Dars 11 Ramadhan 1436 – Agha Moledina

Le Prophète d’Allah (swt) a dit à Imam Ali (as) :

     Ô Ali, lorsque vous verrez que les gens veulent se rapprocher les uns des autres et cherchent à plaire aux autres, vous, ô Ali, recherchez à vous rapprocher d’Allah (swt) et faites en sorte qu’Il soit satisfait de vous.

La base des relations doit reposer sur « Watawa sawbil haqq, watawa sawbil Sabr. » Nous ne devons pas plaire aux autres de sorte qu’Allah (swt) soit mécontent de nous, même s’il s’agit d’un membre de notre famille. Ne soyons pas esclave d’autrui, de sorte à ce que les autres nous induisent dans l’erreur.

Quelle était la différence entre Imam Ali (as) et Muawiya ? Quelle était la différence entre leurs compagnons ?

Allama Arif Hussain al Hussaini raconte :

Un jour, Imam Ali (as) a dit à ses compagnons:

     Si je fais une erreur, ne vous dites pas que je serai mécontent si vous me le faites remarquer !

Alors que Muawiya disait aux autres d’accepter ce qu’il disait ou sinon il les faisait souffrir.

Marhoum Maulana Ghoulam Hussain a écrit :

Un jour, un homme habitant à Kufa est allé à Shaam. Il avait un chameau et un syrien l’a vu avec son animal et a beaucoup aimé son chameau. Il lui a dit :

     Cette chamelle est à moi !

     Non elle est à moi !

     Mais non ! Cette chamelle m’appartient !

     Je te dis que je viens de Kufa avec cette chamelle!

     Tu es un voleur !

Muawiya apprit la nouvelle et le syrien a dit :

     Ô Muawiya, cet homme habite à Kufa. Il est venu à Shaam et a volé ma chamelle.

     As-tu des preuves ?

Il a appelé 50 personnes qui ont apporté un faux témoignage en jurant sur Dieu. En entendant cela, Muawiya a dit au syrien de prendre sa chamelle et de s’en aller.

L’homme de Kufa a dit :

     Ô Muawiya, 50 personnes sont venues et ont juré sur Dieu en disant que cette chamelle appartenait à l’autre personne. Sans réfléchir, vous avez pris votre propre décision mais personne n’a remarqué qu’il ne s’agissait pas d’une chamelle, mais d’un chameau !

En entendant cela, Muawiya a souri et a dit :

     Tu diras à Ali, que j’ai à mes côtés des milliers de personnes qui sont prêt à jurer sur Dieu et Son Livre sans même savoir la différence entre un chameau et une chamelle !

Allah (swt) nous a mis au monde à travers un système naturel. Et c’est grâce à ce système que nous vivons et que le monde peut vivre. Tous les êtres humains ont besoin des autres. Les enfants ont besoin des parents, les parents ont besoin des enfants. Qui parmi nous n’a pas besoin d’enfant ? Jusqu’à ce qu’il se marie, l’enfant ne cessera d’appeler ses parents. Cependant, après le mariage il commencera à les oublier. Et au moment de l’enterrement, il viendra devant tout le monde, pleurer la mort de son père. Mais avant que vos parents décèdent, avez-vous accompli vos devoirs ? Si non, pourquoi donc montrer une autre face au public ?

Un employé a toujours besoin de son patron et le patron a besoin de ses employés. Les malades ont besoin de médecins et les médecins ont besoin de malades. C’est un système qu’Allah (swt) a établi. Cependant, même si nous sommes dépendants des uns et des autres, nous ne devons pas oublier qu’avant tout, nous avons toujours besoin d’Allah (swt). Même si des personnes viennent nous aider, nous devons nous dire que c’est Allah (swt) qui a envoyé ces personnes pour nous.

Marhoum Maulana Sayed Khalil Abbas a récité le jour d’Ashura :

« Un jour, le Prophète Moussa (as) a vu une mère traiter son enfant avec amour. En voyant cela, le Prophète a dit que l’amour d’une mère est unique. Mais à un moment, elle l’a jeté par terre, l’enfant a pleuré, et ensuite, elle l’a repris et l’a de nouveau traité avec amour. Le Prophète a dit :

     Ô Allah, que veux-Tu m’enseigner ici?

Allah (swt) lui a dit :

     Ô Moussa, à quoi as-tu pensé en voyant cette scène ?

     Que l’amour d’une mère n’a pas d’égal.

     C’est exactement ça. Et c’est Moi qui met cet amour dans le cœur des mères, tu as vu ce qui se passe lorsque j’enlève cet amour de leur cœur.

Ayatullah Dast Ghayb a dit qu’un jour, il y avait un médecin à Shiraz, qui avait sauvé plusieurs vies. Un jour, c’est son fils qui est venu en tant que patient. Le médecin a commis une erreur médicale, il lui a donné des médicaments en pensant qu’il était atteint de paludisme, cependant ce n’était pas le cas et son fils est décédé. Celui qui sauve la vie des autres n’a pas pu sauver son propre fils.

Souvent, les médecins disent : « Nous avons des médicaments très efficaces mais qui ne font aucun effet sur des patients et nous avons aussi des médicaments qui ne font aucun effet d’habitude, mais qui soignent certains patients. Nous faisons de notre mieux mais c’est Dieu qui fait le reste du travail. »

Allah (swt) envoie des gens pour nous aider et seul Lui décide qui il doit envoyer.

Pharaon avait placé des femmes chez chaque femme enceinte pour vérifier si elles donnaient naissance à des garçons ou des filles.

Lorsque le Prophète Moussa est né, combien de temps allaient-ils garder le secret ?

Lorsqu’un jour, une des femmes a vu le Prophète Moussa (as), la mère du Prophète s’est inquiété de peur qu’elle aille tout raconter à Pharaon. Mais en voyant le visage du Prophète, le cœur de cette femme s’est rempli d’amour et de pitié et elle a promis qu’elle n’allait rien dire à Pharaon.

Pendant ce mois béni de Ramadhan, prions Allah (swt) qu’il remplisse nos cœurs de pitié et d’amour pour que nous puissions pardonner ceux qui nous ont fait du mal! Amine!

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Date

1 mai 2020