Shia 974 (Chiite Réunion) - La Bibliothèque - Tehziboul Islam ou Code de la vie Musulmane - Shia 974" Chiite à l'Ile de la Réunion

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Shia 974 ( Chiite à l'Ile de la Réunion )
La Bibliothèque

 

"TEHZIBOUL ISLAM" OU " CODE DE LA VIE MUSULMANE."

 

Par Allamâ Mouhammad Bâqir Al Majliçi Aalallahou Maqâmahou

Traduit par Moulla Nissarhoussen RAJPAR

 

Chapitres 4

L'importance du Nikah

 

Les règlements des rapports réciproques entre le mari et sa femme et des relations conjugales.

L'éducation des enfants et les avantages des bons rapports entre les parents et leurs enfants.

 

I - L'importance du Nikah et ses mérites.

La condamnation du célibat et de l'ascétisme.

 

        Des Traditions dignes de confiance citant Imam Ja'far As Sadiq (as) nous rapportent que témoigner un amour parfait à son (ou ses) épouse (s) relève de la Conduite et de la Tradition (la Sounnah) des Prophètes. L'Imam (as) insiste, par ailleurs, que la Foi des Croyants ne peut s'accroître tant qu'ils n'aiment pas leurs épouses passionnément. Plus leur amour augmente, plus leur Foi s'amplifie, dit-il.

        Il ressort des Hadiths, de source sûre, formulés par l'Imam Ar Ridha  (as) que trois choses font partie de la Sounnah (Tradition) des Prophètes :

   sentir le parfum;

–   enlever les poils en excès du corps;

  montrer un grand attachement à ses épouses et tenir fréquemment des liaisons intimes avec elles.

        Se référant à un Hadith, digne de foi, il est rapporté que Sikkin Nakhaï s'était engagé dans les Adorations et Prières, manifestant son indifférence à l'égard  des femmes, du parfum et des mets délicieux et écrivit une lettre à ce sujet à l'Imam Ja'far As Sadiq (as). L'Imam (as) lui répondit : à propos des femmes,  sur lesquels vous me faites part de votre réticence, ignorez-vous le nombre d'épouses que le Saint Prophète (saw) possédait ? En ce qui concerne la nourriture excellente, sachez que le Messager d'Allah (swt) se servait aussi bien de la viande que du miel dans ses repas.

        L'Imam (as) a, par ailleurs, déclaré que celui qui s'est marié a,  certainement, protégé la moitié de sa Foi et, l'autre moitié, nécessite la piété pour se préserver. Il a ajouté, en outre, que les pires, parmi vous, sont les ascètes. Quelle chose, demanda-t-il, empêche un Croyant de se marier? Allah (swt) pourrait lui accorder un fils qui ornera la terre du Kalimah de '' Laylah  Ilallah.'' Il continua en disant que celui qui suit et se lie à ma Sounnah (la Tradition) doit se marier. Que celui qui se conforme à ma Sounnah (la Tradition) sache bien que l'amour de la femme fait partie de ma Sounnah.

        Le Saint Prophète de l'Islam (saw) affirme que celui qui refuse de se marier, par crainte de la pauvreté ou de ses conditions financières insuffisantes, témoigne une mauvaise opinion à l'égard d'Allah (il n'a pas confiance en Allah) Qui annonce dans le Qur'an :

IN 'YYAKOUNOU  FOUKRAAA, YOUGH-NI-HIMOULLAHOU MIN'  FADH'LIH

–   Sourate 24, Verset 32 –

(S'ils sont pauvres, Allah, par Sa Grâce, les enrichira)

        Dans un autre Hadith, Imam Ja'far As Sadiq (as) raconte : trois femmes vinrent voir le Messager d'Allah (swt). L'une d'elles déclara que son mari ne mangeait pas de la chair animale, la seconde ajouta que son mari s'interdisait de  sentir les odeurs aromatiques, tandis que la troisième ne cacha pas d'affirmer que le sien refusait de s'approcher de sa femme.

        Le Saint Prophète (saw) sortit de sa demeure bénie, son visage sacré  reflétant une vive contrariété et son manteau traînant sur le sol, il se dirigea sur le haut du Mimbar (la Chaire) où il prit place et, après avoir loué Allah Le Très Haut, il questionna :

Pour quelle raison un groupe parmi mes Compagnons a-t-il cessé de consommer de la viande, de flairer le parfum et de tenir des rapports intimes avec ses épouses, alors que moi-même, je mange de la viande, j'aime le parfum et j'accomplis mes liaisons intimes avec mes épouses ? Celui qui agit contrairement à ma Sounnah (Tradition) est exclu de ma Communauté, ajouta-t-il.

        Imam Ja'far As Sadiq (as) proclame : deux Rakaates de Salat

(la Prière) d'un homme marié (surtout le père de famille) sont meilleures que soixante dix Rakaates de celui du célibataire.

 

 

II – Les types de femmes :

les bonnes et les mauvaises

 

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare que la femme, en sa qualité, ressemble à un collier que vous portez autour du cou. C'est à vous de voir de quel collier voulez-vous être orné.

        Il ajoute, par ailleurs, qu'une femme pure et chaste ne peut jamais être égale à une femme de mauvais caractères. Une femme chaste est plus précieuse que l'or et l'argent; en effet, l'or et l'argent n'ont aucune valeur, comparés à celle-ci. Tandis qu'une femme de mauvais caractères ne peut être évaluée à de la terre, car la terre est meilleure que celle-ci.

        Son grand-père, le Messager d'Allah (swt) a formulé que : donnez vos filles aux garçons de vos familles, ayant le même statut que le vôtre et prenez les filles qui appartiennent à vos familles, ayant une position sociale semblable à la vôtre. Pour votre progéniture, choisissez une femme féconde qui pourrait vous faire bénéficier de bons enfants (en santé comme en foi et piété).

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) dit, par ailleurs, que celui qui se marie pour la richesse et la beauté sera privé, à la fois, de ces choses, et celui qui se marie pour la foi et la piété sera béni, par Allah, aussi bien de la richesse que de la beauté.

        Le Saint Prophète (saw) énonce que : mariez-vous avec une fille chaste et pieuse qui vous fait jouir des enfants, plutôt qu'avec une belle fille qui vous prive d'avoir des descendants, afin que, demain, au Jour du Jugement, par vos présences nombreuses, je puisse me montrer fier devant les Communautés des autres Prophètes.

         Imam Ali (as), le Prince des Croyants, nous enseigne que la fille dont vous demandez sa main en mariage doit avoir certaines qualités :

-   un teint de la couleur du blé;

-   un front assez large;

-   des yeux noirs;

-   une taille moyenne;

-   et des hanches fortes.

        L'Imam (as) ajoute, en outre, que si quelqu'un arrive à trouver une fille identique à celle-ci et qu'il souhaite se marier avec elle, qu'il vienne récupérer de moi le Mahar   (la dot) qu'il doit lui offrir, s'il en est complètement démuni.

        Il appert d'un Hadith que lorsque, le Saint Prophète de l'Islam (saw) envoyait une femme pour demander la main d'une fille en mariage pour quelqu'un, il lui conseillait de bien la regarder, surtout son cou et son physique en général.

        Il ressort d'un Hadith de l'Imam Ja'far As Sadiq (as) que lorsque vous demandez la main d'une fille en mariage, renseignez-vous au sujet de ses cheveux car la beauté des cheveux constitue la moitié de son charme.

        Un Hadith digne de foi émanant du Saint Prophète (saw) déclare que la meilleure des femmes est celle qui est très féconde, qui est sympathisante envers son mari, respectée parmi ses connaissances et familles, qui a une âme chaste, qui obéit à son mari, qui lui fait bon accueil et se montre heureuse à lui.

        Une Tradition nous relate qu'un homme vint voir le Saint Prophète (saw) et lui raconta : ma femme m'accueille sur la porte de la maison au moment où j'arrive et m'accompagne jusqu'au seuil lorsque je la quitte. Elle me questionne quand elle me voit inquiet et me dit : si vous vous inquiétez  pour le pain quotidien, sachez qu'Allah en est Le Garant et le pourvoit à tout être humain, et si vos soucis concernent l'Au-delà, qu'Allah les augmente (pour votre Salut)  ! Le Messager d'Allah (swt) continua : il y a certains agents Divins dans le monde et cette femme en fait partie. Elle recevra la moitié des récompenses spirituelles qu'aura droit un martyr.

        Le Saint Prophète (saw) déclare : Les femmes Qouraish sont les meilleures parmi toutes les femmes. Elles sont plus soumises à leurs maris d'entre toutes les femmes des tribus, plus bienveillantes envers leurs enfants, ne refusent jamais à leurs conjoints et les conduisent vers la pudeur et la chasteté (ce sont les dames Sayyed ou les Saydaniyan).

        Dans un autre Hadith digne de confiance, il est mentionné  qu'Allah déclare : lorsque je veux bénir un homme de toutes les vertus de ce monde et de l'autre monde, Je lui donne un cœur sensible à toutes les misères d'autrui, qui est rempli de Ma crainte et se montre humble devant Moi, Je lui accorde une langue qui ne cesse de M'évoquer, un corps qui endure tous les maux, une femme qui se réjouit en voyant son mari, qui demeure chaste et fidèle durant son absence et ne gaspille jamais ses biens.  

 

 

III. - Le Nikah, ses manières et son intention

 

        Dans un Hadith de source sûre, émanant de l'Imam Ja'far As Sadiq (as), il est rapporté que lorsque quelqu'un désire se marier et procéder à la demande du Nikah, il doit, d'abord, accomplir deux Rakaates de Salat, et réciter, ensuite, le Doua suivant, après avoir loué Allah :

'' ALLAHOUMMA  INNI  ARIDOU  AN  ATA-ZAWWAJA, FA  QADDIR LI MINAN-NISSAÏ , A-AFFAHOUNNA  FARAJAN, WA HAFAZA-HOUNNA, LI  FI  NAF'SSIHA, WA  MALI WA  AWSAA'HOUNNA  LI  RIZQAN, WA  AA-ZAMA-HOUNNA LI  BARAKATAN,  FI  NAF'SSIHA, WA MALI, FA  QADDIR  LI  MIN'HA  WALADAN  TAYYIBAH, TAJA'ALOUHOU, KHALAFAN, SWALIHAN,  FI  HAYATI, WA  BA'ADA  MAWTI ''

(Ô Allah ! J'ai l'intention de faire le Nikah. Bénis-moi, de parmi les femmes, de celle qui est la plus vertueuse, qui est, pour moi, la meilleure protectrice de sa propre personne, ainsi que de mes biens, la meilleure source de l'accroissement de mes besoins quotidiens et de ma fortune, et accorde-moi d'elle  un beau garçon, qui sera un bon rappel vertueux dans ce monde comme dans l'autre !)

            Il appert d'une Tradition digne de foi qu'il est recommandé (Sounnah) d'exécuter le Nikah durant la nuit.

            Une autre Tradition de source sûre rapporte qu'une fois, l'Imam Mouhammad Al Baqir (as) entendit la nouvelle selon laquelle, un homme a accompli son Nikah au moment où un vent violent et chaud soufflait. L'Imam (as) déclara que je doute que l'amour et l'union puissent durer dans ce couple. En l'espace de quelques jours seulement, les deux époux se séparèrent.

            Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare dans un Hadith, digne de confiance, qu'accomplir le Nikah ou ramener l'épouse au domicile de son mari la première nuit de ses noces, au moment du '' Qamar dar Aqrab,'' (lorsque la lune se trouve placée dans le Scorpion), cela n'apporte pas de bons résultats.

            Un autre Hadith relate que celui qui accomplit le Nikah ou ramène son épouse à son domicile la première nuit de ses noces, au moment de

 '' Tahtoush-shouà, '' (les derniers jours du mois lunaire où la lune n'est pas visible, les 28, 29 et 30 du mois lunaire), sachez que la femme n'accouchera pas ou fera un avortement.

            H° Ali (as), le Commandeur des Croyants, informe que le vendredi est le jour propice pour  la demande en mariage et aussi pour le Nikah. Sachez qu'inviter les Croyants à assister au Nikah et au banquet de l'occasion, ainsi que réciter le '' Khoubah '' avant la formule rituelle du Nikah sont des pratiques recommandées, appelées Sounnah.

            Le Messager d'Allah (swt) affirme que le '' Walimah, '' ou le banquet de mariage est très recommandé le premier jour, il est encore permis le second  jour, mais constitue un acte de se faire apparaître le troisième jour.

 

 

IV. - La nuit des noces et les relations intimes :

ses manières et règlements

 

        Durant le '' Qamar dar Aqrab '' (lorsque la lune se trouve dans la constellation de Scorpion qui dure environ trois jours par mois) et le '' Tah'tash-Shouà '' (quand la lune est invisible dans ses derniers jours, avant la nouvelle lune, qui dure aussi environ trois jours : 28, 29, et 30 du mois  lunaire), il est détestable ou '' Makrouh,'' d'aller déposer la mariée au domicile de son conjoint pour sa première nuit des noces.

        Il est illicite ou '' Haram '' de tenir une conjonction avec sa femme durant les menstruations (trois jours au minimum et dix jours, au plus, tous les mois), appelées '' Haïz, '' et, aussi, durant la période de '' Nifas, ''  (après l'accouchement où l'écoulement du sang ne dépasse pas dix jours).

        Il est, de même, détestable ou ''Makrou'h'' pour le mari de toucher la partie basse de sa femme durant ses périodes.

        Après l'arrêt de '' Haïz '' ou les menstrues et avant son '' Ghousl '' obligatoire (le Bain Rituel), il est recommandé  de ne pas  faire l'amour avec sa femme. Il est, donc demandé, par précaution, d'éviter les rapports, sauf dans les cas urgents. Dans cette situation inévitable, il faut demander à sa femme de bien laver et nettoyer ses parties intimes.

        Dans le cas d'une femme en état de '' Istéhaza '' (le temps qui dépasse le Haïz; pour de plus amples explications, voir le '' Tawzihoul Massaïl '' ou le Code des Pratiques Musulmanes), lorsqu'elle a fini d'accomplir le '' Ghousl '' obligatoire et les actes d'adoration nécessaires, son mari peut s'approcher d'elle pour une union charnelle.  

        Il est demandé au mari, durant les rapports, de ne pas éjaculer le liquide séminal hors de l'organe génital de la femme. Certains '' Oulémas '' ou savants religieux déclarent '' Haram '' cet acte, sans la permission de son épouse.

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare qu'il est recommandé  de ne pas s'unir avec sa femme la nuit du mercredi.

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) exhorte à éviter les rapports conjugaux au début, au milieu et à la fin du mois lunaire, car ceux-ci, effectués durant ces moments, se résultent par un avortement ou une fausse couche. Si, malgré cela, l'enfant naît vivant dans ce monde, il pourrait être atteint d'un trouble mental ou de l'épilepsie. N'avez-vous pas vu, demande l'Imam (as), que, souvent, les crises d'épilepsie arrivent à chaque début du mois et à mi- mois ou à la fin du mois ?

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) affirme que nos ennemis ne sont que de deux catégories, il n'y en a pas une troisième. Ils sont nés, par suite d'un adultère ou d'un rapport illégitime, appelés '' Waladouz-Zinà '' (adultérins) ou encore ils ont été conçus durant la période de '' Haïz,'' appelés  '' Waladoul Haïz.''

        Une Tradition émanant du Saint Prophète (saw) énonce que l'enfant conçu, par suite d'un rapport effectué durant la période de ''Haïz,'' souffrira, à sa naissance, de la calvitie ou de la lèpre ou aura des taches blanches sur son corps.

        Dans un Hadith, de source sûre, H° Imam Ja'far As Sadiq (as) annonce que si les époux conversent au moment des rapports conjugaux, il est possible que l'enfant conçu naisse muet, et que si les époux regardent, durant l'acte, les parties intimes de l'un et l'autre, l'enfant conçu pourrait naître aveugle.

        On demanda à l'Imam Ja'far As Sadiq (as) :

que dites-vous lorsque, durant les rapports, le vêtement qui couvre nos visages s'écarte et les laisse ouverts?

L'Imam (as) répondit qu'il n'y a aucun problème.

Que dites-vous si, durant les rapports, l'homme embrasse sa femme ?

L'Imam (as) répondit qu'il n'y a aucun mal.

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) recommande aux époux d'éviter de faire l'amour dans une chambre où se trouve un enfant, car celui-ci deviendra fornicateur et adultère.

        Le Saint Prophète (saw) assure : Par Allah, en Sa Puissance est mon âme, si un homme entretient une conjonction avec sa femme, dans une maison où quelqu'un, en état de veille, les aperçoit ou les entend parler et respirer, l'enfant qui naîtra de cette union deviendra pécheur, adultère et fornicateur.

        Il ressort d'un autre Hadith qu'on demanda à l'Imam Ja'far As Sadiq (as) si l'homme peut entretenir des rapports conjugaux avec sa femme alors qu'ils sont complètement déshabillés, l'Imam (as) répondit par la négative. Il ajouta, en plus, qu'ils ne devraient pas les effectuer, couchés en direction de la Qibla ou les pieds tournés vers la Qibla, ni sur un bateau.

        H° Imam Moussa al Kadhim (as) déclare ne pas approuver les rapports conjugaux, durant le voyage, sachant que l'eau est insuffisante ou inexistante pour accomplir le ''Ghousl'' obligatoire, sauf dans le cas extrême où l'omission de ces relations entraînerait un risque réel pour la santé, faute d'avoir pu assouvir son désir. Nos ''Oulémas'' ou Savants religieux déclarent '' Haram '' ou illicites de tels rapports, à l'exception des circonstances vraiment inévitables.

        Le Messager d'Allah (swt) indique que celui qui a eu une éjaculation nocturne involontaire ou pollution nocturne ne doit pas entretenir des rapports conjugaux avec sa femme, avant d'avoir accompli le ''Ghousl'' obligatoire. S'il le néglige, alors il n'est pas étonnant que  l'enfant qui naîtra, par suite de cette conjonction, puisse avoir des troubles mentaux.

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) a formulé qu'il est '' Makrouh '' ou abominable de faire l'amour avec sa femme à partir du lever du soleil jusqu'à ce qu'il devienne bien éclatant et à l'heure du début du coucher du soleil jusqu'à ce que sa lumière jaune sombre disparaisse lorsqu'il s'éloigne sous l'horizon.

        Abou Saïd Khoudri raconte que le Saint Prophète (saw) exposa à l'Imam Ali (as) les enseignements suivants :

        Ô Ali ! Lorsque la mariée entre, la première fois, dans ta chambre, enlève ses chaussures pour qu'elle puisse s'asseoir. Puis, lave ses pieds et verse cette eau, tout autour de la chambre, en commençant par la porte d'entrée et en suivant le bas des murs. Par l'effet de cette opération, soixante dix mille difficultés s'éloigneront de ta maison, soixante dix mille Bienfaits Divins y pénétreront, soixante dix mille Bénédictions Célestes descendront sur toi et sur ton épouse, chaque coin de ta demeure en bénéficiera et ta femme sera protégée de la maladie mentale, de la calvitie et de la lèpre jusqu'à ce qu'elle y réside.

        Ô Ali ! Tu éviteras de donner à manger ou à boire du lait, du vinaigre, des dhania ou de coriandre, et des pommes acides, à la jeune mariée, durant les sept premiers jours.

        Lorsque le Commandeur des Croyants demanda au Messager d'Allah (swt) la raison de ces mesures, il lui répondit :

        '' En prenant dans ses repas ces ingrédients, la femme perd sa fertilité et devient stérile. Elle n'enfantera plus.''

        Ô Ali ! Tu éviteras de t'approcher de ton épouse au début de chaque mois lunaire, à son milieu et à sa fin, parce qu'elle et son enfant, né de cette union, pourraient souffrir de la calvitie, de la lèpre et des troubles mentaux.

        Ô Ali ! Tu éviteras aussi de te coucher avec ton épouse après la Prière de midi (Salat du Dhohar), car l'enfant, né de cette union, traversera des difficultés.

        Ô Ali ! Évite de converser durant les rapports, car l'enfant, né de cette union, pourrait être muet et de regarder les parties intimes de ta conjointe, car l'enfant conçu, à cette occasion, pourrait naître aveugle. Il est conseille, dans ces moments, de garder ses yeux fermés.

        Ô Ali ! Évite aussi de t'unir immédiatement avec ton épouse, aussitôt que tu as aperçu une femme qui éveilla ton désir, car l'enfant, né de cette conjonction, pourrait devenir hermaphrodite ou souffrir des troubles mentaux.

        Ô Ali ! Celui qui se trouve sur le lit conjugal en état d'impureté physique, sans avoir, au préalable, accompli le ''Ghousl'' obligatoire, à cause de ses rapports avec sa femme, ne doit pas réciter le Saint Qur'an, car je crains que le Feu Céleste tombe sur  eux et les brûle tous les deux !

        Ô Ali ! Avant l'union charnelle, prépare une serviette pour toi et une autre pour ton épouse. Il ne faut pas que vous vous serviez, tous les deux, d'une seule serviette, ce qui, avant tout, créera l'animosité entre vous, et qui, ensuite, se dégénérera en séparation.

        Ô Ali ! Ne fais pas l'amour avec ta femme en station debout, car cette pratique est celle des ânes. L'enfant qui naîtra, de cette union, attrapera l'énurésie (l'incontinence urinaire durant le sommeil).

        Ô Ali ! Évite de faire l'amour la nuit de l'Eid al Fitr, car l'enfant qui naîtra, de cette union, sera pécheur et de mauvais caractères.

        Ô Ali ! De même, tu ne feras pas l'amour la nuit de l'Eid al Adhà, car l'enfant qui naîtra, de cette union, portera six ou quatre doigts en sa main.

        Ô Ali ! Ne te couche pas avec ta femme sous un arbre fruitier, car l'enfant qui naîtra, de cette union, deviendra un assassin ou un chef des tyrans.

        Ô Ali ! Évite les rapports conjugaux avec ta femme, en face du soleil, sauf qu'il soit caché derrière un rideau, car l'enfant qui naîtra, de cette liaison, sera rongé par des soucis et difficultés jusqu'à sa mort.

        Ô Ali ! Évite de faire l'amour avec ta femme entre l'Adhan et l'Iqamah, car l'enfant qui naîtra, de cette union, s'attirera vers le carnage (il répandra du sang).

        Ô Ali ! Abstiens-toi des rapports conjugaux avec ta femme, en état de grossesse, sans avoir fait, au préalable, le '' Woudhou '', car l'enfant qu'elle porte en son sein sera radin et sans cœur.

        Ô Ali ! Retiens-toi de faire l'amour avec ta femme, à la Mi-Sha'ban (la nuit du 15 Sha'ban), car l'enfant qui naîtra, de cette liaison, sera malchanceux et portera sur son visage des taches noires.

        Ô Ali ! De même, tu éviteras les rapports intimes dans les derniers jours du mois de Sha'ban, car l'enfant qui naîtra, de cette union, deviendra un pillard et incliné vers la cruauté et de nombreuses personnes seront tuées par lui.

        Ô Ali ! Abstiens-toi des rapports conjugaux sur la terrasse, située au-dessus de la maison, car l'enfant qui naîtra, de cette liaison, sera infidèle, sans foi et hypocrite.

        Ô Ali ! Abstiens-toi des rapports conjugaux la nuit qui précède ton voyage, car l'enfant qui naîtra, de cette union, gaspillera les biens d'une façon illégale et les gaspilleurs sont les frères de Satan. De même, celui qui fera l'amour durant un voyage qui ne dure que trois jours, l'enfant qui naîtra, par suite de cette liaison, aimera pratiquer l'injustice et l'oppression.

        (Note au bas de la page : '' Dans ce long Hadith, la parole est adressée à l'Imam Ali - as – mais, en réalité, elle va directement à la Communauté Musulmane  qui est concernée par cette guidance. Le Prince des Croyants est un Homme Parfait et Infaillible.'')

        Une Tradition rapporte qu'un homme demanda à l'Imam Ja'far As Sadiq (as) : Pourquoi la nourriture que nous cuisinons avec beaucoup de soin et y ajoutons de nombreux arômes et ingrédients ne procure pas les mêmes goûts et odeur que  celle que nous offre le banquet de mariage ?

                     '' Comme ce festin est préparé pour la cérémonie du mariage, un acte Halal, conforme à la Charia Islamique, c'est le vent du Paradis qui le parfume,'' lui répondit l'Imam (as).

                     Il ressort des Ahadith, dignes de foi, qu'il est '' Moustahab '' ou recommandé que  la cérémonie du Nikah se déroule durant la nuit, tandis que le

'' Walimà '' ou le banquet du mariage soit organisé dans la journée (une Tradition Prophétique).

                      H° Imam Mouhammad Al Baqir (as) déclare que lorsque vous êtes invité à un mariage, ne vous pressez pas et allez-y avec un certain retard, car cette cérémonie vous rappelle le monde que vous vivez.

        Dans un autre Hadith, il est mentionné que si vous êtes appelé à un enterrement, pressez-vous et allez-y le plus tôt possible, car cet événement vous rappelle le monde de l'Au-delà.

        Le Saint Prophète (saw) conseille: ''Apprenez trois choses du corbeau :

faire l'amour dans le secret, aller chercher sa nourriture quotidienne de grand matin et se méfier fortement de ses ennemis.''

        Le Commandeur des Croyants indique que lorsqu'un homme désire s'approcher de sa femme, qu'il ne se presse pas, car la femme a encore d'autres taches à accomplir avant de se soumettre à lui.

        Il dit, par ailleurs, que si quelqu'un voit une femme qui le plaît, qu'il se dirige directement chez son épouse et fasse l'amour avec elle, car ce que possède l'autre existe aussi en elle.

        (Note au bas de la page : le Hadith précédent du Saint Prophète -saw- qui empêche une telle liaison conjugale, en pareille occasion, est en conformité avec celui-ci : l'homme est excité, son désir est éveillé, en voyant la femme, dans le premier Hadith, tandis qu'ici, il n'est pas excité, la femme lui a plu, mais il a donné la supériorité à la sienne par rapport à celle-ci).

        Quoi qu'il en soit, ne vous laissez jamais dominer par le Satan. Si vous n'avez pas de conjointe pour satisfaire vos désirs, accomplissez deux Rakaates de Salat, chantez les louanges d'Allah (swt), envoyez des Bénédictions (salawat) sur le Prophète Mouhammad (saw) et sur ses Ahl oul Bayt et invoquez Allah pour qu'Il vous accorde,  par Sa Grâce Infinie, une femme pour épouse. Cette invocation sera, sûrement, exaucée et Le Très Haut vous protègera de l'illicite ou le ''Haram.''

        Dans un autre Hadith, il est mentionné d'éviter les rapports conjugaux dans les moments suivants :

–   de l'aurore au lever du soleil, jusqu'à ce qu'il devienne éclatant;

-   au commencement du coucher du soleil jusqu'au Maghrib

                     (le crépuscule);

–   la nuit de l'éclipse lunaire;

-   le jour ou la nuit quand un vent violent souffle (tempête, cyclone);

-   durant le tremblement de terre (son apparition ou ses signes).

        L'Imam (as) affirme que vous ne trouverez aucun signe de bonheur chez l'enfant qui naîtra, de l'union effectuée durant les circonstances précitées, car son père a refusé de respecter les Signes d'Allah.

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) recommande d'éviter les rapports conjugaux pendant que les cheveux sont couverts de la teinture, car l'enfant qui naîtra, de cette union, sera hermaphrodite.

        Il est affirmé dans un autre Hadith d'éviter les rapports conjugaux, tandis que ses doigts portent une bague gravée de Noms ou d'une image sacrés. Il faudra l'enlever avant de se mettre à l'acte.

 

 

V. - Les Prières et Invocations à effectuer

lors de l'arrivée de la mariée au domicile de son mari et au moment des rapports intimes

 

        D'un Hadith, digne de foi, dans lequel H° Imam Mouhammad Al Baqir (as) annonce que lorsque la mariée entre dans la chambre de son époux, la nuit de ses noces, demandez-la de faire Woudhou et accomplir deux Rakaates de Salat, et de même, le mari effectue le Woudhou et deux Rakaates Namaz comme elle. Puis,  ils adressent, tous les deux, des Louanges à Allah (swt) et récitent le Salawat sur H° Mouhammad (saw) et ses Ahl oul Bayt (as), ensuite, ils invoquent Allah. Les dames qui accompagnent la jeune mariée disent ''Âmine'' (ainsi soit-il !) à leurs invocations.

        Voilà l'Invocation ou le Doua que le mari doit réciter :

ALLAHOUMMAR  ZOUQNII  OULFATAHA  WA  WOUDDAHAA

WA  RIZA'HAA  WA  ARZI'NII  BIHAA WAJ'MA'A  BHAY'NANAA

BHI  AH'SANI  IJ'TIMAA'ÏNE  WA  AY'SARI  EETILAAFINE  FA  INNAKA  TOUHIBBOUL  HALAALA  WA  TOUKRAHAL  HARAAMA

 

(Ô mon Allah ! Bénis-moi de l'amour, de l'amitié et de la satisfaction de cette dame et rends-moi heureux d'elle et garde, pour toujours, entre elle et moi de bons  rapports et de la sympathie, car Tu es, certes, Celui Qui aime ce qui est Halaal ou autorisé et déteste ce qui est Haraam ou interdit.)

        L'Imam (as) continue ses propos et ajoute : sachez que l'amour et la sympathie sont un don d'Allah, tandis que la haine vient de Satan, parce que Satan désire que les gens se détournent, d'une manière ou d'une autre, de tout ce qu'Allah a rendu Halaal.

        Dans un autre Hadith, Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare : Au moment où vous vous approchez de votre épouse, la première fois, tenez entre vos mains ses cheveux qui poussent sur le front et dirigez son visage vers le Qibla. Vous récitez, ensuite, cette Invocation (ce Doua) :

ALLAHOUMMA  BHI  AMÂNATIKA  AKH'ZATOUHA

WA  BHI  KALIMATIKA  ISTA-HALALTOUHA  KAZAY'TALÎ

MIN'HA  WALADANE   FAJA'ALAHOU  MOUBHARAKANE  TAQIYYANE  MINE  SHIA'TI  ALI MOUHAMMADINE

WALA  TAJA'AL  LISH-SHAYTANI  FIHI  SHIRKANE

WALA  NASSIBHA

(Ô mon Allah ! Je l'ai obtenue de Ton Dépôt et l'ai rendue Halaal – licite sur moi, en récitant Ton Kalimah – Tes Paroles. Alors, si tu as préparé un enfant, pour moi, dans son sein, bénis-le, pour moi, rends-le pur et place-le parmi les Shia – les Partisans fidèles des Descendants de Mouhammad (saw) – les Ahloul Bayt (as), et qu'il ne soit pas une partie de Satan !

        L'un des hommes présents lui demande :

        '' Comment l'enfant peut-il devenir une partie de Satan ?

–   Si, au moment des rapports conjugaux, répond l'Imam (as), on a prononcé le Nom d'Allah, le Satan s'enfuit, mais si on l'a omis, alors le Satan s'approche.

–   Comment peut-on savoir si le Satan s'est approché ou non ? Questionne-t-il, de nouveau.

–   Le Satan ne s'approche jamais de ceux qui nous aiment, tandis qu'il  aborde  nos ennemis, '' explique l'Imam (as).

             De nombreux Hadiths de ce genre, mais avec certaines variantes, existent chez les Musulmans de deux branches.

            Une autre Tradition émanant du Prince des Croyants, H° Ali (as), affirme que si vous désirez vous protéger de l'influence du Satan (dans ces moments précis), prononcez : '' BHISMILLAH  WA  AOUZOU BHILLAH. ''

 

 

VI. - Les devoirs réciproques du mari et de la femme et leurs règlements

 

        H° Imam Mouhammad Al Baqir (as) et H° Imam Ja'far As Sadiq (as) déclarent qu'Allah, Le Très Haut, n'a autorisé à la femme qu'un seul mari, à la différence de l'homme qui peut effectuer le Nikah avec quatre femmes et, en plus du Mout'à (le Nikah temporaire), il peut se procurer des servantes qui lui sont toutes licites. Par contre, la femme n'a droit qu'à un seul époux, le deuxième lui est illicite. Si elle se permet de passer outre, elle est déclarée adultère. Une femme de mauvais caractères se montre jalouse de cette position de l'homme, tandis qu'une femme Croyante ne s'en plaint jamais.

        Un Hadith, digne de confiance, formulé par l'Imam Mouhammad Al Baqir (as), indique : une femme vint voir le Saint Prophète (saw) et lui demanda :

        '' Ô le Messager d'Allah ! Quels sont les devoirs d'une femme envers son mari ?

–   Elle doit se soumettre à son époux, répondit le Prophète (saw). Elle ne doit jamais désobéir son mari, en aucune circonstance. Elle ne peut  enlever, même le Sadqà, du lieu de sa résidence et de ses biens et le distribuer, sans sa permission, ni accomplir le jeûne recommandé. Elle ne doit pas lui refuser lorsqu'il désire faire l'amour avec elle, même embarqués sur une monture. Elle ne doit pas sortir de sa maison, sans la permission de son conjoint. Si elle agit contrairement, alors les Anges du ciel et de la terre, les Anges de la Malédiction et de la Miséricorde la maudiront jusqu'à son retour.

–   Yà Rassoulillah ! Quel est le devoir qui incombe le plus à l'homme ? Demanda-t-elle.

–   Celui de son père, expliqua-t-il.

–   Et, quel est le devoir qui pèse sur la femme ? Questionna-t-elle de nouveau.

–   Celui de son mari, ajouta le Saint Prophète (saw).

–   Mon mari n'a-t-il pas, donc, autant d'obligations envers moi, dit-elle, que j'en ai envers lui ?

–   Non, lui répondit le Prophète (saw), ils sont moins que les vôtres. '

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) assure que  la femme qui déplaît son mari et passe la nuit, dans ces conditions, ne verra pas ses Prières ou ses Salat exaucées jusqu'à ce qu'il ne soit pas content d'elle.

        De même, les Salat ou les Prières d'une femme qui se parfumera pour un homme, autre que son mari, ne seront pas acceptées tant qu'elle n'enlèvera pas ce parfum.

        Il ajouta, en outre, que les bonnes œuvres de trois personnes ne parviennent pas jusqu'au ciel :

–   l'esclave qui s'est enfui de son maître;

–   la femme dont le mari est mécontent;

–   celui qui s'habille d'un vêtement qui manifeste la fierté, l'orgueil.

        Il ressort des Hadiths, de source sûre, que le Jihad de l'homme consiste à sacrifier ses biens et sa personne sur la Voie d'Allah, tandis que le Jihad de la femme réside dans la patience qu'elle témoigne face aux malveillances et aux duretés du cœur de son mari.

Le Messager d'Allah (swt) déclare que si je donnais l'ordre de prosterner devant d'autres qu'Allah (swt), j'ordonnerai à la femme de se prosterner à son mari.

        La femme ne doit pas prolonger ses Prières pour retarder la satisfaction sexuelle de son époux, continua-t-il.

        La femme qui tarde à venir pour satisfaire le besoin sexuel de son conjoint qui l'a appelé pour l'accomplir, alors que celui-ci s'est endormi en l'attendant, reçoit les malédictions des Anges  jusqu'à ce qu'il se réveille.

        A l'exception de certaines circonstances prescrites, la femme ne peut pas dépenser, en aucune manière, même de ses propres biens et richesses, sans la permission de son mari. Ces circonstances sont :

–   le Hajj;

–   le Zakat;

–   aider ses propres parents.

Elle ne peut pas aider ses autres familles se trouvant dans les besoins.

        Dans un hadith, de source sûre, l'Imam Ja'far As Sadiq (as) mentionne que toutes les récompenses des bonnes œuvres effectuées par une femme s'effacent lorsqu'elle proclame à son mari de n'avoir trouvé rien de bien de sa part.

Il appert de nombreuses Traditions, dignes de foi, que le devoir du mari envers sa moitié est de la nourrir suffisamment, de l'habiller convenablement et de lui pardonner ses fautes ou erreurs éventuelles.

        D'autres Traditions révèlent que le mari ne doit pas se comporter d'une façon rude avec sa conjointe, il doit lui fournir, tous les jours, une quantité suffisante de l'huile et autres denrées alimentaires, de la viande tous les trois jours, du henné ou ''Vasmà'' tous les six mois, si elle s'en sert, et quatre costumes de vêtements, au grand minimum, tous les ans dont deux pour l'hiver et deux pour l'été; il doit aussi prendre soin de sa maison qui ne doit jamais être privée de l'huile pour les cheveux, du vinaigre et de l'huile d'olive.

        Le Messager d'Allah (swt) affirme que le meilleur homme parmi vous est celui qui se comporte de la meilleure façon avec son épouse. La femme et les enfants d'une personne (sa propre famille) sont ses prisonniers. Allah aime le plus l'homme qui se conduit d'une manière agréable et correcte avec ses prisonniers.

        Dans son testament à son fils, l'Imam Hassan (as), l'Imam Ali (as) déclare : il faut, surtout, éviter de prendre conseil de la femme car ses avis sont faibles (ne sont pas objectifs) et sa volonté fragile (son expérience est limitée), il doit la garder sous le voile ou le ''Pardha,'' de ne pas la laisser sortir, de ne pas lui permettre, tant qu'il est possible, de se réunir avec un homme étranger, de ne pas lui donner des tâches non conformes avec sa personne.

         Elle en sera, bien sûr, très contente, ceci va de pair avec sa beauté, car la femme est une fleur et non une esclave. Prends soin d'elle comme une fleur, ne l'écoute pas trop sur ce qu'elle  t'apporte à propos des autres et ne te laisse pas te soumettre à elle.

        H° Amiroul Moaminine (as), le Prince des Croyants, affirme qu'il est maudit celui qui a pour dirigeantes et conseillères des femmes.

        Le Messager d'Allah (swt) exprime dans un Hadith que la femme ressemble à la côte humaine (l'os courbé de la poitrine). Si vous la laissez telle qu'elle est, vous en serez satisfaite, mais si vous essaierez de la redresser, il est possible qu'elle se casse. Supportez avec résignation les petites erreurs qu'elle commet.

        Sachez qu'il est du droit de la femme, parmi ceux que l'époux doit respecter, que l'homme entretienne des relations conjugales avec son épouse, une fois tous les quatre mois, s'il est présent à son domicile et que rien, par la Sharia, ne l'empêche de le faire, c'est une de ses obligations.

        S'il possède plusieurs femmes, il est tenu de partager ses nuits équitablement et de les passer chez chacune d'elles.

        Un groupe des Oulémas (Savants religieux) avance son opinion qui semble être formulée par précaution, qu'une nuit sur quatre est réservée pour chaque femme, qu'elles soient quatre ou plus, et le fait de passer la nuit ne signifie pas qu'il doit, obligatoirement, accomplir les rapports conjugaux.

Il ressort de l'avis de certains Oulémas (Savant religieux) que si un homme marié s'unit avec une autre femme, tandis que sa première épouse est présente, il est tenu de passer les sept premières nuits chez sa nouvelle épouse, au cas où elle est vierge, et, seulement, trois premières nuits, dans le cas contraire.

         Le Messager d'Allah (swt) déclare : ne vous soumettez pas aux femmes pour accomplir de bonnes actions, il se peut que la tentation s'accroisse chez elles et vous  conduisent vers de mauvaises actions. Demandez la protection d'Allah contre celles qui sont méchantes et, aussi, contre celles qui sont bonnes.

 

 

VII. - Les Invocations pour la conception et les bienfaits des enfants

 

        Le Messager d'Allah (swt) déclare : une femme vertueuse est une des fleurs du Paradis et les enfants pieux sont le signe de la bénédiction de l'homme. Il ajoute : produisez de nombreux enfants pour que, le Jour du Jugement, je me rende fier de votre grand nombre.

        Une Tradition, de source sûre, rapporte qu'un jour, l'Ange Jibraïl descendit et vit pleurer le Saint Prophète (saw) et l'Imam Ali (as). H° Jibraïl en demanda la raison.

        '' Nos deux enfants sont malades et leurs lamentations nous fîmes fondre en larmes, lui répondit le Messager d'Allah.

        - Ô Rassoulillah ! En faveur de ces deux fils qui sont les vôtres, Allah créera des Croyants dont les pleurs de leurs enfants durant les premières sept années consécutives seront considérés comme '' Laylah Illallah,'' lui informa l'Ange Céleste. Les larmes qui couleront de leurs yeux durant les sept années suivantes seront comptées pour '' Istighfar '' (comme le Pardon des péchés) de leurs parents, tandis que toutes les bonnes œuvres effectuées à partir de leur majorité religieuse seront évaluées aussi, à ce même titre, avec leurs récompenses, sur le compte des auteurs de leur jour qui, par contre, sera exempt des mauvaises actions commises par sa progéniture.

        Le Saint Prophète de l'Islam (saw) affirme que, depuis le jour de la conception jusqu'à la naissance de son bébé et, à partir de ce moment, jusqu'à la date du sevrage de celui-ci, la femme reçoit les mêmes récompenses que celles du soldat qui, posté aux frontières séparant son pays de celui des Non Musulmans,  protège celui-ci des attaques de ces derniers. Si elle quitte ce monde durant cette période mentionnée, sa mort sera considérée comme un martyre.

        Il ressort d'un Hadith, digne de foi, formulé par le Messager d'Allah (saw) qu'un jour, alors que le Prophète Issa (as) ou Jésus passait tout près d'une tombe, il vit son occupant endurer les tourments sous la dalle. Il revint au même lieu, après un an, mais constata, cette fois, que les souffrances avaient pris fin.

        Il s'adressa à Allah et Lui demanda les raisons de ce fait. La Révélation Divine lui fit savoir que cet homme avait laissé, derrière lui, un fils qui, parvenu à l'âge majoritaire religieux, fit réparer une route abîmée et  secourut un orphelin pour lui trouver un abri. Par ses actions pleines de mérite, Nous avons pardonné aussi tous les péchés de son père.

        Ensuite, le Saint Prophète (saw) continua : l'héritage que laisse un homme pour son Seigneur est ce fils qui, derrière lui, consacre son temps à l'Adoration d'Allah et à ses devoirs religieux.

        D'une autre Tradition, il appert que celui qui meurt, sans laisser aucun héritier derrière lui, est semblable à celui qui n'est jamais venu au monde et celui qui meurt en laissant des enfants ressemble à celui qui n'a jamais quitté ce monde.

        Dans un Hadith digne de confiance, le Messager d'Allah (swt) assure :

Allah est plus généreux envers les filles que les garçons. En outre, un homme qui rend heureuse une femme de sa proche famille ou celle avec qui le mariage lui est interdit, d'une manière légale et autorisée, Allah lui fera jouir du bonheur le Jour du Jugement.

        Imam Ja'far As Sadiq (as) affirme : les filles sont des vertus et les garçons des bienfaits. Allah vous accordera des récompenses pour chaque vertu et vous questionnera sur chaque bienfait.

        Une autre Tradition de l'Imam (as) révèle que celui qui désire la mort de ses filles et que ses filles meurent réellement, il n'aura aucune récompense et se présentera, plutôt, en tant que coupable devant Allah le Jour du Jugement.

        Une Tradition témoigne : un homme était assis auprès du Messager d'Allah (swt) et lorsqu'on lui rapporta qu'une fille vient de voir le jour chez lui, son visage devint pâle. Le Saint Prophète (saw) déclara alors : la terre est prête pour porter son poids, le ciel pour lui offrir son ombre et Allah pour lui accorder sa subsistance. En plus de tout cela, elle est une fleur à te plaire.

        Ensuite, il se tourna vers ses Compagnons et dit :

        '' Un homme qui a une seule fille porte sur lui un lourd fardeau.

        Celui qui en possède deux, par Allah ! Il mérite d'être aidé et secouru.

        Celui qui en est béni de trois, il est exempt du Jihad (la Guerre Sainte) et d'autres obligations de ce genre, tandis que celui qui en est comblé de quatre,      ô les serviteurs d'Allah ! Vous lui accordez des prêts et lui témoignez de la bienveillance.''

        Dans un autre Hadith, le Saint Prophète (saw) affirme : celui qui se charge d'élever et d'éduquer ses trois sœurs ou ses trois filles, Allah le fera entrer au Paradis. Il ajoute, ensuite, que celui prend la responsabilité de deux ou d'une seule d'entre elles méritera aussi le Paradis.

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) indique : si la naissance d'un enfant tarde à combler son désir, il doit réciter l'Invocation suivante :

ALLAHOUMMA,  LAA  TAZARNII  FARDAN'W  WA  AN-TA  KHAYROUL  WARISSINE, WAHIIDHAN, WAH'SHAN, FA  YAQSOUROU  CHOUKRI, A'N  TAFAKKOURII, BHAL  HABLII  A'AQIBATA  SID'QIN  ZOUKOURA, WA  INASSA'N  AANASSOU  BHIHIM, MINAL  WAH'SHATI,  WA  AS'KOUNOU

ILAYHIM  MINAL  WAHADAHATI,  WA  ASH'KOUROUKA  IN'DHA  TAMAMI'N NIA'MATI, YAA WAH'HABOU, FA  YAQ'SOUROU  SHOUKRII  A'N,  YAA  A'ZIIMOU, YAA  MOU'AZZIMOU, SOUMMA  A'ATINII  FII  KOULLI  A'AFIYATI'NE   SHOUKRA'NE,  HATTAA  TABH'LOUHANII  MIN'HAA  RAAZ'WAANOUKA, FII  SID'QIL  HADIISSI,  WAA  ADAA'IL  AMAANATI,  

WA  WAFAA'INE BHIL  A'HADI

(Ô Allah ! Ne me laisse pas tout seul, car Tu es Le Meilleur des héritiers ! Je suis seul  et je suis effrayé par ma solitude. Ce souci a réduit les remerciements que je T'adressais régulièrement ! Bénis-moi d'une santé véritable ! Accorde-moi un fils ou une fille qui soulagent la mélancolie dans ma solitude et qui apportent la sérénité dans mon isolement ! Que je puisse Te remercier pour l'accomplissement de ce Bienfait ! Ô Le Meilleur de ceux qui donnent ! Que je puisse Te remercier !

Ô Le Plus Vénéré ! Ô Celui Qui attribue le respect aux autres ! Ensuite, fais de moi celui qui Te remercie pour tous Tes Bienfaits afin que je puisse acquérir

Ta Satisfaction en suivant Ta Guidance, en accomplissant ce que Tu m'as confié

et en remplissant ma promesse !)

        Il est indiqué, dans un autre Hadith, que celui qui souhaite que sa femme soit conçue d'un enfant, il doit accomplir, après le Salat al Joum'ah, deux Rakaates de Salat, en allongeant ses Roukous et ses Soujoud, et en récitant, ensuite, le Doua suivant :

ALLAHOUMMA,  INNI  AS-ALOUKA,  BHIMAA  SA'ALAKA  BHIHII  ZAKARIYYAH,  RABBHI  LAA  TAZARNII  FAR'DANW  WA  AN'TA  KHAIROUL  WARISSINE.

ALLAHOUMMA,  HABHLII  MIL  LADHOUN'KA  ZOURRIYYATANE

TAYYIBHAH,  INNAKA SAMIOUDH-DHOUA.

ALLAHOUMMA, BHISMIKA  ISATAHA'LALTOUHAA, WA  FII

AMAANATIKA  AKHAZ'TOU,  FA  IN'  QAZAY'TA  FII

RAH'MIHAA  WALADAN'W,  WAJ-A'LAHOU GHOULAMAM  MOUBAARAKAN  ZAKIYYAH,  WALAA  TAJ-AL  LISH  SHAYTAANI,

FIIHI  SHIRKAN'W  WALAA  NASSIIBHA.

(Ô mon Allah ! Je te demande, par la Grâce que le Prophète Zakariyya s'est servie pour Te demander en disant : '' Ô mon Seigneur ! Ne me laisse pas tout seul,

et Tu es Le Meilleur des héritiers !''

Ô mon Allah ! Bénis-moi, de Ta Part, un enfant pur,

Tu es, certainement, Celui Qui entend toutes les supplications !

Ô mon Allah ! J'ai fait Halaal, (autorisée), sur moi, cette femme, par Ton Nom,

et je l'ai acquise de Ton Dépôt.

Si Tu as jugé que son ventre porte un enfant pour moi,

fais de lui un fils vertueux et pur pour moi,

dans lequel Satan n'ait aucune part !)

        Il ressort d'une Tradition qu' Abrish Kalabi vint rendre visite à l'Imam Mouhammad Al Baqir (as) et regretta de n'avoir pas d'enfants. Il lui conseilla de réciter cent fois '' Istighfar ''  tous les jours ou chaque nuit, et la meilleure formule consiste à dire :

ASTAGHFIROULLAAHA  RABBHI  WA  ATOUBOU  ILAY'H

(Je demande pardon à Allah, mon Seigneur, et retourne repentant vers Lui)

        Dans un autre Hadith, il est rapporté qu'un  homme se plaignit devant l'Imam Ali Ridha (as) qu'il regrette d'être toujours malade et de n'être pas béni par la naissance d'enfants. L'Imam (as) lui conseilla de réciter l'Adhan, à haute voix, dans sa maison.

        En suivant ce conseil, sa maladie disparut et sa maison fut comblée d'enfants.

        Encore un Hadith à propos de celui qui souffre de n'avoir pas d'héritiers. Il fait le Niyyat ou l'intention que si Allah le bénit d'un fils, il lui donnera le nom de ALI. Même si cette intention est formulée en faveur du nom de HOUSSAIN, son vœu sera comblé.

        Il ressort de nombreux Hadith, dignes de foi, que si l'épouse formule le Niyyat ou l'intention que si elle donne naissance à un fils, il sera appelé  MOUHAMMAD ou ALI, elle verra son vœu exaucé.

        Cette Tradition figure dans le livre '' Tibboul A-immah '' qu'une personne se plaignit devant l'Imam Mouhammad Al Baqir (as) de l'insuffisance du nombre de ses enfants. L'Imam (as) lui recommanda de réciter, durant trois jours successifs, après les Namaz de Soubh et d'Ishà, soixante dix fois :

SOUBH-HA-NALLAH   et   ASTAGHFIROULLAH

        A la fin, il doit réciter les versets suivants :

ASTAGHFIROU  RABBHAKOUM  INNAHOU  KANA  GHAFFARA, YOURSILOUS-SAMAA-A  ALAYKOUM  MIDHRARAA, WA YOMDHIDH-KOUM  BHI  AMWAALIN'W  WA  BHANINA,  WA  

YAJ-AL-LAKOUM  JANNATIN'W  WA  YAJ-ALLAKOUM  AN'HARAA

Sourate An Nouh, 71, Versets 10-12

(Implorez le Pardon de votre Seigneur ! Il est, certainement, un Très Grand Pardonneur. Il vous envoie du ciel des pluies abondantes et qu'Il vous accorde beaucoup de biens  et d'enfants, et vous donne des jardins et vous donne des rivières !)

        Il s'approchera de son épouse durant la troisième nuit et Allah le fera jouir d'un fils remarquable qui comblera tous ses espoirs.

 

 

VIII.   -  La période de la grossesse

L'accouchement et les noms des enfants

 

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare : une femme enceinte doit manger du fruit du coing afin que le teint de la peau du bébé soit plus clair et agréable.

        Un Hadith, digne de foi, révèle les affirmations du Messager d'Allah (swt) : la femme qui vient d'accoucher doit, avant tout, manger des dattes fraîches, comme Allah Le Très Haut avait ordonné à H° Maryam (as) de prendre ce fruit, au repas, à la naissance de son fils, H° Issà (as).

        '' Que doit-on faire, Yà Rassoulillah ! si on ne trouve pas des dattes fraîches, faute de la saison ? Lui demandèrent les gens présents.

–   Vous lui donnez neuf dattes sèches de Madina ou, le cas échéant, neuf dattes disponibles, peu importe leur origine, car Allah, Le Très Haut a annoncé, en jurant sur Son Honneur et Sa Puissance, que, lorsque la maman  aura mangé des dattes fraîches,  Allah ornera son enfant de la patience et de la persévérance, '' lui répondit le Saint Prophète (saw).

        Dans un autre Hadith, le Messager d'Allah (swt) indique : donnez à mâcher de la gomme Kunder (une qualité de gomme, peut-être celle de lentisque ?) à la femme enceinte, car l'enfant qui en naîtra aura un cœur animé de l'extrême courage et un esprit fort intelligent. Si l'enfant est un garçon, il deviendra très brave et s'il est une fille, elle aura un corps fort dans sa partie inférieure et elle sera, donc, aimée tendrement par son mari.

        Dans une Tradition, digne de confiance, H° Ali Ibn al Houssain, Zayn al Abidine, (as), déclare qu'il ordonnait à toutes les femmes présentes dans la maison de quitter le lieu, lorsque le moment de l'accouchement approchait, pour que le regard de l'une d'elles ne tombe sur le nouveau-né.

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) conseille : lorsque le bébé voit le jour, instillez dans sa narine droite deux gouttes du mélange effectué avec de l'eau et de la gomme Jawshir (myrrhe ? Opoponax ?) d'un grain de lentille et, dans sa narine gauche, seulement une goutte, avant de couper sa corde ombilicale.

        Ensuite, récitez l'Adhan dans l'oreille droite et l'Iqamah dans l'oreille gauche. Après tout cela, l'enfant ne sera jamais effrayé, ni affecté par  l'épilepsie.

        Ibna Idriss (alayhir rahmah = que la miséricorde soit sur lui) rapporte, dans son livre '' Sirroul Abrar, '' un Hadith de l'Imam Ja'far As Sadiq (as) que si la femme souffre fortement des douleurs de l'accouchement, prenez un morceau de la peau d'un cerf ou sa membrane très fine, inscrivez dessus les Versets suivants du Qur'an et attachez-le sur la jambe droite de la femme. Vous l'enlevez tout de suite après l'enfantement :

BHISMILLAHIR  RAHMANIR  RAHIM

KA – ANNAHOUM  YAWMA  YARAWNA  MAA YOO-A'DOUNA  LAM  YALBHASSOU  ILLA  SA'ATAM  MIN  NAHAAR

Sourate Al Ahkaf, 46 – Verset 35

(Par le Nom d'Allah, Le Plus Clément, Le Plus Miséricordieux Le Jour où ils verront ce qui leur est promis, il leur semblera qu'ils n'étaient restés, sur terre, qu'une heure du jour!)

KA  ANNAHOUM  YAWMA  YARAWNAHA  LAM

YAL-BHASSOU  ILLA  ASHIYYATANE  AW-DHOUHA-HA

Sourate An Nazi'ate, 79, Verset 46

(Le Jour où ils la verront, il leur semblera n'avoir demeuré qu'un soir ou un matin !)

IZ  QALATIM-RA'ATOU  IMRANA : RABBHI, INNI  NAZARTOU

LAKA  MA  FI  BHATANI  MOUHARRARA

Sourate Ali Imran, 3, Verset 35

(Lorsque la femme d'Imran dit : Ô mon Seigneur ! Je T'ai voué ce qui est dans mon ventre, en le rendant libre, pour qu'il soit consacré à Ton service !) 

        L'auteur du livre '' Tibboul A-immah '' rapporte une Tradition : un homme vint rencontrer l'Imam Mouhammad Al Baqir (as) et lui dit :

        '' Ma femme est sur le point de mourir à cause des douleurs de l'enfantement.

–   Récite cette Supplication,'' lui recommanda l'Imam (as) :

FA  AJAA'A- A'AHAL  MAKHADHOU  ILL  JIZ'I'N  NAKHLATI

QALAT  YA  LAYTANI  MITTOU  QABLA  HAZA  WA  KOUNTOU

NASYAM  MAN'SIYYAH

FA  NAADHAA-HAA  MIN  TAH'TIHAA  ALLAA  TAH'ZANII

QADH  JA'ALAA  RABBHOUKI  TAH'TAKI  SARIYYAH

WA  HOUZZI  ILAYKI  BHI  JIZ'IIN  NAKHLATI

TOUSSAQIT  AALAYKI  ROUT'BHANE  JANIYYAH

Sourate Maryam, 19, Versets 23-25

(Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier et elle dit :

'' Malheur à moi ! Que je fusse morte avant cet instant !

Et que je fusse totalement oubliée ! ''

Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle : '' ne t'afflige pas !

Ton Seigneur a placé à tes pieds une source !

Secoue vers toi le tronc du palmier ! Il fera tomber sur toi

des dattes fraîches et mûres !)

        Ensuite, tu récites à haute voix :

WALLAHOU  AKHRAJAKOUM  MIM  BOUTOUNI

OUM'MAHAATIKOUM  LAA  TAA-LAMOUNA  SHAY-ANW

WA  JA-A'LA  LAKOUMOUS  SAMA'A  WAL  ABH'SARA

WAL  AF-IDHAH, LA-ALLAKOUM  TASH'KOUROUNE.

Sourate An Nahl, 16, Verset 78

KA-ZAALIKA  AKHROUJA  AYYOUHAT'TALQOU

OUKHROUJ  BHI  IZNILLAH

(Et Allah vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir, et vous a donné l'ouïe, les yeux et le cœur - l'intelligence-, afin que vous soyez reconnaissants !

Que les douleurs de l'enfantement disparaissent de la même manière !

Qu'il soit délivré par l'Ordre d'Allah !)

'' Lorsque tu réciteras ces Versets et paroles, elle en sera délivrée, si Allah le veut, '' lui expliqua l'Imam (as).

D’une autre référence, on rapporte un Hadith de l’Imam Ja’far As Sadiq (as) que, dès le début du dernier mois de la grossesse, écrire les Versets suivants du Saint Qour’an sur le recto d’un morceau de papier, le couvrir dans un tissu, sans y faire le nœud, et l’attacher à la hanche de la femme enceinte. Elle ne sentira aucune douleur, lors de son accouchement, mais il est demandé de l’enlever dès que l’enfant est né, sans attendre un instant :

A-WALAM  YARAL  LAZIINA  KAFAROU  ANNAS-SAMAAWAATI  WAL  AR’ZA  KAANATAA  RATQAN  FA  FATAQANA  HOUMAA  

WA  JA-ALANAA  MINAL  MAA’A-I  KOULLA  SHAY’YINE  HAYYINE  

AFA-LA’A  YOU’AMINOUNE

- Sourate Al Ambiyyah, Verset 30 -

(Ceux qui ont mécru, n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite, nous les avons séparés et fait de l’eau toute chose vivante.

Ne croiront-ils, donc, pas ?)

WA  AAYATOUL  LAHOUMOUL  LAYLOU  NAS’LAKHOU  MINE’HOUM  NAHAARA  FA  IZA’HOUM  MOUZLIMOUNE  WASH-SHAM’SHOU  TAJRII  LI  MOUS’TAQARRIL  LAHAA  ZAALIKA  TAQDIIROUL  AZIIZOUL  A’LIIM.  WAL  QAMARA  QADDARNAAHOU  MANAAZILA  HA’TTAA  A’ADHAKAL  OURJOUNIL  QADIIM.  LASH-SHAM’SHOU  YAM’BHAGHII  LAHAA  AN-TOUDHRIKAL  QAMARA  WA  LAL  LAYLOU  SAABHIQOUNE  NAHAARI  WA  KOULLOUNE  FII   FALAKIN’YA  YASBAH’OUNA  WA  AAYATOUL  LAHOUM  ANNAA  HA’MALNAA  ZOURRIYYATAHOUM  FIL  FOULKIL  MASH-HOUNE.  WA  KHALAQNAA  LAHOUM  MIM  MIS’LIHII  MAA  YARKABOUNA   WA  INE  NASHAA  NOUGHRQHOUM   FALAA  S’ARIIKHA  LAHOUM  WA  LAA  HOUM  YOUN’QAZOUNE  ILLAA  RAH’MATAM  MINNAA  WA  MATAA-ANE  ILAA-HIINE

-         Sourate Al Yà Sîn, Versets 37 à 44 –

(Et une preuve, pour eux, est la nuit. Nous en écorchons le jour et ils sont alors dans les ténèbres. Et le soleil court vers un gîte qui lui est assigné ; telle est la détermination du Tout Puissant, de l’Omniscient. Et la lune, Nous lui avons déterminé des phases jusqu’ à ce qu’elle devienne comme la palme vieillie. Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour, et chacun vogue dans son orbite. Et un (autre) signe, pour eux, est que Nous avons transporté leur descendance sur le bâteau chargé. Et Nous leur créâmes des semblables sur lesquels ils montent. Et, si Nous le voulons, Nous les noyons ; pour eux,  alors, pas de secoureur et ils ne seront pas sauvés. Sauf par une Miséricorde de Notre part et, à titre de jouissance, pour un temps.)

WA  NOUFIKHA  FIS-SOURI  FA  IZAA-HOUM  MINAL  AJ’DHAASSI  

ILAA  RABBIHIM  YAN’SILOUNE

-         Sourate Al Yà Sîn, Verset 51 –

(Et on soufflera dans la Trompe , et, voilà, que des tombes, ils se précipiteront vers leur Seigneur)

          Ensuite, écrire sur le verso de ce morceau de papier le Verset suivant du Saint Qour’an :

KA  ANNAHOUM  YAWMA  YARAWNA  MAA  YOU-A’DOUNA  LAM  YAL’BASSOU  ILLAA  SAA-A’TAM  MINE  NAHAARA  BALAAGHA  FAHAL  YOUH’LAKOU  ILLAL  QAW’MOUL  FAA’SSIQOUNE

-         Sourate Al Ahqaf, Verset 35 –

[Le jour où ils verront ce qui leur est promis, il leur semblera qu’ils n’étaient restés (sur terre) qu’une heure d’un jour. Voilà une communication.

Qui sera, donc, anéanti sinon les gens pervers ?]

KA  ANNAHOUM  YAWMA  YARAW‘NAHAA  LAM  YAL’BASSOU

ILLAA  A’SHIYYATANE  AW  ZOU’HAA’HAA

-         Sourate An Naziyate, Verset

(Le jour où ils la verront, il leur semblera n’avoir demeuré

Qu’un soir ou un matin)

                   Hazrat Imam Mouhammad Al Baqir (as) affirme que, parmi tous les noms propres, le nom qui témoigne l’obéissance à Allah tel Abdoullah et  les noms des Prophètes (comme ceux aussi des Ahloul Bayt) sont les meilleurs.

                   Hazrat Amiroul Mo’minine, Ali Ibn Abî Talib (as), déclare que : l’enfant doit être nommé dès le ventre de sa mère et, s’il arrive que la grossesse ne parvienne pas à son terme et l’enfant est décédé, par suite d’une fausse couche, celui-ci demandera à son père, le jour de Qayamah, pourquoi il ne lui avait pas attribué un nom.

                   Hazrat le Messager d’Allah (swt) avait donné le nom de ‘’Mohssine’’ à son petit-fils, le fils de sa fille, Hazrat Fatima (as), alors qu’il était encore dans son ventre. Et, Mohssine est cet enfant qui, quelques jours seulement après le décès du Saint Prophète (saw), fut martyrisé, suite à un évènement malheureux.

                   Hazrat le Messager d’Allah (saw) annonce que celui qui a quatre enfants, mais aucun d’eux ne porte pas mon nom, il a agi injustement envers moi.

                   Dans un autre Hadith, Hazrat Imam Moussa Al Kadhim (as) déclare que la pauvreté et la misère fuient la famille dans laquelle une personne porte l’un des noms suivants :

Mouhammad, Ahamad, Hassan, Houssain, Ja’far, Talib, Abdoullah et Fatima.

                   Hazrat Ja’bir rapporte : une fois, j’ai accompagné Imam Mouhammad Al Baqir (as) pour aller au domicile d’une personne et, de sa maison, sortit un enfant auquel l’Imam (as) demanda son nom :

« Mouhammad, répondit-il.

-         Quel est ton surnom, lui questionna l’Imam (as).

-         Abou Ali, dit-il.

-         Tu t’es fait protéger des méfaits du Satan, lui encouragea l’Imam (as).

-         Chaque fois que Satan entend appeler quelqu’un par les noms de Mouhammad ou de Ali, il se dissout, tel l’étain dans le feu, et lorsqu’il entend, par contre, les noms des ennemis des Ahl oul Bayt que nous sommes, il est ravi et fier.

D’une Tradition, il ressort qu’une personne déclara à l’Imam Ja’far As Sadiq (as) qu’Allah lui a béni d’un fils.

« Félicitations, lui dit l’Imam (as), quel nom lui as-tu donné ? Demanda-til.

-         Mouhammad, répondit-il.

-         Il courba sa tête et répéta Mouhammad, Mouhammad, à plusieurs reprises, en abaissant sa tête jusqu’à ce qu’elle fût près de toucher le sol. Il prononça, ensuite, que moi-même, mes enfants, mes parents, mes épouses et tous les êtres humains sur la terre soient sacrifiés sur le Saint Prophète (saw). Tu lui as donné un tel nom que celui-ci mérite respect, qu’il ne soit pas injurié, battu ou blessé ! La maison où vit un enfant portant le nom de Mouhammad est visitée et purifiée, tous les jours, par les Anges.

Il résulte de nombreux Hadiths que le Saint Propète (saw) a interdit de donner à ses enfants les noms suivants :

Khalid, Hakam, Hakim et Malik

Il a aussi formulé que les pires des noms auprès d’Allah sont :

Haris, Khalid et Malik

Il a, de même, ordonné de ne pas choisir les surnoms suivants :

Abou Isâ, Aboul Hakam, Abou Malik, Aboul Qasim

Il est déconseillé de joindre le surnom de Aboul Qasim au nom de l’enfant qui porte déjà le nom de Mouhammad, une telle appellation combinée est strictement reservée au Saint Prophète (saw) seul.

Il est indiqué dans le Hadith que le nom Ya Sîn aussi ne doit pas être choisi pour son enfant car il est destiné au Saint Prophète (saw). Quand vous vous réunissez, dit le Messager d’Allah (swt), et que si des personnes portent les noms de Mouhammad, Ahmad, Mahmoud et Hamid dans cette assemblée, leurs avis seront des meilleurs. Il ajouta, par ailleurs, que : respectez l’enfant auquel vous avez donné le nom de Mouhammad, accordez-lui une meilleure place dans votre assemblée et ne vous comportez pas de mauvaise manière avec lui. Il continua : la famille dans laquelle se trouve une personne dont le nom est Mouhammad, Allah, Le Très Haut, y envoie, matin et soir, un Ange qui priera pour sa pureté et sa piété.

En se référant au livre ‘’ Fiqh our Ridha,’’ il est mentionné que l’enfant doit porter son nom à partir du septième jour de sa naissance. Il faut se rappeler que, parmi tous les actes à respecter durant la naissance de l’enfant, figure aussi le Ghousl du bébé (le bain de wiladate) qui est Sounnaté Mouwakkidah (fortement recommandé), tandis que certains le déclarent obligatoire. La précaution veut que ce bain soit donné avec le Niyyat ou l’intention : ‘’je donne ce Ghousl pour se rapprocher d’Allah.’’ Laver la tête tout d’bord, ensuite la partie droite du corps et, enfin, la partie gauche.

 

 

IX. -  Aqiqà ainsi que le rasage de la tête et ses manières

 

        Le ''Aqiqà'' de son enfant (la cérémonie du premier rasage des cheveux du nouveau-né) est ''Sounnaté  Mouwakkidah'' (fortement recommandé) pour le père, s'il a la possibilité de l'accomplir. Certains Savants religieux le considèrent ''Wajib'' ou obligatoire. Il est conseillé de l'effectuer au septième jour de sa naissance.

Au cas où elle a été omise, cette pratique reste toujours une obligation du père jusqu'à ce que l'enfant atteigne l'âge de la puberté religieuse. Passé ce délai, l'enfant en devient, lui-même, responsable et doit se dégager de cette obligation, avant  la fin de sa vie, si ce ''Sounnah'' n'a pas été observé par l'auteur de ses jours.

        De nombreux Hadiths font apparaître que l'enfant dont le ''Aqiqà'' n'a pas été réalisé reste constamment en danger de la mort ou de divers malheurs.

        H° Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare que le ''Aqiqà'' est un devoir qui incombe aussi bien aux riches qu'aux pauvres, sans distinction. Cependant, le pauvre peut l'accomplir quand il a la possibilité et il en est exempt lorsque sa situation ne le permet pas. Si ce ''Aqiqà'' n'a pas été accompli jusqu'à ce que le sacrifice d'un animal soit offert en son nom, cette première offrande sera considérée comme ''Aqiqà'' de la part de son enfant.

        Un autre Hadith indique que des gens se plaignirent à l'Imam Ja'far As Sadiq (as) qu'ils n'arrivaient pas à trouver un animal pour le ''Aqiqà.''

        '' Que proposez-vous ? '' Demandèrent ces derniers ? Peuvent-ils offrir, en compensation, toute sa valeur en charité ?

        L'Imam (as) le refusa et leur demanda d'attendre jusqu'à ce qu'ils trouvent un animal pour égorger, car Allah aime qu'on offre le banquet, après avoir répandu le sang du sacrifice.

        Il appert encore d'un autre Hadith que des gens demandèrent à l'Imam (as) s'ils doivent procéder à l'Aqiqa d'un enfant qui meurt au septième jour de sa naissance ?

        '' Le Aqiqà est exempt si l'enfant meurt avant Dhohar, répondit l'Imam (as), mais, si la mort survient après Dhohar, il faudra l'accomplir, '' ajouta-t-il.

        En se conformant à un Hadith authentique, dans lequel Oumar Ibn Yazid déclare avoir demandé l'avis de l'Imam Ja'far As Sadiq (as) sur ce qu'il doit faire, car il ignore si son père avait procédé à son Aqiqà ou non durant son enfance. L'Imam (as) lui répondit de l'accomplir maintenant. Oumar effectua, donc, son Aqiqà, dans la vieillesse.

        L'Imam (as) affirme dans une Tradition, de source sûre, qu'on

?   nomme l'enfant au septième jour de sa naissance,

?   accomplit le ''Aqiqà,''

?   lui rase sa tête et

?   donne de l'argent pur (le métal) en ''Sadqà'' au poids de ses cheveux.

                    On remet une cuisse de l'animal à l'accoucheuse qui était présente au moment de l'enfantement. On offre une partie de la viande aux gens, en guise de repas, et le reste aux autres, au nom de ''Sadqà,'' appelé aussi l'aumône recommandée.

        H° Ali Ibn Moussa Ar Ridha (as) rappelle que le Messager d'Allah (swt) a proclamé l'Adhan dans les oreilles des Imams Hassan et Houssain (as) et H° Fatima Zahra (as) a procédé à l'Aqiqà le septième jour. Elle a donné la cuisse de l'animal à l'accoucheuse ou une pièce d'or. La pièce d'or a, peut-être ici, le sens de Dinar.

        Les Savants religieux admettent communément qu'il est Sounnat ou recommandé d'égorger un animal de sexe mâle lorsque l'enfant est un garçon et une femelle lorsqu'elle est une fille. Mais l'auteur de ces lignes assure qu'un animal de sexe mâle est meilleur pour les deux sexes. Suivant de nombreuses Traditions authentiques, l'animal femelle est aussi préférable pour les deux sexes.

        Il est Sounnat ou recommandé pour les parents de ne pas manger de cette viande et, il est encore meilleur, pour eux, d'éviter de manger aussi les mets qui ont été cuisinés avec cette viande.

        La recommandation ou le Sounnah veut qu'on ne brise pas les os de cette viande, mais qu'on les sépare à leur articulation.

        Il est recommandé de distribuer cette viande crue ou cuite. La cuisson signifie qu'elle a été seulement bouillie dans de l'eau avec du sel dissout,  mais on pense qu'il est avantageux de la partager cuite. La viande crue peut être aussi partagée comme Sadqà, sans aucun problème. Sachez que si l'animal n'est pas disponible, il est inutile de distribuer le prix de sa valeur en Sadqà. Il est demandé de patienter jusqu'à ce que l'animal soit obtenu. La condition ne réclame pas que la viande de l'Aqiqà soit distribuée uniquement aux pauvres ou aux gens nécessiteux, mais elle peut être aussi attribuée aux gens aisés.

        Il est populairement admis qu'on rase, d'abord, la tête de l'enfant et, qu'on égorge, ensuite, l'animal. Une autre Tradition rapporte que raser la tête,  sacrifier l'animal, peser de l'argent pur ou de l'or à l'égal du poids des cheveux, donner en charité cet or et cet argent, toutes ces actions doivent être opérées au même moment et au même lieu. Il est recommandé de raser entièrement la tête, sans laisser ni cheveu ni tresse.

        Une Tradition renseigne qu'on amena un enfant chez le Saint Prophète (saw) et on le sollicita de prier pour lui. Il le refusa car l'enfant  portait une tresse et demanda qu'on la lui enlève entièrement.

        De nombreuses Traditions authentiques font apparaître qu'il est interdit d'essuyer le sang de l'animal sacrifié sur la tête de l'enfant, car c'était une coutume pré-Islamique, du temps de l'ignorance.

        Un Hadith authentique rapporte que l'Imam Ja'far As Sadiq (as) récitait l'Invocation suivante lors du sacrifice de l'animal de l'Aqiqà :

BHISMILLAHI  WA  BHILLAHI

ALLAHOUMMA  HAZIHII  AQIQATOUNE  AN …..........

(prononcer ici le nom du garçon)

LAH'MOUHAA  BHI  LAH'MIHII  

WA  DHAMOUHAA   BHI  DHAMIHII

WA  A'Z'MOUHAA  BHI  A'Z'MIHII

ALLAHOUMMAJ-A'LHAA  WA  QAA-An-LAHOU

BHI  AALI  MOUHAMMADIN'

SWALLALLAHOU  WA  AALIHII  WA  SALLAM

Si l'enfant est une fille, réciter la suite, après avoir cité le nom, comme ci-après :

LAH'MOUHAA  BHI  LAH'MIHAA

WA  DHAMOUHAA  BHI  DHAMIHAA

WA  A'Z'MOUHAA  BHI  A'Z'MIHAA

        (Par le Nom d'Allah et par Allah ! Ô mon Allah ! Cet Aqiqà est de la part de …....(le nom de l'enfant). Cette chair est offerte à la place de sa chair,

 le sang à la place de son sang et les os à la place de ses os.

Ô mon Allah ! Par la Grâce des Descendants de Mouhammad (saw),

considère le présent Aqiqà comme l'offrande de cet enfant !)

        Une autre Tradition demande de réciter l'Invocation suivante :

BHISMILLAAHI  WA  BHILLAAHI  WAL HAMDHOULILLAAHI  WALLAHOU  AKBAR

IMAANANE  BHILLAAHI  WA  SANAA-ANE AA'LA RASSOULILLAAHI  SWALLALLAHOU  A'ALAYHI  WA  A'ALIHI

WAL  ISMATOU  LI  AMRIHII  WASH-SHOUKROU  LI  RIZQIHII

WAL  MA'ARIFATOU  BHI  FADHLIHII  A'ALAYNA  AHLIL BAYTI

(Par le Nom d'Allah et par Allah ! Toutes les Louanges sont à Allah et Allah est Le Plus Grand ! Ma Foi est en Allah et que le Messager d'Allah soit loué, que les Bénédictions d'Allah soient sur lui et sur sa Famille ! Que Son Ordre soit sauvegardé, que Lui soient adressés les remerciements pour Ses Dons et  pour  la connaissance qu'Il nous a donnée de la supériorité des Ahloul Bayt sur nous !)

        Si l'enfant est un garçon, réciter comme suit :

ALLAAHOUMMA  INNAKA  WAHABTA  LANAA  ZAKRAN'W  WA  AN'TA A'ALAMOU  BIMAA  WAHABTA  WA  MIN'KA  MAA  AA'TAYTA  WA  KOULLAMAA  SANAA'TA  FA  TAQABALLOUHOU  MINNAA  A'ALAA  SOUNNATIKA  WA  SOUNNATI  NABIYYIKA  WA  RASSOULIKA  SWALLALLAHOU  A'ALAYHI  WA  AALIHI  WAKA'SAA-OU  A'ANNASH-SHAYTAANAR  RAJIIM  LAKA  SAFAKTOUD-DIMAA-A  LAA  SHARIIKA     LAKA  WAL  HAMDHOULILLAAHI  RABH-BHIL  AA'LAMIINE.

ALLAHOUMMAA  LAH'MOUHAA  BHI  LAH'MIHII,

WA  DHAMOUHAA  BHI  DHAMIHII  WA  A'Z'MOUHAA  BHI  A'Z'MIHII

WA  SHAA'ROUHAA  BHI  SHAA'RIHII

WA  JILDHOUHAA  BHI  JILDHIHII

ALLAAHOUMMAJ-A'LHAA   FIDHAA'ANE …........

(prononcer ici le nom de l'enfant et de son père)

        (Ô Allah ! Tu m'as accordé un fils et Tu connais combien est précieuse cette Faveur ! Ce que Tu m'as donné et tout ce que Tu as créé viennent de Toi ! Accepte, donc, ceci qui est offert suivant Ton Ordre et suivant la Tradition de

Ton Prophète et Messager, que les Prières d'Allah soient sur lui et sur sa Famille !

Eloigne de moi le maudit Satan ! Je cherche Ton Plaisir en répandant le sang de cet animal ! Ô Celui Qui n'a pas d'associé ! Toutes les Louanges appartiennent à Allah, le Seigneur des mondes ! Ô mon Allah ! Accepte la chair de cet animal à la place de sa chair, le sang à la place de son sang, les os à la place de ses os, les poils à la place

de ses cheveux, la peau à la place de sa peau !

Ô mon Allah ! Accepte cette offrande de la part de ….....)

Si l'enfant est une fille, la première partie de l'Invocation suffit.

 

 

X. - La circoncision ou le Khatna et la perforation des oreilles.

 

        Il est fortement recommandé (Sounnaté Mouwakkidah) de circoncire le garçon au septième jour de sa naissance. La circoncision peut être effectuée le huitième jour comme jusqu'à l'âge de sa puberté religieuse, sans rien enlever à sa recommandation. Certaines gens affirment que cette opération est obligatoire (Wajib) au tuteur ou au responsable de l'enfant lorsqu'approche sa majorité religieuse.

        Imam Ja'far As Sadiq (as) recommande, dans un Hadith authentique, de réserver le septième jour de la naissance à la circoncision de l'enfant, car elle le  rend d'une belle et vigoureuse apparence et accroît son poids. La terre déteste l'urine de celui qui n'est pas circoncis.

        Le Messager d'Allah (swt) déclare que la terre reste impure durant quarante jours par l'urine de la personne non-circoncise.

        D'un Hadith de source sûre, émanant de l'Imam Moussa Al Kadhim (as), il appert qu'il est recommandé (Sounnat) de circoncire le garçon au septième jour de sa naissance, et il n'y a aucun problème si elle est effectuée avec un certain retard.

        Imam Ali, Amiroul Moaminine (as), recommande de circoncire l'homme Musulman, même s'il est âgé de quatre vingts ans.

        Il est demandé par l'Imam Ja'far As Sadiq (as), dans un Hadith, de réciter l'Invocation suivante lors de la circoncision de l'enfant :

ALLAHOUMMA  HAZEHI  SOUNNATOUKA  WA  SOUNNATOU  NABHIYYOUKA  SALWATOUKA  ALAYHI  WA  A'ALIHI  

ITTIBHAA'AN'  MINNAA  LAKA  WA  LI  NABHIYYIKA  BHI  MASHIYYATIKA  WA  BHI  IRAADHATIKA  WA  QADHA'AA'IKA  

LI  AMRIN'  ARADH-TAHOU  WA  QADHA'AAA-IN  HATAM'TAHOU  

WA  AMRIN'  AN' FADH'TAHOU  WA  ADHAQ-TAHOU  HARRAL  HADIID  FII  KHITAANIHII  WA  HAJAA'MATIHII

BHI  AMRIN'  AN'T  AA'RAFOU  BHIHII  MINNI.

ALLAHOUMMA  FA  TAH'HIR'HOU  MINAZ'ZOUNOUBHI  WA  ZID

 FI  OUMRIHII  WA  DHAFA'IL  AAFATI  AN'  BADH'NIHII  

WAL  AW-JAAA  AN'  JISMIHII  WA  RIDHOU  MINAL GHINA  

WA  DHAFA'  AN'HOUL  FAQRA

FA  INNAKA  TAA'LAMOU  WA  LAA  TAA'LAM

(Ô mon Allah ! Ceci est Ta Recommandation et celle de Ton Prophète,

que soient sur lui et sur sa Famille Tes Prières ! Nous nous soumettons à Ton Ordre et à celui de Ton Prophète, qui est en accord avec Ta Volonté, Ton Intention et

Ton Jugement, que  Tu l'as voulu, Tu l'as décidé et Tu nous l'as ordonné, et

suivant cet acte, Tu as voulu lui faire goûter la chaleur du fer

dans l'accomplissement de la circoncision (Khatna) et la vivisection,

dont Tu connais mieux que nous ses bienfaits.

Ô mon Allah ! Purifie-le de ses péchés et allonge sa vie, adoucis les peines de son organisme, atténue les douleurs de son corps, augmente sa fortune et fais disparaître sa pauvreté,   

car Tu as, certainement, la Science de ce que nous n'avons pas !)

        L'Imam (as) précise que, dans le cas où la circoncision n'a pas été effectuée dans les temps voulus, cette Invocation peut, toujours, être récitée, au moment de l'opération, même à l'âge de la puberté.

        Hassan Ibn Khalid raconte : un homme demanda à l'Imam Ali Ibn Moussa Ar Ridha (as) quand faut-il féliciter les parents de la naissance d'un fils ?

        L'Imam (as) lui répondit que lorsque l'Imam Hassan (as) naquit, l'Ange Jibraïl descendit le septième jour chez le Saint Prophète (saw) pour le féliciter, en apportant, avec lui, les Recommandations Divines qui ordonnaient de donner un nom à l'enfant, de raser la tête, d'accomplir le Aqiqà et de percer les deux oreilles.

        De même, à la naissance de l'Imam Houssain (as), l'Ange Jibraïl descendit en apportant les recommandations semblables. Il laissa deux boucles d'oreille du côté gauche de la tête de l'Imam Houssain (as). La lobe de l'oreille droite et le pavillon de l'oreille gauche, dans sa partie supérieure, ont été percés.

        L'Imam du Temps, Sahiboul Asri waz Zamane (as), déclare que le garçon doit être circoncis, de nouveau, une seconde fois, si le prépuce repousse, après la première circoncision, et recouvre le bout de l'organe de l'enfant, car la terre se plaint auprès  d'Allah, durant quarante jours, lorsqu'une personne, dont son organe intime est recouvert de son prépuce, urine sur elle.

        Imam Ja'far As Sadiq (as) affirme que celui qui n'a pas été circoncis, sans aucune forte raison valable, ne peut pas conduire la Prière Quotidienne (devenir l'Imam de Salat), son témoignage n'est pas accepté et la Prière mortuaire de son corps (le Salat al Mayyit effectué sur son cercueil) n'est pas permise, car il a refusé d'obéir à la meilleure Tradition de tous les Prophètes et, à l'exception du danger de mort qui surviendrait suite à la circoncision, aucune excuse n'est valable.

        Il est permis (Sounnah) de percer dans la lobe de l'oreille droite du garçon et à la partie supérieure du grand bord replié de l'oreille gauche (hélix).

 

 

XI. - Les règles d'observation de l'allaitement des enfants, de leur éducation et de leurs droits

 

        Sachez que l'allaitement de l'enfant ne doit durer, au grand maximum, que deux ans complets. Il est reconnu chez les Oulémas (Savants religieux) que l'allaitement dépassant cette période, sans motif valable, est incorrect, sauf dans le cas de maladie ou d'une situation involontaire de la personne.

        Il ne doit pas être, non plus, de moins de vingt et un mois, à l'exception d'une forte raison, telle qu'une nourrice est introuvable, ou que l'on ne peut pas la payer, ou bien la maman est à sec de lait ou encore elle souffre d'une maladie grave.

        En se référant aux certains Oulémas (Savants religieux), il est obligatoire (Wajib) à la maman de donner son sein à son bébé dès que le lait lui monte, si non  l'enfant risquerait la mort ou deviendrait chétif, même si le destin lui sauve la vie.

        Il ressort d'un Hadith dans lequel l'Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare avoir vu  la mère de Ishaq allaiter son nouveau-né.

        '' Ô la mère de Ishaq ! Dit-il, ne lui fais pas allaiter d'un seul côté, mais offre-lui les deux parties, l'une après l'autre, car un sein tient lieu de la nourriture, tandis que l'autre sert de l'eau.

        La mère qui allaite son enfant moins de vingt et un mois agit injustement à l'égard de son enfant, '' ajouta-t-il.

        Dans un autre Hadith, il affirme d'être vigilant envers la nourrice pour que celle-ci ne soit pas avare pour allaiter votre bébé.

        La nourrice peut être Juive ou Chrétienne. Si elle amène votre enfant chez elle, avertissez-la de ne pas lui donner de l'alcool, de la viande de porc ou autres produits défendus par l'Islam.

        Les Hadith authentiques détestent fortement de nourrir l'enfant du lait d'une femme qui a accouché d'un bébé, par fornication ou adultère.

        Par de nombreux Hadith, il appert que si une servante commet l'adultère et qu'un enfant voit le jour, suite à cette union illicite, dans ce cas, si le maître de cette femme la rend licite pour son amant, votre bébé peut, donc, être nourri de son lait.

        Mais, si la dame est une femme libre qui a commis l'adultère ou la fornication de sa propre volonté et a donné naissance à un enfant, certains Hadith détestent fortement de laisser téter votre bébé de cette qualité de lait.

        Imam Amiroul Moaminine, le Prince des Croyants, H° Ali (as), assure que la nourrice doit être d'une belle apparence, en même temps que d'un beau caractère, car son lait dépend de ces deux valeurs. Le bébé qui sera nourri de  ce lait  ressemblera à sa nourrice, aussi bien en beauté qu'en caractères.

        Imam Ja'far As Sadiq (as) recommande de laisser, d'abord, son enfant s'amuser et jouer durant les sept premières années et de s'occuper, ensuite, de son éducation et de son enseignement durant les sept années suivantes. Si vous apercevez de bonnes qualités chez lui pendant cette seconde période, continuez vos efforts. Dans le cas contraire, n'espérez aucune bonté de sa part.

        Dans une autre Tradition, il insiste à ne pas laisser dormir ensemble, deux garçons, dans un même lit, lorsqu'ils ont atteint l'âge de six ans.

        On lit dans une Tradition différente, que les lits du garçon et de la fille doivent être séparés lorsqu'ils atteignent l'âge de dix ans.

        Imam Ja'far As Sadiq (as) affirme que lorsqu'une personne constate notre amour, celui des Ahl oul Bayt,  dans son cœur, elle doit beaucoup invoquer Allah en faveur de sa mère pour son geste d'être toujours restée fidèle à son mari et ne l'a jamais trompé.

        Il ressort d'une Tradition qu'un homme, du nom de Sakouni, rendit visite à l'Imam Ja'far As Sadiq (as) et lui déclara :

        '' Je suis profondément triste !

?   Pourquoi es-tu si triste ? Lui demanda l'Imam (as).

?   Allah m'a accordé une fille, répondit-il.

?   Ô Sakouni, lui dit l'Imam (as), la terre est présente pour porter sa charge

et Allah est prêt à lui fournir sa subsistance. Aucun instant de ta vie ne sera porté sur celle de cette enfant et elle ne mangera aucun grain destiné à ta personne (alors, pourquoi regrettes-tu ?)

                -   Quel nom lui as-tu donné ? Questionna l'Imam (as).

                -    Fatimah, '' répondit-il.

L'Imam (as) soupira et prononça :  '' Hélas !  Hélas ! '' à deux reprises en tapant son front de sa main et répéta ce que le Saint Prophète (saw) avait déclaré à propos des obligations des parents envers leurs héritiers :

                     Si l'enfant est un garçon, le père doit le confier à une nourrice d'une belle apparence physique et d'un bon caractère, il doit lui donner un nom agréable, lui enseigner le Saint Qur'an, procéder à sa circoncision et  lui apprendre à nager.

                     Si l'enfant est une fille, ces responsabilités reviennent à sa mère qui doit chercher une bonne nourrice pour elle, lui attribuer un joli nom, lui faire réciter la Sourate Al Nour, mais éviter de lui apprendre la Sourate Youssouf et de la laisser vivre à l'étage supérieur, et la faire marier le plus rapidement possible.

                     '' Comme tu as nommé ta fille Fatimah, sache bien de ne pas l'injurier, ni la battre ou la maltraiter, '' termina l'Imam (as).

                      Suivant une Tradition formulée par le Messager d'Allah (swt), certains parents sont punis par Allah parce qu'ils sont rejetés par leurs propres enfants, c'est-à dire : comme les enfants peuvent être déshérités par leurs parents, de la même manière, les parents peuvent l'être de la part de leurs enfants.

                      '' Qu'Allah répande Sa Miséricorde sur les parents qui aident leurs enfants dans l'accomplissement des  bonnes oeuvres et les rendent vertueux, '' ajouta le Messager d'Allah.

                      Une Tradition émanant de l'Imam Ja'far As Sadiq (as) expose que le Saint Prophète (saw) avait déclaré : '' celui qui aide ses enfants pour effectuer de bonnes actions, Allah le couvre de Ses Bénédictions.

                      -  Comment peuvent-ils les aider ? Questionna le narrateur.

                      -  Ils les dirigent à effectuer des actions méritoires les plus faciles, ils leur félicitent, chaque fois qu'ils les ont réalisées, pour qu'ils aient le courage de continuer dans cette voie, et, lorsque ces actions paraissent pénibles, les parents doivent se résigner et, autant que possible, ils ne les accablent pas et se comportent, avec eux,  sans colère ni sévèrité.

                      Dans un Hadith, de source sûre, le Messager d'Allah (swt) affirme que lorsqu'une personne embrasse son fils, Allah, Le Très Haut, fait inscrire un Bienfait sur son Registre des Actes, et lorsqu'elle  le rend heureux et lui fait réciter le Saint Qur'an, le père et la mère, les deux, ensemble, seront appelés à se présenter, le Jour du Jugement, ils seront vêtus des habits resplendissants qui illumineront les visages des habitants du Paradis.

                      Un Hadith raconte que le Saint Prophète (saw) vit, une fois, un homme avec ses deux fils et qui n'embrassait que l'un d'eux. Le Prophète d'Allah (swt) lui demanda pourquoi ne témoignait-il pas la même affection à tous les deux ! Par conséquent, on doit savoir qu'aucun enfant ne doit avoir la préférence sur les autres, sauf lorsque l'un d'eux est un Aalim ou Savant religieux ou bien il est plus vertueux que les autres, car la science et la piété ont la prééminence.

                      Un Hadith authentique cite l'Imam Ja'far As Sadiq (as) qui exprime : lorsque le garçon atteint l'âge de trois ans, faites-lui réciter sept fois :

LA  ILAAHA  ILLALLAH

Quand il touche trois ans, sept mois et vingt jours, faites-lui réciter sept fois :

MOUHAMMADAR  RASSOULOULLAH

Et, quand il accède à quatre ans, faites-lui réciter sept fois :

SWALLALLAHOU  A'LAA  MOUHAMMADIN  WA  AALIHII

        Lorsqu'il parvient à cinq ans complets, apprenez-lui à prosterner devant Allah. Quand il arrive à l'âge de six ans, il doit apprendre à accomplir le Woudhou et le Salat ou le Namaz. A l'âge de sept ans, son Salat doit être parfait et régulier et il doit être puni pour avoir manqué à son Woudhou et à son Salat. Il résultera de cet enseignement que lorsque l'enfant aura appris parfaitement le Woudhou et le Salat, alors Allah pardonnera ses parents.

        Le Saint Prophète (saw) déclare : lorsqu'un homme se dirige au marché et achète de beaux cadeaux pour sa femme et ses enfants, il reçoit, en contrepartie, les mêmes récompenses que celles qu'il recevrait en allant offrir des objets, en charité, à un groupe de pauvres.

        Il est recommandé d'offrir les cadeaux, d'abord, aux filles et, ensuite aux garçons, car celui qui rend ses filles heureuses reçoit les mêmes récompenses que s'il avait pleuré par crainte révérencielle d'Allah, et celui qui verse des larmes dans la Crainte d'Allah entrera au Paradis !

        Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare : donnez à manger à vos enfant le  ''Qaa-out'' (une sorte de sauce), il crée la chaire dans le corps et renforce les os.

        Dans le livre '' Tibboul Aymmah,'' l'Imam Amiroul Moaminine, H° Ali (as), affirme que si l'enfant ne cesse de pleurer ou une femme est troublée dans son sommeil ou une personne souffre de l'insomnie, le Verset suivant doit être récité :

FA- DHARABHNAA  A'LAA  AAZANIHIM  FIL  KAH'FI  SINIINA  AA'DHADHAA,  SOUMMA  BHAA'ASNAA  HOUM  LII  NAA'LAM  AYYOUL  HIZ'BHAYNI  AH'SAA  LIMAA  LABHISOU  AMADAA

Sourate Al Kahaf, n°18, Verset : 12

(Nous assourdîmes leurs oreilles dans la caverne pendant un nombre donné d'années.

Puis, Nous les ressuscitâmes pour voir lequel des deux partis

saurait mieux compter la durée de leur séjour)

        De nombreux Hadiths authentiques révèlent : lorsque la fille atteint l'âge de six ans, elle doit observer le ''Pardha'' (se couvrir du voile) devant un

'' Na-Maharam '' (l'homme avec qui elle peut se marier) et ne doit pas s'asseoir sur ses genoux.

        Une Tradition  authentique rapporte : il est maudit celui qui, malgré sa capacité, ne pourvoie pas aux besoins de ses enfants qui se perdent vers la ruine.

        Imam Moussa Al Kadhim (as) déclare : l'épouse et les enfants sont les prisonniers de l'homme. Celui dont Allah accroît les Bienfaits, il doit aussi augmenter la subsistance (les besoins de la vie quotidienne) de ses prisonniers; si non, il verra ses Bienfaits disparaître dans les prochains jours.

        Imam Ja'far As Sadiq (as) annonce : celui qui a deux filles, ou deux sœurs, ou deux tantes paternelles (sœurs de son père), ou deux tantes maternelles (sœurs de sa mère), à sa charge, cela lui suffit pour se protéger du Feu de l'Enfer.

        Le Messager d'Allah (swt) déclare : il y a un rang spécial dans le Paradis, auquel personne n'atteint, à l'exception de trois personnes :

?   L'Imam juste;

?   Celui qui entretient de bons rapports avec sa famille et ses proches;

?   Celui qui pourvoie suffisamment aux besoins de son épouse et de ses enfants et supporte, avec patience, les difficultés venant de leur part.

       Imam Ja'far As Sadiq (as) enseigne : subvenir aux besoins de cinq personnes suivantes est obligatoire :

?   ses propres enfants;

?   son père;

?   sa mère;

?   ses serviteurs ou esclaves (dans les temps anciens);

?   son épouse.

                   En ce qui concerne les enfants, les petits-enfants et ses descendants y sont compris, comme aussi les grands-parents et leurs ascendants font partie des parents, aussi bien de père que de mère.

 

 

XII.    -   Les devoirs des enfants envers leurs parents et l'obligation du respect et de la révérence

 

        Sachez que le respect des parents fait partie des nécessités fondamentales de la Foi et les rendre heureux est la meilleure des adorations. Leur causer une affliction et se déshériter ou s'aliéner d'eux (perdre son droit d'héritage à cause de ses mauvais comportements envers eux) appartiennent aux grands péchés.

        Allah, Le Très Haut, annonce dans le Saint Qur'an : même si vos parents sont ''Kafirs'' (mécréants) et qu'ils vous ordonnent de devenir ''Kafir'', dans ce cas, vous ne les obéissez pas, mais, malgré cela, vous devriez vous conduire gentillement avec eux.

        Il est indiqué dans une Tradition authentique qu'un homme vint voir le Messager d'Allah (swt) et sollicita de lui prêcher quelques enseignements. Le Saint Prophète (saw) lui dit en réponse :

        '' Je te conseille de ne donner aucun associé à Allah, même si on te jette dans le feu. Il est vrai que, pour sauver ta vie, tu exposes une explication  qui dissimulerait ta croyance, mais tu gardes ton cœur fermement attaché à la Foi.

        Je te recommande d'obéir à tes parents et de te comporter, d'une façon bienveillante, avec eux, qu'ils soient vivants ou morts, même s'ils te disent de divorcer de ta femme ou d'abandonner ta fortune, tu les suivras, car l'obéissance   concernant les choses de ce monde fait partie de la Foi.

        Il ressort d'une autre Tradition qu'un homme demanda au Messager d'Allah (swt) :

        '' Quels sont les devoirs du fils envers ses parents ?

?   Qu'il ne prononce pas le nom de son père, qu'il ne le devance pas en marchant sur une route, qu'il ne s'assoie pas avant lui et qu'il ne se comporte pas d'une manière qui permet aux gens de médire son père ! '' Lui répondit le Prophète (saw).

        Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare : pourquoi n'accomplissez-vous pas des actes de bienfaisance envers vos parents, qu'ils soient vivants ou morts ? Après leur décès, effectuez des Salats et des Sawm ou jeûnes pour eux, allez faire le Hajj de leur part, les récompenses spirituelles de ces actes leur seront destinées comme à vous aussi, car de telles actions vertueuses étant accomplies pour le bien de vos parents, Allah vous accordera des récompenses inestimables.

        Une Tradition solide rapporte qu'un homme se présenta chez le Saint Prophète (saw) et lui demanda :

        '' Ô le Messager d'Allah ! Avec qui dois-je être bien ?

?     Avec ta maman, '' lui répondit l'Envoyé d'Allah.

                     Il questionna à trois reprises, mais il ne reçut que l'unique réponse.

Quand il répéta sa question une quatrième fois, le Saint Prophète(saw) lui dit :

?   '' Avec ton père ! ''

        Un autre Hadith rapporte qu'un homme vint voir le Messager d'Allah (swt) et lui dit : '' Yà Rassoulallah !  J'ai un grand désir d'aller au Jihad.

?   Va participer au Jihad, dans la Voie d'Allah, lui répondit le Saint Prophète (saw). Si tu meurs, tu bénéficieras d'une vie éternelle auprès d'Allah et tu recevras ta subsistance du Paradis.

        Si tu meurs, durant le Jihad, d'une mort naturelle, ta récompense se repose sur Allah, de même que tu en reviens vivant. Tu seras purifié de tous tes péchés comme si tu venais de naître à l'instant du ventre de ta mère, ajouta-t-il.

?   Mes parents sont vieux, ils sont très attachés à moi et ne pourront supporter ma séparation, dit encore cet homme.

?   Tu restes, donc, avec tes parents (dans ce cas), lui expliqua le Prophète d'Allah (swt). Je t'affirme en jurant par le Nom de Celui Qui tient ma vie en Son Pouvoir qu'une nuit d'affection de tes parents envers toi est meilleure qu'une année de Jihad dans la Voie d'Allah.

        Imam Ja'far As Sadiq (as) déclare : personne ne peut s'acquitter des droits du père et de la mère, sauf dans deux cas précis : le fils affranchit son père, devenu esclave, en payant son indemnité, ou bien il règle toutes les dettes qui font noyer son père.

        Dans une autre Tradition, il affirme que, souvent, les enfants se conduisent bien avec leurs parents, de leur vivant, mais, après leur décès, ni ils  paient leurs dettes, ni ils demandent Pardon, pour eux, auprès d'Allah. Pour cette cause, Allah les fait déshériter de leurs parents.

        Il arrive aussi que les enfants soient exhérédés de leurs parents, de leur vivant, mais, après leur disparition, ils règlent toutes leurs dettes et demandent Pardon auprès d'Allah en leur faveur (ils font Istighfar). Par conséquent, Allah les inscrit parmi les gens bienfaiteurs, qui traitent leurs parents avec bonté.

        Dans un Hadith différent, il formule : il y a trois actions qu'Allah ne permet jamais de les mépriser :

?   Retourner à son propriétaire l'objet confié, qu'il appartienne à une bonne ou à une mauvaise personne;

?   Remplir son engagement, qu'il soit fait avec une bonne ou une mauvaise personne;

?   Obéir ses parents, qu'ils soient bons ou mauvais.

        L'Imam annonce, dans un Hadith, que le fait de regarder ses parents, d'une manière fâcheuse, fait partie de la désobéissance.

        Une Tradition authentique rapporte les propos de l'Imam Mouhammad Al Baqir (as) :

'' Mon père vit, une fois, un homme marcher sur la route, accompagné de son fils, dit-il. Celui-ci s'appuyait sur le bras de l'auteur de ses jours pour se faire  diriger. Mon père ne lui adressa jamais une parole (au garçon) jusqu'à la fin de sa vie.''

        Imam Ja'far As Sadiq (as) affirme : '' soyez bons avec vos parents pour que vos enfants soient bons envers vous ! Ne vous immiscez pas dans la vie privée des femmes d'autrui pour que les autres ne s'immiscent pas dans celle de  la vôtre ! ! ''

        Il ajouta, en outre, que si quelqu'un désire qu'Allah apaise les rigueurs de sa mort, il doit entretenir de bonnes relations avec ses proches familles et  traiter ses parents avec bonté ! Par ses bonnes actions semblables, Allah adoucira les souffrances lors de son agonie pénible et lui épargnera des difficultés de la vie.

        Une Tradition authentique émanant de l'Imam Ja'far As Sadiq (as) annonce : trois Invocations et trois malédictions sont sûrement exaucées :

?   la prière des parents en faveur de leurs enfants vertueux et leur imprécation contre leurs enfants désobéissants;

?   la malédiction souhaitée contre les injustes et tyrans et la prière de l'opprimé pour celui qui lutte en faveur des droits des opprimés contre leurs oppresseurs;

?   la prière du Croyant au bénéfice de son frère de Foi qui, pour notre seul amour des Ahl oul Bayt,  l'associe dans ses affaires, et l'imprécation du Croyant pauvre, à l'encontre de son frère Croyant, à qui il a demandé une aide et que celui-ci, malgré ses possibilités, la lui a refusée.

        Le Messager d'Allah (swt) déclare : lorsqu'un enfant vertueux regarde ses parents, avec gentillesse et amour, pour chaque regard semblable, il recevra, sur son Registre des Actes, la récompense d'un Hajj accepté.

        '' Yà Rassoulallah ! Même s'il regarde cent fois dans la journée ? Demandèrent ses Compagnons présents.

?   La Grandeur et La Générosité d'Allah sont meilleures que cela ! '' Leur répondit le Messager d'Allah (swt).

        Dans une autre Tradition, le Saint Prophète (saw) affirme :

        '' Regarder le visage des quatre personnes fait partie de l'Adoration :

?   regarder l'Imam ou Guide religieux juste;

?   regarder un Aalim ou Savant religieux;

?   regarder ses parents (père et mère);

?   regarder son frère Croyant, son frère de Foi.''

       Il annonce, par ailleurs :

        '' La punition de ces trois péchés est très vite accordée, dans ce monde, à celui qui les commet :

?   la désobéissance des parents (père et mère);

?   l'injustice appliquée aux serviteurs d'Allah;

?   l'ingratitude envers Allah et Ses créatures. ''

 

Chapitre 5

 

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