Shia 974 (Chiite Réunion) - Quelques poèmes sur l'Islam et la tragédie de Karbala - Shia 974" Chiite à l'Ile de la Réunion

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Les Poèmes > Quelques poèmes sur l'Islam et la tragédie de Karbala en français
Shia 974 ( Chiite à l'Ile de la Réunion )
Les Poèmes


Ne dites rien à ma tendre mère


Voici une élégie en français qui s'inspire énormément de la version originale interprété par Mir Hassan dont le titre original est "Maa Umul Baneen Say Mat Kehna" (année 2011.) Ce n’est pas une traduction mais cette version s’inspire énormément du texte original. Pour ceux qui veulent le réciter, le raag est absolument le même. Les différentes strophes ont été écrites pour coller au raag de la version de Mir Hassan.


-*-

Lorsque Hussayn est parvenu

Près de son frère mourant

Son porte-étendard lui confia ses derniers regrets

O maitre ! O maitre !

-*-

O maitre, O maitre ! Ne dites rien à ma tendre mère

Je ne pourrais assumer une honte si lourde

De savoir Sakina sans sa gourde

O maitre, O maitre ! Ne dites rien à ma tendre mère

-*-

(1)

J’ai appris de mère l’amour pour toi

Et le respect que je te dois O maître

Quelque soit le lieu où tu dois être

Je devais être ton ombre mon roi

Mais aujourd’hui ton esclave n’a même plus de bras

Pour t’accueillir dignement O Mola

O maitre, O maitre ! Ne dites rien à ma tendre mère

-*-

(2)

Depuis ce matin tu as tant de fois

Accouru à l’appel de tes serviteurs

Malgré l’épuisement et la douleur

Tu as pris la peine de venir à moi

Pour qu’avant de mourir, je puisse te revoir

Une dernière fois te dire au revoir

O maitre, O maitre ! Ne dites rien à ma tendre mère

-*-

(3)

Ne racontez surtout pas à ma mère

Comment furent arrachés mes deux bras

Sans rien pour atténuer vraiment pas

Ma chute quand je suis tombé à terre

Comment vais-je sauver de cette fureur

Les voiles de Zaynab et de mes sœurs

O maitre, O maitre ! Ne dites rien à ma tendre mère

-*-

(4)

Quand j’ai vu Ali Akbar dans tes bras

Tu le serrais si fort tout contre toi

Avec lui le monde s’est écroulé

Et une part de ton âme s’en est allé

J’aurai aimé t’éviter cet immense chagrin

C’est là une souffrance qui m’étreint

O maitre, O maitre ! Ne dites rien à ma tendre mère

-*-

(5)

En voyant le corps dévasté

De Qassim mon petit neveu

Comment pourrais-je me présenter

Devant Hassan et lui faire l’aveu

Je n’ai pas pu protéger ton fils grand-frère

La vie de la chair de ta chair

O maitre, O maitre ! Ne dites rien à ma tendre mère

-*-

(6)

Tu as souhaité une dernière fois

Que je t’appelle frère O toi Mola

Mais comment pourrais-je te dire ces mots là

Alors que tu souffres à cause de moi

En ayant pas rapporté à nos enfants

Cette eau dont Sakina rêvait tant

O maitre, O maitre ! Ne dites rien à ma tendre mère

-*-

(7)

O mon frère tu es si éreinté

Alors ne me ramène pas au camp

Tu sais je ne peux pas affronter

Le regard de Sakina me pleurant

Elle espérait tellement me voir enfin

Apaiser sa soif et son chagrin

O maitre, O maitre ! Ne dites rien à ma tendre mère

-*-

(8)

Mon cœur pleure toutes ces femmes

Qui ont vu mourir tous ces êtres chers

Des enfants, des maris et des pères

Tuer part des hommes sans état d’âme

Avant même mes adieux à ma femme

Donne mes condoléances à ces dames

O maitre, O maitre ! Ne dites rien à ma tendre mère


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