Les poèmes « Je suis »

Les poèmes « Je suis » – Projet n° 12

 

Objectif : Les élèves apprendront les événements de la nuit d’Ashoura, Shaam-e-Ghareeban, et exprimeront leurs émotions dans un poème touchant.

 

Âge conseillé : 6 +

 

Durée : 30 minutes

 

Matériel :

  • Modèles de poèmes « Je suis ».
  • Bande sonore Nainawa ((https://www.youtube.com/watch?v=0S_9nV0m9sU)
  • Stylos / crayons

 

Démarche :

 

  1. DIRE : Salaamoun alaikoum ! Mes condoléances à vous tous pour cette nuit de Shaam-e-Ghareebaan. Quelqu’un sait-il ce qui a été décrit comme la partie la plus difficile d’Ashoura ? Était-ce quand Hour a coupé l’approvisionnement en eau ? Le moment où Shimr s’est assis sur la poitrine de l’Imam Houssain (a) ? Quand l’Imam Houssain (a) a été tué ? Non, aussi difficile que cela ait été, c’est ce soir que les tragédies ont atteint leur plus haut niveau. À partir de ce soir, la famille de l’Imam Houssain (a) va être prisonnière et emmenée de Karbala à Koufa, puis de Koufa à Shaam. Lorsqu’on a demandé à l’Imam as-Sajjad (a) quelle était la partie la plus difficile de la tragédie, il a répondu : « Ash-shaam, ash-shaam, ash-shaam, ash-shaam. » La partie la plus difficile commence ce soir. En entendant les histoires que nous avons entendues ces 10 dernières nuits, nous nous disons souvent : « J’aurais aimé pouvoir être là ! Je me battrais aux côtés de l’Imam Houssain (a) ! Je protégerais les enfants et les femmes ! Je serais là pour Sayyidah Zaynab (a). » Alors, allons faire un voyage à Karbala, les enfants. Nous utiliserons nos sens pour nous plonger dans ce qui fut la nuit la plus difficile pour nos bien-aimés Ahloul Bayt (a). Fermez les yeux pendant que nous emmenons nos esprits à Karbala.

 

  1. À ce moment-là, éteignez les lumières, mettez en marche la bande sonore de Nainawa et faites-la jouer en arrière-plan pendant que vous racontez les événements tragiques de la nuit. En lisant la partie suivante, ressentez vraiment les émotions qui vous envahissent pendant que vous accompagnez ces enfants tout au long de leur voyage vers Karbala.

 

  1. DIRE : Nous sommes arrivés à Karbala. La première chose que nous remarquons est le sable chaud sous nos pieds nus. Nous cherchons immédiatement de l’ombre, mais il n’y a pas d’arbre pour nous couvrir, pas d’abri vers lequel courir. Vous voyez des tentes au loin et vous commencez rapidement à marcher vers elles. Un son déchirant vous arrête sur votre chemin. Ce sont les cris des enfants et des femmes qui pleurent, venant des tentes. Le son est si douloureux que vos yeux commencent à se remplir de larmes. Tout à coup, le bruit des sabots des chevaux galopant à travers les sables chauds du désert étouffe les cris. Les chevaux deviennent de plus en plus bruyants en passant devant vous, se dirigeant directement vers les tentes. Ce sont les chevaux de l’armée de Yazid. Les chevaux semblent hennir de tristesse alors que leurs propriétaires crient et rigolent, les forçant à se diriger vers les tentes avec des torches à la main. Vous criez en signe de protestation alors qu’ils commencent à mettre le feu aux tentes des femmes et des enfants. Écoutez, les enfants, les tentes commencent à crépiter et à s’enflammer. Vous criez à la famille de l’Imam Houssain (a) de quitter les tentes, mais les femmes ne sont pas avec le hijab et ne veulent pas partir. Les cris des femmes et des enfants s’amplifient au fur et à mesure que l’armée de Yazid descend et commence à les faire sortir par la force. Écoutez le bruit des pieds brûlants des enfants qui courent à travers le désert chaud en pleurant pour leurs pères et leurs frères. Tout d’un coup, vous entendez le son de Sakina qui crie alors que le méchant soldat s’approche d’elle et arrache ses boucles d’oreilles si fort que ses oreilles commencent à saigner.

 

Vous levez les yeux vers le ciel, incapable de croire ce qui se passe. Vous voyez, le ciel est gris de colère, aucune lumière ne peut être vue. Vous sentez soudain l’odeur de fumée entrer dans vos poumons. Vous commencez à tousser, en remarquant que les enfants toussent aussi et pleurent en se blottissant derrière Sayyidah Zaynab (a). Le ciel s’assombrit, et c’est comme si la lune pleurait en se cachant derrière les nuages sombres. L’air est chaud et lourd, c’est comme si tout le ciel criait pour Houssain (a). Vous vous penchez et ramassez le sable sous vos pieds. Vous sentez le sable brûler vos doigts, et vous savez que c’est sur ce même sable que les enfants et les femmes seront traînés pendant des heures pendant qu’ils seront tirés de force vers le palais de Yazid. Vous commencez à pleurer. Ô Houssain, voyez-vous ce qu’ils font à votre famille ? Ya Houssain, Ya Houssain, Ya Houssain ! Voyez-vous l’orange et le rouge des flammes qui s’élèvent de plus en plus haut ? Vous voyez les femmes de Houssain (a) essayer désespérément de se couvrir pendant que les soldats les traînent dehors sans hijab.

 

Quelque part au loin, on entend le son d’une petite fille qui crie. C’est Sakina qui appelle son père. Ya Houssain ! Où va Sakina ? Elle fuit les tentes, se dirigeant vers le champ de bataille ! Elle trouve son chemin vers le corps de son père et tombe dessus. Elle s’affale sur sa poitrine. La petite poitrine de Sakina se soulève de haut en bas alors qu’elle pleure et pleure, lui racontant toutes les choses horribles que les soldats lui ont faites. Vous regardez en arrière vers les tentes et voyez Sayyidah Zaynab (a), si courageuse et forte, rassemblant tous les enfants, en les comptant une fois, deux fois. Elle remarque que Sakina a disparu et court dans tous les sens, désespérément à sa recherche. Levez les yeux, les enfants, la lune vient de sortir de derrière les nuages pour éclairer la petite Sakina, et Sayyidah Zaynab (a) respire de soulagement en courant vers la petite fille qui s’est endormie sur la poitrine de son père, trop fatiguée.

 

  1. À ce moment, demandez aux élèves de s’appuyer sur cette visualisation et sur les émotions qu’ils ressentent pour écrire des poèmes du point de vue de quelqu’un qui était présent à Karbala – réel ou fictif.

 

 

POÈME « JE SUIS »

 

Je suis….

Je me demande…

J’entends…

Je vois….

Je veux….

Je suis…

 

Je fais semblant de …

Je sens…

Je touche…

Je m’inquiète…

Je pleure…

Je suis…

 

Je comprends…

Je dis….

Je rêve…

J’essaie…

J’espère…

Je suis…

 

Source : https://kisakids.org/collections/muharram/products/muharram-1441-2019-project-booklet

Traduit par l’équipe de Shia974

Pour télécharger le pdf, cliquez ici : Poèmes Je suis – Projet 12

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Date

16 août 2020