’était pas une guerre entre Hashim et Oumayyah. C’était une guerre entre l’Islam et le jaahiliyya. Comment prouve-t-on que c’était une guerre contre le jaahiliyya ? On peut le prouver de trois manières distinctes. Et il est indispensable pour nous de comprendre ceci. La première façon de prouver que Karbala était une bataille contre le jaahiliyya constitué par les Bani Oumayyah, était la poésie de Yazid ibne Mouawiyah autour de Karbala. Ecoutez ses paroles…comment il voit Karbala…Il dit : « J’aurais aimé que mes ancêtres de Badr soient présents pour voir ce que j’ai accompli maintenant, ils auraient été heureux et ils auraient clamé « Ô Yazid, poursuis ce que tu as commencé ! » Hashim jouait avec le royaume, il n’y avait pas de révélation et il n’y avait pas de religion ! » Ses paroles montrent que la religion de l’Islam, au moment où Aba Abdillah est venu à Karbala, était à présent dans les mains de ceux dont les pensées étaient plongées dans le jaahiliyya.

Le deuxième signe du jaahiliyya chez Yazid ibne Mouawiyah était la déclaration que ses soldats ont faite à Aba Abdillah à Karbala. Lorsqu’Aba Abdillah demanda « Pourquoi me tuez-vous ? Que vous ai-je fait ? » Ils répondirent en disant : « Nous voulons nous venger de ton père ! Il a tué nos ancêtres à Badr et Ohod. »

Troisièmement, ce qui est arrivé le 10 Moharram était pire que ce qui se produisait dans les années de jaahiliyya…Pourquoi ? Parce que durant les années de jaahiliyya, ils ne tuaient pas les gens pendant le mois de Moharram. Les quatre mois sacrés dans le calendrier islamique durant lesquels il n’y avait pas de combats à l’époque du jaahiliyya étaient les mois de Rajab, Zilkad, Zilhajj et Moharram. Les Arabes disaient peut-être est-ce une période où nous pouvons trouver la paix. À Siffin, Amiroul Moeminine et Mouawiyah ont arrêté la guerre en Moharram parce que les Arabes et la culture des Arabes demeure avec les Musulmans. On ne tuait aucun être humain au mois de Moharram. Néanmoins, le petit-fils de Rassoulallah est massacré dans les plaines de Karbala en Moharram. Son corps est sur le sol…comme un poète célèbre a dit, l’ignorance est assis sur le trône à Damas tandis que le Savoir est allongé sur la terre de Karbala. Le jaahiliyya était de retour…Aba Abdillah devait se soulever contre lui. C’est pour cela qu’Aba Abdillah qui n’a jamais été touché par le jaahiliyya, même une seule fois dans sa vie, vint à Karbala…Cet Aba Abdillah venait du berceau de Fatima Zahra ahs, de la dame à qui le verset « ‘Innama Youridoul-Lahou Liyoudh/hiba `Ankoum Ar-Rijsa » était révélé…

Compte-rendu du majaliss de Sayed Ammar Nakshawani, Muharram 2009 Notes prises par une Kaniz-e-Fatéma

[1] Tarikh
[2] Fiqh
[3] Elles veulent toujours avoir le dernier mot, elles ne veulent pas avoir le dessous.
[4] Imam Ali A.S.
[5] C’est un vrai désastre.
[6] Rétablir les choses dans l’état où elles étaient précédemment
[7] Illustrait
[8] Rendaient les gens dépendants
[9] Que les esprits s’échauffent
[10] « Quand les ignorants viennent et s’approchent d’eux, ils disent « paix ». »
[11] Sans erreur

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Orateur

Date

30 mai 2020