Les caractéristiques du Prophète Yahya (a) dans le Saint Coran et la jeunesse, Shaykh Jafar Ladak, 1er épisode
Bienvenue dans cette série spéciale dans laquelle nous étudions le Prophète Yahya (a) dans le Saint Coran.
À travers le Saint Coran, Allah (swt) mentionne le Prophète Yahya dans quatre Sourates différentes : Sourate Ale Imran, Sourate Al-An‘am, Sourate Maryam et Sourate Al-Ambiya.
Le Prophète Yahya n’était pas seulement l’un des grands Prophètes d’Allah, il possédait aussi des qualités particulières et uniques qui lui ont permis d’atteindre le rang de Prophète dès son enfance.
Ainsi, dans cette série, nous allons étudier le Prophète Yahya en tant que modèle pour la jeunesse dans le Saint Coran.
La première chose à souligner est que les récits concernant les jeunes apparaissent à de nombreuses reprises dans le Coran.
Que vous approchiez de l’adolescence, que vous soyez adolescent, ou même que vous ayez terminé vos études universitaires, vous êtes encore dans la période de la jeunesse.
De même, pour les parents qui souhaitent inculquer à leurs enfants des qualités prophétiques, le Coran contient de nombreux récits liés aux différentes étapes de la jeunesse : le passage de l’immaturité à la maturité, la découverte du monde, la prise de décisions, le choix de repères et guides et le début de nouvelles étapes dans la vie.
Par exemple :
• La jeunesse du Prophète Mouhammad (s) qui est né orphelin
• Les conseils qu’un sage donne à son fils dans la Sourate Louqman
• L’histoire du Prophète Ibrahim et de son fils Isma‘il, travaillant ensemble et montrant l’influence de l’éducation prophétique
Lorsque le Prophète Isma‘il atteignit l’âge de la maturité (environ 13 ans), son père Ibrahim vit en rêve qu’il devait le sacrifier et lui demanda son avis. Parce qu’Isma‘il avait grandi à la lumière de la prophétie, il répondit : « Ô mon père, faites ce qui vous est ordonné ; vous me trouverez, si Allah le veut, parmi les patients. »
Qu’est-ce qui permet à un jeune de 13 ans de répondre ainsi ?
Seulement le fait d’avoir grandi à la source de la prophétie et de la sagesse.
Nous trouvons également d’autres récits :
• La Sourate Al-Kahf, exemple de jeunes croyants protégeant leur foi
• L’histoire du Prophète Youssouf et de ses frères, illustrant la jalousie et l’hostilité
Ainsi, à travers le Coran, de nombreuses histoires d’enfants et de jeunes offrent des leçons sous différents angles.
L’une d’elles est l’histoire du Prophète Yahya.
Dans le Coran, Allah (swt) mentionne plus de dix qualités spécifiques du Prophète Yahya.
Ceci est remarquable, car peu de Prophètes sont décrits avec autant de caractéristiques.
De plus, ces qualités ne concernent pas son âge adulte, mais son enfance et sa jeunesse. Elles lui ont été accordées dès le plus jeune âge.
Cela signifie que pour les parents cherchant un modèle de jeunesse idéale dans le Coran, l’un des meilleurs exemples est le Prophète Yahya.
Et si vous êtes vous-même jeune — ou que vous vous considérez encore comme tel — alors, vous pouvez également chercher à développer ces qualités en vous.
Dans cette série, nous allons parcourir les versets du Coran concernant Yahya (a), examiner des commentaires (tafssir), des hadiths et réfléchir à la manière de mettre en pratique ces qualités dans notre vie.
Nous commencerons par son histoire dès sa naissance (miraculeuse) et sa relation avec son père, le Prophète Zakariya.
Le Prophète Zakariya fit une invocation très particulière à Allah pour demander Yahya comme un don divin.
Allah accorda à Yahya :
• une intelligence vive,
• une grande sagesse,
• un vaste savoir dès son plus jeune âge.
Mais pourquoi ?
Parce que Zakariya (a) se trouvait dans une situation particulière : il n’y aurait pas de Prophète après lui.
Dans la Sourate Maryam (19), Allah dit que cette histoire (et ce don divin) est une miséricorde spéciale accordée à Zakariya (a). Zakariya (a) invoqua son Seigneur en secret (mounajat) : « Seigneur, mes os sont affaiblis, mes cheveux sont devenus blancs, et pourtant je n’ai jamais été déçu dans mes invocations. » Mais il était âgé, et son épouse ne pouvait pas avoir d’enfant.
Pourquoi demandait-il un fils ? Il dit : « Je crains ce que feront mes proches après moi. » Il ne dit pas : « Ô Allah, je veux un fils pour mon plaisir personnel. Je veux un fils qui labourera les champs avec moi, qui m’accompagnera aux matchs de foot, qui regardera la télévision avec moi. » Son souci n’était pas personnel, mais la préservation de la religion et la bonne transmission du message. Il demanda : « Accorde-moi, de Ta part, un héritier (wali) qui poursuivra cette mission et préservera la religion. » Ce n’était pas une demande égoïste, mais une demande pour Allah et pour la protection de Sa religion.
Lorsque l’invocation est sincère et entièrement pour Allah, elle n’est pas ordinaire. Et lorsque Allah répond, Son don dépasse ce que l’on peut imaginer. Zakariya (a) demanda un enfant :
• qui hériterait de sa mission,
• qui continuerait l’œuvre des Prophètes,
• et dont Allah serait satisfait.
Ainsi, la naissance de Yahya était divine dans son intention.
La leçon pour les parents est claire : l’intention d’avoir un enfant ne doit pas être uniquement personnelle ou sociale, mais liée au service de la religion et au bien. Lorsque la conception est pour Allah, alors les qualités viennent d’Allah.
Dans le prochain épisode, nous verrons la réponse d’Allah et les qualités spécifiques accordées au Prophète Yahya, qui font de lui un modèle pour les jeunes jusqu’à aujourd’hui.
Source : https://youtu.be/YaJexFVAJlc?si=87tl_-nutpPnqpuO (Faraj Media)
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Les caractéristiques du Prophète Yahya (a) dans le Saint Coran et la jeunesse, Shaykh Jafar Ladak, 2ème épisode
Nous avons mentionné dans la première partie que le Qour’an est rempli d’histoires sur la jeunesse, sous différents angles. Ainsi, que vous soyez un parent cherchant à élever votre enfant à la lumière du Saint Qour’an, ou un jeune souhaitant acquérir la connaissance du Qour’an et grandir selon ses qualités, ses récits et ses enseignements, il existe une multitude d’histoires consacrées à la jeunesse ou liées au passage à la maturité. L’une d’elles est l’histoire du Prophète Yahya.
Yahya (a) a reçu la sagesse alors qu’il était enfant, et au moins dix qualités qui le distinguent comme jeune, d’une manière unique dans toute l’histoire. En effet, Allah (swt) dit dans le Qour’an : « Nous ne lui avons donné auparavant aucun égal. »
Prendre le Prophète Yahya comme modèle de réflexion et essayer de s’inspirer de lui est donc encouragé par le Qour’an lui-même. Si vous observez ses qualités, vous trouverez chez lui des caractéristiques véritablement uniques, notamment le fait d’avoir reçu la prophétie à un très jeune âge.
Nous avons expliqué dans le premier épisode que le Prophète Zakariya demandait un enfant non pour lui-même, mais pour préserver la religion d’Allah. Le Prophète Zakariya et son épouse étaient très âgés, et normalement ils n’espéraient plus avoir d’enfant. Mais la situation de Zakariya (a) était particulière. Il dit : « Je crains ce que feront mes proches après moi. » Il ajouta : « Accorde-moi donc, de Ta part, un héritier, quelqu’un capable de préserver cette religion à travers les épreuves de sa vie. »
Poursuivons les versets de la Sourate Maryam. Allah répond à Zakariya à partir du verset 7 : « Ô Zakariya, Nous t’annonçons la bonne nouvelle d’un garçon dont le nom sera Yahya, et auquel Nous n’avons donné auparavant aucun semblable. »
Réfléchissons : Zakariya a-t-il demandé un enfant unique comme nul autre auparavant ? Non. Il a simplement demandé un fils pour préserver la religion. Mais Allah lui a donné bien plus : un être unique dans toute l’histoire.
Zakariya avait aussi invoqué : « Donne-moi un enfant dont Tu sois satisfait. » Cela montre qu’il a reçu plus encore que ce qu’il demandait.
Ceci est une leçon importante pour les parents : l’intention d’avoir un enfant doit être de servir la religion d’Allah et de la faire progresser.
Dans la suite de la Sourate Maryam (à partir du verset 12), Allah commence à mentionner les qualités du Prophète Yahya.
Les hadiths indiquent que Yahya (a) et ‘Issa (a) (Jésus) partagent certains points communs :
• une naissance extraordinaire,
• une grande spiritualité et ascèse,
• et, selon certaines narrations, l’abstention du mariage.
Ils étaient également liés par le sang. Abou Bassir raconte qu’il a demandé à Imam Mouhammad al-Baqir (a) à propos de Imran dont la Sourate Ale Imran porte le nom. Il a demandé à Imam (a) : « Est-ce que Imran était un Prophète ? » Imam a répondu : « Oui, c’était un Prophète envoyé à son peuple. » Son épouse Hannah et l’épouse du Prophète Zakariya, Hanana, étaient sœurs. Comme vous le savez, Imran a eu pour fille Hannah qui a donné naissance à Issa (a) et Hanana et Zakariya (a) ont eu Yahya (a). Ainsi, ces deux Prophètes appartenaient à la même famille bénie.
Les hadiths mentionnent deux aspects extraordinaires concernant la naissance de Yahya. Premièrement, ses parents ne pouvaient normalement pas avoir d’enfant, et sa naissance fut un don direct d’Allah. Deuxièmement, il fut élevé d’une manière particulière pendant sa petite enfance.
Examinons un hadith rapporté par Abou Hamza Thoumali, le grand compagnon de notre cinquième Imam. Il s’agit d’un hadith remarquable, riche d’enseignements profonds, sur lequel les parents — en particulier ceux qui souhaitent avoir des enfants ou qui élèvent de jeunes enfants — devraient méditer.
Lorsque le Prophète Yahya naquit, il fut élevé vers les cieux et nourri des fruits du Paradis jusqu’à ce qu’il soit sevré. Puis, il fut redescendu auprès de son père, le Prophète Zakariya.
Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que le second aspect de la naissance divine de Yahya (a) réside dans le fait qu’il fut élevé vers les cieux.
Lorsque nous disons qu’il fut élevé vers les cieux, nous savons que le Prophète ‘Issa (Jésus) fut lui aussi élevé vers les cieux. Nous savons également que le Prophète Ibrahim, selon certains récits, y fut élevé. Et nous savons que le Prophète Mouhammad (s) fut également élevé vers les cieux (mi’raj).
Mais pourquoi Yahya (a) fut-il élevé vers les cieux ?
Il fut nourri des fruits du Paradis durant la période de son sevrage. Or, normalement, la période de sevrage dure environ deux ans. Durant cette période, il est généralement recommandé que l’enfant soit allaité par sa mère.
Peu importe combien de temps cela a duré, même si c’était pour une période de moins de 2 ans, ce qu’il est important de noter c’est que la seule nourriture que Yahya (a) a consommée pendant cette période venait des fruits du Paradis.
Quel effet cela a-t-il eu sur son esprit, son âme et son corps ? Est-il alors surprenant qu’il ait reçu la sagesse dès son enfance ? Non.
La leçon pour nous est la suivante : lorsqu’un enfant reçoit une nourriture pure — spirituelle et physique — dès son plus jeune âge, cela a un impact profond sur son esprit, son âme et son caractère. Plus la pureté est grande, plus l’effet est grand.
Nous avons également l’exemple du Prophète Mouhammad et de Bibi Khadija qui ont jeûné pendant 40 jours et prié (la salat al-layl notamment) pendant 40 nuits et se sont préparés spirituellement avant la conception de Sayyidah Fatima (a). Puis, Jibra’il est descendu avec des fruits du Paradis afin que Mouhammad (s) ainsi que Khadija (a) en mangent. Cela montre l’importance de la préparation spirituelle dans l’éducation des enfants.
Ainsi, le Prophète Yahya a grandi dans une pureté exceptionnelle. Dans les sources chrétiennes, il est connu sous le nom de Jean le Baptiste, celui qui a baptisé Jésus. Cela montre son niveau élevé de pureté spirituelle. C’est la capacité d’un enfant élevé sur une nourriture spirituelle pure.
Dans le prochain épisode, nous verrons comment la sagesse peut être accordée à un enfant dès son jeune âge.
Source : https://youtu.be/YpyA8IBbq9Y?si=_SQ6oJPIIJDxDV-G (Faraj Media)
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Les caractéristiques du Prophète Yahya (a) dans le Saint Coran et la jeunesse, Shaykh Jafar Ladak, 3ème épisode
Nous avons précisé dans nos deux discussions précédentes la raison pour laquelle nous parlons du Prophète Yahya. C’est le meilleur exemple que nous puissions prendre en tant que jeune. Pourquoi ? Allah (swt) lui a attribué un certain nombre de caractéristiques et d’épithètes dans le Qour’an qui montrent qu’en tant que jeune, il était un individu sans égal.
Jusqu’à présent, nous avons mentionné deux points vraiment importants. Premièrement, quand le Prophète Zakariya a voulu avoir un enfant, ce n’était pas à des fins personnelles. Non, il a dit : « Je crains le comportement de mes cousins après moi, qu’ils usurpent la religion d’Allah. Et par conséquent, je veux un enfant qui puisse préserver la religion d’Allah après moi. » Cette intention pure a tout changé et Allah a fait don à Zakariya (a) d’un enfant unique et sans pareil, capable de répondre à toutes les exigences pour préserver la religion d’Allah malgré les nombreux défis de l’époque que nous mentionnerons dans cette série. Par conséquent, la leçon que nous pouvons en tirer est la suivante : si nous voulons mettre un enfant au monde, cela doit être avec la même intention de le faire pour l’amour d’Allah et pour faire avancer Sa cause.
Le second point mentionné était la façon dont Yahya a reçu une telle spiritualité et la prophétie dès l’enfance. Le hadith de l’Imam Baqir (a) stipule qu’il a été élevé vers les cieux et nourri des fruits du Paradis durant sa période de sevrage jusqu’à ce qu’il soit rendu à son noble père Zakariya (a). La leçon que nous pouvons en tirer est la suivante : plus ce que nous donnons à nos enfants est pur durant leurs premières années, plus cela aura d’effet sur leur développement et leur éducation. Plus leur nourriture spirituelle est pure, plus leur spiritualité, leur moralité et leur intellect le seront aussi. C’est la deuxième grande leçon de l’histoire de Yahya (a) en tant qu’enfant.
Nous poursuivons à partir du verset numéro 12 de la Sourate Maryam où Allah (swt) s’adresse maintenant directement au Prophète Yahya. [Pour votre information, plus tard, au verset 15, Allah s’adresse indirectement au Prophète Yahya.] Mais ici, Allah lui parle directement, ce qui signifie que d’une certaine manière, Yahya (a) était capable de communiquer avec le Divin. Que déclare Allah ? « Ô Yahya, saisis le Livre avec force et fermeté. »
La question qui nous vient à l’esprit est la suivante : de quel Livre est-il question ? Les opinions divergent, mais la vaste majorité des érudits s’accordent à dire qu’il s’agit de la Torah. En effet, dans les versets précédents, Zakariya (a) dit à Allah (swt) qu’il veut un héritier qui soit parmi les héritiers du Prophète Yaqoub et le livre principal qui descend de tous les Prophètes est la Torah.
Deuxièmement, Yahya est à ce moment-là le Prophète principal pour les Banou Isra’il et il doit donc avoir une connaissance intégrale de la Torah.
Troisièmement, Zakariya (a) s’inquiète de la mauvaise utilisation de la Torah par ses cousins, ses oncles et les membres de sa famille autour de lui…qu’ils s’emparent de la Torah pour l’appliquer selon leurs propres caprices, leurs prédilections, leurs objectifs et leurs gains personnels.
Il est donc généralement admis en Islam que le livre mentionné ici est la Torah.
Mais que signifie « saisir le Livre avec fermeté » ? Son Éminence le Grand Ayatollah Nassir Makarem Shirazi mentionne dans le Tafssir al-amthal que cela veut dire mettre en œuvre et exécuter ce qui est énoncé dans la Torah céleste avec toute la fermeté, la force, une résolution inébranlable et une volonté de fer en agissant totalement selon ses enseignements et en utilisant toutes les ressources matérielles et morales pour diffuser et propager la Torah. Tout cela est contenu dans ce seul mot : « biqouwa ».
Cheikh Makarem explique de façon très belle et perspicace qu’il est un principe établi qu’aucun Livre d’Allah ou religion ne peut être mis en œuvre sans la force, la capacité et le dévouement de ses fidèles.
Le mot « force » dans ce verset a un sens large englobant toutes les capacités matérielles, morales, spirituelles et physiques. Cela clarifie la vérité selon laquelle la religion divine de l’Islam ne peut être préservée par la faiblesse, la lâcheté ou en essayant de plaire aux oppresseurs.
Cheikh Makarem poursuit en disant que bien que ce soit Yahya (a) qui soit interpellé ici, cette expression est utilisée ailleurs plusieurs fois dans le Qour’an. Elle est utilisée en référence à d’autres Prophètes et à d’autres nations également. C’est en fait un principe : toute foi et religion doit être appliquée avec force, puissance et progrès, sans faiblir face à l’ennemi.
Il mentionne un certain nombre de versets, par exemple les numéros 144 et 145 de la Sourate Al-A’raf où Moussa (a) reçoit l’ordre de saisir la Torah avec force.
Dans les versets 63 et 93 de la Sourate Al-Baqarah, ceci n’est pas seulement mentionné pour Moussa (a), mais pour son peuple également : « Prenez ce que Nous vous avons donné avec force ».
Cela veut dire que tous les membres de la communauté sont tenus de saisir le livre avec fermeté et de l’appliquer correctement.
Comme nous l’avons dit plus tôt, Zakariya (a) craignait spécifiquement ses cousins, les membres de sa famille et les aînés et chefs de la communauté. Aucun d’entre eux n’avait la capacité de prendre en charge la religion d’Allah et la Torah. Yahya est un enfant. Si, en tant que jeune, vous allez vous opposer à vos oncles qui sont les dirigeants des Banou Isra’il et qui vont usurper la Torah, vous devez avoir une force et une puissance en vous qui vous permettent, même jeune, de vous soulever contre un oppresseur ou à quelqu’un de plus « autoritaire » que vous. Imaginez un jeune de 15 ans qui veut s’exprimer dans la communauté ou donner un conseil. Les aînés se lèveront pour dire : « Nous savons mieux, tu n’es qu’un gamin ! Nous gérons cette communauté depuis 60 ans ! » Ce jeune peut-il s’effacer à ce moment-là ? Doit-il reculer ou se terrer ? S’il est dans son bon droit, alors non. Il doit être une personne de force, d’autorité, de confiance et de conviction dans ce qu’il dit. Si Yahya (a) avait été lâche et avait reculé, ses oncles auraient pris le manteau de la religion d’Allah et l’auraient laissé de côté. Que dit Allah ? « Saisis le Livre avec fermeté et autorité ». Et c’est quelque chose que Yahya (a) a dû faire alors même qu’il était enfant.
Nous continuerons notre discussion dans le prochain épisode à partir de ce verset : « Et Nous lui avons accordé la sagesse alors qu’il était encore enfant ».
Source : https://www.youtube.com/watch?v=DK-FXwt5yzQ
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Les caractéristiques du Prophète Yahya (a) dans le Saint Coran et la jeunesse, Shaykh Jafar Ladak, 4ème épisode
Bienvenue dans cette quatrième partie de notre série consacrée au Prophète Yahya, modèle de jeunesse par excellence dans le Saint Qour’an. Nous avons atteint le verset numéro 12, où Allah le Très-Haut dit au Prophète Yahya : « Ô Yahya, saisis le Livre (la Torah) avec force et puissance. »
Nous avons précisé dans l’épisode précédent que Son Éminence le Grand Ayatollah Makarem Shirazi souligne que cela signifie que Yahya (a) avait le devoir de s’approprier le Livre et de l’appliquer en mobilisant toutes ses capacités : intellectuelles, morales, physiques et spirituelles. Nous comprenons par là que l’Islam ne permet aucune faiblesse, aucune infirmité dans la mise en œuvre de son Livre Saint.
L’un des défis pour un jeune est qu’il possède souvent un certain excès de confiance en soi. Il pense avoir raison, tout savoir, que tout le monde se trompe, qu’il faut renouveler les responsables et apporter tout le progrès de son époque. C’est pourquoi Yahya (a) reçoit une seconde qualité dans ce verset, par laquelle sa puissance et sa fermeté sont tempérées par la sagesse.
D’un côté, il y a la puissance et la force : oui, vous devez être capable de tenir tête aux autres, d’exprimer votre pensée et le fruit de vos recherches. Mais de l’autre, il y a l’équilibre de la sagesse qui vous aide à modérer votre savoir, à savoir quand agir et quand s’abstenir, quoi dire selon les circonstances, et quand pousser ou non ses pions. Que dit la suite du verset ? « Et Nous lui avons accordé la sagesse alors qu’il était encore enfant. »
Ce don n’est pas exclusif au Prophète Yahya (a). D’autres dans l’histoire ont reçu cette sagesse et cette perspicacité dès leur jeunesse, particulièrement les Imams des Ahl al-Bayt. Le Prophète Issa (Jésus) a également pu parler dès le berceau. Néanmoins, cela montre que c’était un dessein divin spécifique confié à Yahya, tout en étant un exemple pour vous, pour moi et pour toute la jeunesse d’aujourd’hui : nous devons cultiver notre intellect et notre sagesse.
La sagesse n’est pas une question d’âge. Certains disent qu’il faut attendre d’avoir 55 ans pour être sage, mais c’est faux. Une expression anglaise dit d’ailleurs l’inverse : « Il est sage au-delà de son âge. » Un jeune de 15 ou 25 ans peut posséder la sagesse s’il l’associe à la bassirah (perspicacité). La perspicacité est cet œil qui pénètre la réalité des événements, un cœur qui saisit ce qui se joue réellement.
Dans son exégèse (Tafssir al-amthal), Cheikh Makarem aborde la prophétie durant l’enfance. Il explique que s’il est vrai que la maturité intellectuelle humaine atteint généralement son seuil à un certain âge, il existe toujours des individus exceptionnels. Rien n’empêche Allah, pour des desseins spécifiques, d’abréger cette étape pour certains de Ses serviteurs. Allah peut faire en sorte que la sagesse et la maturité surviennent non pas à 40 ans, mais à 10, 12 ou 15 ans. Nous savons que le Prophète Issa a pu parler dès ses premiers jours, avec un discours profond et perspicace que l’on attendrait normalement d’un aîné.
Nous comprenons donc qu’il est possible pour un jeune d’acquérir sagesse et perspicacité précocement. Cela l’aide à tempérer cette puissance qu’il souhaite démontrer. Pour les jeunes de la communauté qui sont étudiants ou orateurs : vous souhaitez peut-être présenter vos arguments, mais tout ce que vous dites avec conviction et confiance doit être tempéré par la sagesse pour garantir que votre puissance de parole soit accompagnée de la profondeur nécessaire.
On mentionne dans les hadiths le témoignage de Ali ibn Asbat, un compagnon d’Imam Mouhammad at-Taqi (a). Il raconte : « J’ai vu Abou Jafar al-Jawad s’avancer vers moi et j’ai regardé intensément ce jeune Imam. » Comme vous le savez, l’Imam al-Jawad est devenu Imam à 5 ans environ, ce qui fut un choc pour les gens de l’époque. Ali ibn Asbat l’observait de la tête aux pieds pour pouvoir décrire sa stature à ses compagnons en Égypte. Il voulait capturer l’image de ce jeune Imam pour convaincre les Égyptiens en le décrivant.
Tandis qu’il faisait cela, il s’assit et se dit : « Ô Ali, est-ce vraiment ainsi que tu vas convaincre les gens ? En parlant de son apparence physique ou de son allure de petit garçon ? » Il se rappela alors qu’Allah (swt) a établi des preuves pour l’Imamat comme Il l’a fait pour la prophétie. De la même manière qu’il est dit de Yahya : « Et Nous lui avons accordé la sagesse alors qu’il était encore enfant. » Il comprit qu’il est possible d’atteindre la maturité à 40 ans, mais qu’il est tout aussi possible qu’un enfant comme l’Imam al-Jawad reçoive la sagesse dès son jeune âge. Ali ibn Asbat changea alors son approche : au lieu de s’appuyer sur le physique, il revint au Coran pour prouver que Yahya et Issa avaient reçu cette autorité divine dès l’enfance. Pourquoi l’Imam al-Jawad n’en bénéficierait-il pas ?
Le point crucial ici est que la jeunesse possède des qualités désirables, mais peut aussi être impétueuse. Un jeune peut croire fermement en lui-même et penser, parfois à juste titre, que la communauté ne progresse pas assez vite, qu’elle ne répond pas aux besoins technologiques ou aux attentes des femmes et des jeunes. Il veut s’investir pour la cause d’Allah. Mais s’il parle avec passion et puissance sans sagesse, il risque de s’aliéner les autres et de les repousser. Parler avec sagesse est donc absolument nécessaire.
Au verset 13, Allah va encore plus loin en décrivant la qualité suivante du Prophète Yahya : « … ainsi que de la tendresse de Notre part. » C’est incroyable, n’est-ce pas ? D’un côté, vous avez la puissance, l’autorité et la fermeté. Au milieu, la sagesse (Hikma). Et de l’autre côté de la balance, vous avez la tendresse (Hanan).
Cette tendresse, cette compassion et cette compréhension vous permettent de voir ce que les autres ne voient pas dans les relations humaines. Vous réalisez que sans tendresse, vous ne ferez que repousser les gens. Rappelez-vous comment Allah décrit le Prophète Mouhammad dans le Coran : « Si tu avais été rude et dur de cœur, ils se seraient enfuis de ton entourage. » Nous savons donc qu’être tendre dans nos rapports humains est primordial. Autant vous devez parler avec autorité, autant vous devez être compatissant.
Yahya (a) ne possède pas seulement de la tendresse, il a une tendresse qui vient « de Notre part », c’est-à-dire d’Allah. À quel point Allah est-Il tendre ? Nous en parlerons plus longuement dans le prochain épisode inshaAllah.
Source : https://youtu.be/UfvWcEkhwfU?si=j0bEHeXbJ8AGOizU
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Les caractéristiques du Prophète Yahya (a) dans le Saint Coran et la jeunesse, Shaykh Jafar Ladak, 5ème épisode
Comme nous l’avons vu, Prophète Zakariya s’inquiétait pour ses cousins, c’est-à-dire les oncles et les aînés de Yahya (a), les grands prêtres et rabbins d’Israël. Ces personnes, au pouvoir depuis 50 ou 60 ans, détenaient l’autorité ; Yahya (a) devait donc la leur reprendre, et il ne pouvait le faire avec lâcheté ou faiblesse. Il devait agir avec puissance, tempérée par la sagesse et la prévoyance pour relever les défis devant lui.
Cette séquence de versets énumère en réalité dix attributs du Prophète Yahya. Le premier est qu’il possède la sagesse alors qu’il n’est encore qu’un enfant. Le second est qu’il est doté de compassion. Pas seulement la compassion ordinaire qu’un être humain possède par nature — car nous éprouvons tous la douleur, la peur ou la solitude, ce qui nous rend compatissants et nous pousse à aider les autres à retrouver la sécurité ou l’abondance. La différence ici est que dans ce verset, Allah (swt) ne dit pas simplement que Yahya (a) est tendre ; Il dit qu’il a une « tendresse venant de Nous ».
Rappelez-vous que Zakariya (a) a demandé un héritier venant « de Toi » et Allah répond que Yahya (a) possède une tendresse venant « de Nous ». À quel point Allah (swt) est-Il tendre ? Un hadith prophétique nous dit qu’Allah (swt) est 70 fois plus miséricordieux envers nous qu’une mère ne l’est pour son propre enfant. Plus Allah (swt) est tendre avec nous, plus nous L’apprécions et voulons gagner Son amour. De la même manière, Yahya (a) n’est pas tendre à un niveau humain ordinaire : sa tendresse vient d’Allah (swt).
Ce sont des qualités que tout dirigeant doit posséder, et pas seulement les jeunes leaders. Quiconque souhaite s’ériger en chef en Islam doit affiner son caractère. Ce sont là trois caractéristiques fondamentales pour le leadership, que l’on retrouvera plus tard de manière encore plus marquée chez notre Saint Prophète Mouhammad (s).
Après cela, il est mentionné qu’il a reçu la « Zakat », c’est-à-dire la pureté et la piété. Son Éminence le Grand Ayatollah Makarem Shirazi mentionne dans son exégèse (Tafssir al-Amthal) que Yahya (a) a reçu une âme pure et vertueuse. Cette pureté est globale et comprend tous les actes et attributs de droiture. La cinquième qualité est qu’il était pieux, ce qui signifie qu’il évitait tout ce qui contredisait les commandements divins. Encore une fois, il a reçu ces qualités durant sa jeunesse, ce qui prouve qu’un jeune peut porter ces vertus en lui s’il sait se maîtriser.
Nous poursuivons avec le verset n° 14 : « Et il était dévoué envers ses parents ». Sixièmement, il n’était ni tyrannique, ni arrogant, ni désobéissant. Ces qualités sont toutes liées entre elles. Pensez-y : ses parents étaient très âgés. Zakariya (a) disait : « Mes cheveux ont blanchi… ma femme est stérile et a dépassé l’âge de concevoir ». Il arrive malheureusement souvent qu’un enfant parle avec arrogance ou brusquerie à ses parents. Pire encore, à mesure que les parents vieillissent et perdent leur autorité ou leur vivacité intellectuelle, ils deviennent plus dépendants de leurs enfants. Parfois, les enfants en profitent pour devenir plus insolents, tirant avantage de la faiblesse de leurs parents vieillissants.
Yahya (a) était jeune alors que ses parents étaient extraordinairement vieux. Pourtant, bien qu’il fût un homme de pouvoir, doté d’une voix forte et d’une présence autoritaire, il n’a jamais utilisé cette force contre eux. Le Qour’an dit qu’il était plein de tendresse envers les gens et dévoué envers ses parents. Malgré ses lourdes responsabilités de Prophète portant la Torah, il n’oubliait jamais ses devoirs filiaux. C’est un point crucial pour la jeunesse : vous pouvez avoir le meilleur emploi au monde ou réussir brillamment à l’université, cela ne vous autorise jamais à dire que vous êtes « trop occupé » pour oublier vos devoirs envers vos parents.
Imam Ali (a) a dit : « N’utilisez pas la force, l’esprit ou la puissance de votre langue contre ceux qui vous ont appris à parler ». Ce sont vos parents qui ont passé des nuits blanches à vous parler, à vous acheter des livres et à s’assurer que vous compreniez le langage. Imam Ali (a) nous dit de ne pas utiliser cette éloquence ou cette intelligence comme un fouet contre eux. Yahya (a), malgré toute sa capacité, était tendre et n’était ni un tyran (« Jabbār »), ni désobéissant envers ses parents.
Enfin, nous voyons les trois dernières qualités. Allah (swt) s’exprime à propos de Yahya (a) au verset 15 : « Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité ». Il est intéressant de noter que dans la même Sourate, le Prophète Issa (Jésus) dit presque la même chose, mais à la première personne : « Que la paix soit sur moi… ». Ici, c’est Allah (swt) qui confère la paix à Yahya (a). La question est de savoir pourquoi Allah (swt) proclame ainsi la paix sur lui et quelle est la signification de cela.
Quelles sont les dernières qualités de Yahya (a) mentionnées dans le Saint Qour’an ? Nous en parlerons dans le prochain (et dernier) épisode de notre série inshaAllah.
Source : https://youtu.be/9EBfyn2VFYo?si=mJUod7_c8_AH5bcx
Traduit par l’équipe Shia974 ✨
Les caractéristiques du Prophète Yahya (a) dans le Saint Coran et la jeunesse, Shaykh Jafar Ladak, 6ème (dernier) épisode
Nous avons commencé à parler des dix qualités du Prophète Yahya énumérées dans la Sourate Maryam, du verset 12 au verset 15. Dix qualités sublimes y sont mentionnées : il reçoit la sagesse (« Hikma ») dès l’enfance ; il est empreint d’une tendresse venant directement d’Allah (swt) ; il est pur (« Zakatan ») et se garde du mal ; il est dévoué envers ses parents et n’est point un tyran (« Jabbār »), ni arrogant ou désobéissant envers eux.
Enfin, Allah lui attribue trois autres qualités dans cette séquence : « Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité. »
Que signifie cela ? Premièrement, « Salam » (la Paix) est l’un des Noms divins d’Allah. Si Allah vous accorde Sa paix, il s’agit d’une paix divine, synonyme de sécurité et de bonheur. Le fait que ce soit un « Salam » venant d’Allah signifie que dans ces trois moments charnières de son existence, Yahya (a) bénéficie de cette protection divine.
Ce n’est pas une chose ordinaire. Lors de notre précédente discussion, nous avions mentionné que le Prophète Issa (Jésus) dit de lui-même : « Que la paix soit sur moi… ». C’est comme une invocation, un espoir. Mais dans le cas de Yahya (a), ce n’est pas un espoir ou une prière qu’il formule pour lui-même : c’est Allah qui affirme « J’ai accordé la paix à Yahya » dans ces trois moments.
Son Éminence le Grand Ayatollah Nasser Makarem Shirazi explique que ce sont les trois jours les plus difficiles de la destinée humaine. L’expression « le jour où il naquit, le jour où il mourra, le jour où il sera ressuscité » indique les trois phases de transition d’un monde à l’autre : la naissance, le passage vers le royaume intermédiaire (« Barzakh ») à la mort, et la résurrection au Jour du Jugement. Il précise qu’il est naturel que ces étapes soient accompagnées de tourment, d’anxiété et de difficulté. Ainsi, la miséricorde infinie d’Allah (swt) entoure Ses serviteurs choisis de paix et de bien-être, les plaçant sous Sa protection directe durant ces phases significatives.
Nous devrions, nous aussi, désirer cette même grâce et prier : « Ô Allah, accorde-moi le Salam le jour de ma mort et le jour où je serai ressuscité ». Imam Ali ar-Ridha (a) stipule que les moments les plus terrifiants pour l’être humain sont ces trois situations : le jour où il sort du ventre de sa mère pour découvrir ce monde ; le jour où il meurt et voit l’au-delà et ses créatures pour la première fois ; et le jour où il est ressuscité pour faire face au jugement d’Allah (swt) qu’il ne voyait pas ici-bas. Allah a accordé la paix à Yahya (a) dans ces trois moments et l’a rassuré. Que Dieu nous accorde, ainsi qu’à nos familles, cette même paix ! 🤲🏻✨
La dernière qualité du Prophète Yahya que nous souhaitons mentionner comme exemple pour la jeunesse se trouve au verset 39 de la Sourate Al-Imran. Alors que Nabi Zakariya priait dans son sanctuaire, les anges l’appelèrent pour lui annoncer la bonne nouvelle : la naissance de Yahya (a), qui viendra confirmer une parole d’Allah et qui sera « un maître, un homme chaste et un Prophète d’entre les gens de bien ».
Je voudrais m’arrêter sur cette qualité d’être « hassour », ce qui signifie être chaste. Dans ce contexte, cela revêt une importance particulière pour un jeune, homme ou femme, qu’il soit étudiant, travailleur ou même marié. La chasteté est l’une des qualités les plus importantes pour tout croyant. C’est la preuve qu’une personne a réussi à surmonter certaines tentations et pulsions qui, autrement, peuvent faire des ravages et devenir une « bête » qui prend le dessus sur l’humain.
Que signifie ce terme pour Yahya (a) ? Son Éminence Makarem Shirazi explique que cela illustre une pureté ultime. Une interprétation suggère que, dû à sa mission, Yahya (a) ne s’est pas marié et est resté chaste toute sa vie, ne succombant à aucun désir illégitime. Il parcourait de nombreuses distances pour propager la religion et protéger la Torah, ce qui l’aurait poussé vers une vie de célibat, comme le Prophète Issa. Il savait qu’il ne pourrait peut-être pas remplir ses devoirs financiers et personnels envers une épouse et des enfants à cause de l’ampleur de sa mission prophétique.
Une autre interprétation, proche de la vérité, est qu’être « hassour » désigne quelqu’un qui a délaissé les plaisirs mondains pour une forme d’ascétisme, privilégiant sa mission divine. Cela contraste avec l’exemple du Prophète Mouhammad (s) qui, lui, a pris plusieurs épouses pour préserver et faire progresser la religion. Il n’y a pas de contradiction ici, mais plutôt une démonstration de la flexibilité et de l’adaptabilité au sein de la religion d’Allah (swt) selon les besoins de l’époque.
Ce que les jeunes doivent en retenir, c’est l’importance de se préserver. Aujourd’hui, avec les médias occidentaux et l’accès facile à des contenus illicites sur les téléphones et tablettes, un jeune peut facilement être submergé par ses désirs (« Shahawāt »). Pire, il peut tomber dans l’addiction, ce qui devient un carcan autour de son cou, détruisant son argent, son contrôle de soi, ses relations et sa santé. Un jeune doit suivre l’exemple de Yahya (a) et apprendre à contrôler ces « démons » intérieurs dès le début. S’il apprend à maîtriser ses pulsions pour ne s’engager que dans des relations saines et licites, le reste de sa vie prospérera inshaAllah.
En conclusion, le Prophète Yahya est l’un des Prophètes les plus importants de l’histoire de l’Islam, respecté par différentes communautés. Il est célébré pour ses vertus uniques mentionnées dans le Qour’an et les hadiths. Si vous cherchez un modèle, une personnalité à suivre, je vous conseille humblement de prendre le Prophète Yahya comme exemple. Prenez le temps de relire ces versets, comprenez ce qu’ils signifient pour vous et essayez de les mettre en pratique. Faites en sorte que les qualités qu’il possédait en tant que jeune homme deviennent les vôtres.
Qu’Allah nous accorde la réussite dans cet effort ! Qu’Il nous accorde l’intercession du Prophète Yahya et nous permette de le rencontrer au Jour du Jugement, bénéficiant de la paix, tout comme il a reçu la paix pour les jours de sa mort et de sa résurrection ! 🤲🏻✨
Source : https://youtu.be/kBoiwtpRRj8?si=_qIqdPMYCjQUUnh6
Traduit par l’équipe Shia974 ✨

