Dars 12 Ramadhan 1436 – Agha Moledina

Le Prophète d’Allah (swt) a dit à Imam Ali (as) :

     Ô Ali, lorsque vous verrez que les gens veulent se rapprocher les uns des autres et cherchent à plaire aux autres, vous, ô Ali, recherchez à vous rapprocher d’Allah (swt) et faites en sorte qu’Il soit satisfait de vous.

Durant nos cinq prières quotidiennes, nous disons « Qurbatan ilallah », cependant cette intention ne doit pas être présente uniquement à ces moments-là, mais à chaque action.

Dans notre vie, pourquoi Allah (swt) a-t-il placé des difficultés de sorte à ce que nous ayons toujours besoin de quelqu’un ? C’est parce qu’Il veut que nous réalisions que nous n’avons pas le plein pouvoir et que nous ne sommes pas complètement indépendant.

Un jour, Behloul est allé dans le palais de Haroun Rashid. Haroun Rashid lui a demandé :

     Ô Behloul, donne-moi des conseils.

     Ô Haroun Rashid, répond d’abord à ma question. Tu pars dans le désert et tu as très soif. Tu es sur le point de mourir et tu ne vois personne. Soudain, quelqu’un est prêt à t’aider. Que seras-tu prêt à lui donner en retour ?

     Je serais prêt à lui donner beaucoup d’or.

     Et s’il refuse ?

     Je lui donnerai le contrôle sur la moitié de mon territoire !

     Maintenant que tu as bu l’eau, tu as très envie d’aller aux toilettes mais tu ne peux pas. Et à cause de cela, tu tombes malade. Que seras-tu prêt à offrir à celui qui te guérira ?

     Je serais prêt à lui donner le contrôle de l’autre moitié de mon territoire.

     Ô Haroun ! toi qui est si puissant, qui a tant de richesse et une si grande armée ! Tout ton pouvoir peut basculer pour une seule goutte d’eau. Voilà la valeur de ce que tu possèdes.

En entendant cela, même Haroun Rashid s’est mis à pleurer.

De nos jours, nous avons tous un problème : pourquoi nos douas ne sont-ils pas acceptés ? Car nous gardons espoir envers les autres, nous croyons de moins en moins au pouvoir d’Allah (swt) alors que c’est Lui qui décide de tout.

Imam Ja’far Sadiq (as) a dit : « Si vous souhaitez que vos vœux s’exaucent directement alors ne gardez espoir qu’en Allah (swt). »

Avant d’accepter notre vœu, Allah (swt) nous fait passer des examens. Il veut voir notre véritable visage et notre réaction face aux difficultés. Si nous gardons espoir en Lui seulement, en disant que s’Il le souhaite, tout ira bien. À ce moment, peu importe le dua, Allah (swt) l’exaucera.

Celui qui passe par des épreuves sait à quel point la réalisation de ses souhaits est importante. Il doit se dire : « Non, personne ne peut me sortir de cette difficulté à part Lui. J’avais l’occasion de m’en sortir avec untel mais ce n’est pas grave, Allah (swt) enverra quelqu’un d’autre. »

Abdullah bin Sanaan rapporte qu’Imam Ja’far Sadiq (as) a dit : « Il y a trois beauté du croyant dans ce monde et dans l’au-delà : se lever la dernière partie de la nuit pour prier (Allah (swt) est prêt à tout donner à ces personnes), aimer et suivre la famille du Prophète et ne rien attendre de la part des autres. »

Muhammad ibn Ajnaan était quelqu’un de très riche et est devenu tout d’un coup très pauvre et était endetté.  Il raconte : « En voyant ma situation, même mes amis m’ont abandonné. Il y avait un Haakim à Médine, qui s’appelait Hassan bin Zayd. Un jour, je sortais de chez moi et j’allais lui demander de l’aide, quand j’ai croisé Abdullah, un petit fils d’Imam Zayn al Abedine (as).

Il connaissait ma situation et m’a dit :

     Ô Muhammad, où allez-vous ?

     Vous savez, ma situation s’est empirée. Je vais aller demander de l’aide au Haakim de Médine. Je n’ai plus aucune solution.

     Écoute Muhammad, fais attention. Tu n’auras rien, n’attends rien de sa part. Pourquoi ne demandes-tu pas à celui qui a tous les pouvoirs entre Ses Mains ? Un jour, mon cousin Imam Sadiq (as) a dit : « Un jour, Allah (swt) a envoyé un message à un de Ses Prophètes et lui a dit : « Moi, Dieu, Je jure par Mon honneur que lorsque mon serviteur se tourne vers quelqu’un d’autre que Moi, je n’exauce pas son vœu.

Mon serviteur, quand tu fais face aux difficultés, malgré ta foi, tu vas voir d’autres personnes ? Alors que c’est Moi qui décide de tout.

Les clés des portes fermées sont avec Moi. La clé qui mène vers la lumière se trouve avec Moi et J’ouvre la porte à ceux qui M’appellent à l’aide !

Mais qu’est-il arrivé à l’être humain ?! Il m’ignore et va voir d’autres personnes. Combien de chose lui ais-je données sans même qu’il ne Me le demande ?

L’exaucement des souhaits des habitants des sept cieux et des sept terres ne diminue rien en Moi, même pas de la taille de l’aile d’un moustique ! Malheureux est celui qui demande aux autres plutôt qu’à Moi-même ! » »

Lorsque j’ai entendu cela, j’ai demandé au petit-fils d’Imam de le répéter trois fois. Ensuite, j’ai lui ai dis que je n’allais pas demander de l’aide au Hakim et que j’allais prier chez moi. »

Il est dit qu’après quelques temps, tout est rentré dans l’ordre dans sa vie. Au fond de nous, nous ne sommes pas réellement convaincus et nos duas ne sont pas sincères ! Nous espérons plus de la part des autres plutôt que de la part d’Allah (swt).

Le Prophète d’Allah (swt) a dit à Imam Ali (as) :

     Ô Ali, arrivera un moment où ceux qui accepteront la vérité seront récompensés.

En entendant ces propos, les compagnons du Prophète (saw) ont dit :

     Ô Prophète d’Allah, mais où seront passées les actions ?

Allah (swt) sait exactement ce qui se cache derrière ces paroles. Mais aujourd’hui, vous voyez par vous-même, les difficultés concernant Daesh, le port du voile, la pratique de la religion, les complications ne cessent d’accroître. Il est dit que garder une braise dans sa main sera plus facile que d’avoir la foi. Nous avions toujours eu l’habitude de parler dessus.

Est-ce que cette époque que nous redoutons tous n’est pas arrivée ? Le Prophète saw a dit que celui qui ment n’est pas un croyant, sincèrement, combien de fois mentons-nous ? Des fois sans même nous en rendre compte !

Nous nous plaignons, pourquoi nous ne ressentons aucun plaisir à faire la prière ?

Allah (swt) a envoyé un message au Prophète Daoud (as) :

     Ô Daoud, j’infligerais 70 punitions invisibles à celui qui ne fera pas usage de son savoir. Comme par exemple, la plus petite punition serait que je lui enlèverai le plaisir de son cœur lorsqu’il M’évoquera.

z

Orateur

j

Catégories

Date

1 mai 2020