Dars de Sheikh Nadir, 22 Ramadhan 1437

Quand le bébé se forme dans le ventre de sa maman, le premier organe formé est le cœur et le dernier organe  qui reste est le cœur.

Les médecins conseillent toujours de débrancher le malade en cas d’hémorragie cérébrale, mais nos ulémas n’acceptent pas, tant que le cœur bat. Le centre est le cœur. 

Quand Imam Ali (as) est né dans la Sainte Kaaba, et quand il a grandi, la première chose qu’il a faite est qu’il a détruit les idoles dans la Sainte Kaaba. 

Notre cœur qui est le Sanctuaire d’Allah (swt) est composé d’idoles que nous devons détruire avant de commencer toute chose. Car si le récipient est sale, peu importe ce que vous mettrez de propre, cette chose deviendra sale une fois qu’elle entrera.

À Karbala, le premier martyr des Banu Hashim était Hazrat Ali Akbar (as) et il a tout de suite eu l’autorisation d’aller sur le champ de bataille quand il l’a demandé. Quand il partait, Imam Hussain (as) marchait lentement derrière lui. Certains disent que c’est un père qui marchait derrière son fils. 

Dans les règles du Hajj, au moment du sacrifice, il est mustahab que le Haajji qui sacrifie l’animal marche derrière lui. Imam marchait donc derrière son fils, qui allait se sacrifier. 

Ensuite, un amoureux discutait avec son bien-aimé, la créature parlait avec Le Créateur en disant :
« Ô Seigneur, aujourd’hui Sois témoin qu’est apparu en face de l’ennemi un serviteur, ressemblant à Ton Messager à travers son comportement, son physique, sa façon de parler. Dès lors que Ton messager nous manquait, nous avions l’habitude de regarder le visage de Ali Akbar. La tristesse m’envahit car c’est la réplique de Ton prophète qui s’en va. »

Notons qu’il n’a pas dit J’AI envoyé un serviteur, mais il a dit « est apparu ». Encore une fois, il ne parle pas à son Seigneur en disant « Moi » ou « Je », mais il dit « Tu ».

Pendant le martyr de Hazrat Ali Asghar, un amoureux parlait à son bien-aimé, un serviteur parlait à son Maître en disant : « Ô Seigneur, il est « facile » pour moi car Tu observes. Il s’agit de Ta créature, de Ton serviteur, il T’appartient ! Et tu m’as considéré digne de m’occuper de Lui, mais il ne m’appartient pas. Tu m’as donné le titre de « père » pour garder ce qui T’appartient. »

Encore une fois, Imam ne mentionne pas de « Je » ou « Moi ». Ces pronoms doivent être supprimés.

Comme vu précédemment, nous commençons par l’éveil pour atteindre le Tawheed. 

Quand une personne ne veut pas se réveiller, nous frappons à sa porte, ensuite nous l’appelons, ensuite nous le secouons et si elle ne se réveille toujours pas, nous sommes obligés de lui jeter de l’eau.

Les épreuves que nous rencontrons dans notre vie sont des Bénédictions, nous pouvons les comparer à l’eau qu’on jette sur la personne pour la réveiller afin que sa vie change de tournure. 

La deuxième méthode pour réveiller la personne qui dort dans l’ignorance est que la personne doit avoir le Tawfeeq, l’opportunité, que seul Allah (swt) donne. Sur quoi est basée la sélection d’Allah (swt) ? Qui peut l’avoir ?

Marhoum Agha Ameer Damaaad a écrit des livres tellement compliqués que même avec la traduction, il est impossible de comprendre. C’est un grand philosophe. Des gens lui ont demandé comment il a fait pour atteindre ce degré. Il a dit :
–         Avant, nous n’avions pas toutes ces facilités (ex : lumière, ordinateur). Sheikh Mufid, Sheikh Tusi, Sheikh Sadouq, Allama Hilli allumaient une bougie, prenaient une plume et de l’encre et ils écrivaient et leur livres sont encore présents de nos jours. Plus la technologie a été avancée, plus les gens ont perdu de leur capacité.

Un jour, alors qu’Agha écrivait avec l’aide de sa lampe, sa plume et son encre, une mouche est venue se poser juste dans la partie supérieure de l’encre. Il voulait tremper sa plume mais il a attendu. Il pensait que la mouche avait faim ou soif. Il a dit que dès qu’il a posé sa plume dans l’encre, il a ressenti comme une force, une lumière l’envahir. Voilà le secret derrière la réussite.

Il ne l’a pas fait pour montrer aux autres, car il n’y avait personne autour pour le voir.

Faisons une liste des bonnes actions que nous avons faites, rappelons-nous. Mais il est possible que ces actions dont nous nous rappelons ne servent à rien, mais que les actions dont nous n’avons plus aucun souvenir soient acceptées en raison de la sincérité qui se cachait derrière. 

Ayatullah Burujerdi avait écrit tant de livres mais au moment de mourir il a dit qu’il n’avait confiance en aucun de ses livres, il n’était pas certain que ces livres allaient l’aider. 

Marhoum Sayed Muhammad Raza Ghulpaygani, celui qui a suivi Ayatullah Khoei dans le domaine du taqleed a dit « Il y avait une personne qui cohabitait dans la même chambre que moi quand j’étais étudiant. Après les dars, on discutait sur ce qu’on avait appris et on débattait sur le sujet. 

Nous nous sommes ensuite séparés. Je me suis marié, j’ai terminé mes études, je suis devenu Mujtaheed, Marja’, ensuite ma Marja’eat a été déclarée. À un moment, j’ai appris que mon ami qui cohabitait avec moi était malade et que le médecin avait dit qu’il lui restait peu de temps.

Je suis allé le voir et l’ai vu sur son lit de mort ; il dormait et en me voyant, il s’est énervé :
–         Muhammad Raza ! Te rappelles-tu de l’époque où nous étions dans la même chambre, on étudiait ensemble et on était dans la même classe et on débattait ? Te rappelles-tu, j’étais plus intelligent et j’allais en profondeur dans mes réflexions et toi, tu me demandais d’où je tirais tout cela ?  Mais regarde l’injustice d’Allah (swt). Toi, tu es reconnu dans le monde entier et tu es devenu Marja’ e Taqleed et moi je suis ici et personne ne me connait.

En entendant cela, je me suis enfui. J’avais peur que le châtiment d’Allah (swt) s’abatte et que je sois aussi inclus dedans. »

Nous avons donc le Tawfeeq à travers la sincérité. Dans le saint Qur’an, quand il est mention du Ikhlaas, Allah (swt) dit « Labanan khaalissa » c’est-à-dire « Le lait pur », il prend exemple du lait car le lait sort à partir d’un morceau de chair au milieu du sang. Le lait ne contient ni la couleur du sang, ni l’odeur de cette chaire. 

Une ville d’Iran porte le nom de Hamadan, c’est une ville touristique. Avicenne est enterré à cet endroit tout comme Baba Tahir. Baba Tahir est connu sous le nom de Ouryaan c’est-à-dire le « nu » car il ne comprenait rien de ce qu’on lui disait. 

Il aimait beaucoup étudier. Il allait à différents dars, posait des questions mais il a été expulsé en raison de ses questions bêtes. Quand il se faisait expulser, il s’asseyait près de la porte et écoutait le dars. Un jour, il a eu un ami et il lui a demandé :
–         Comment arrivez-vous à comprendre ces dars aussi longs et profonds ? Avez-vous une méthode ? Quel est votre secret ?

C’était l’hiver et au milieu du Hawza se trouvait une fontaine glacée et l’ami a dit en se moquant : 
–         Au milieu de la nuit, on plonge au fond de la fontaine et en ressortant, on a le Ilm.

Il était naïf, il a attendu que tout le monde dort le soir et il est allé plonger dans le puits en enlevant ses vêtements du haut. Depuis qu’il en est sorti, il est connu sous le nom de Baba Taahir Ouryaan.

Il a écrit tant de poèmes mais il est très difficile de les comprendre. C’était une grande personnalité, son savoir, ses histoires et ses livres sont encore très utilisés.

Les étudiants de Qum ont un livre de fiqh très connu Al-Lum’at al-Dimashqiyya écrit par Marhoum Shaheed Thaani. Quand Saddam l’a enfermé dans une prison, Shaheed s’est dit qu’il allait se faire tuer à présent et il ne voulait pas que son sang soit répandu inutilement. Il a demandé un stylo et les gens ne lui ont pas donné. Il avait une feuille avec lui. Il a prit un outil et a fait un trou dans ses veines. Il a écrit une partie de ce livre avec son sang. Lisez ce livre et vous remarquerez des Bénédictions arriver dans votre vie. Tout cela, en raison de la sincérité qui était derrière cet acte. 

Allah (swt) a dit que le jeûne Lui appartient. Il n’a pas dit ces propos concernant la prière, le hajj, etc. car tout cela nécessite une action et donc, il y a possibilité que l’intention ne soit pas pour Lui mais pour montrer à autrui. Or, le jeûne repose sur l’abstinence, sur le fait de ne pas « faire » justement. Personne ne sait quand quelqu’un jeûne alors qu’il est facile de vanter une personne qui prie, qui va au hajj. Le jeûne repose sur une pure sincérité inébranlable. 

Ayatullah Bahjat a dit « Soyez sincères pour Allah (swt), et votre environnement sera votre professeur ».

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Date

20 janvier 2020