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Shia 974 ( Chiite à l'Ile de la Réunion )
Divers articles

 

Moralité

 

1 septembre 2008

 

Notre Saint-Prophète SAW disait souvent :

     

      « Je n’ai été envoyé que pour parfaire la Morale, pour mener les comportements à la cime de la Morale. »

     Nous voyons dans l’histoire que les communautés ayant de bons comportements moraux avaient du succès. Nous nous souvenons qu’à l’époque où l’Arabie avait complètement négligé la moralité, elle traversa la période connue comme Jahaliyyat (l’âge de l’ignorance). De même, quand nous examinons différents domaines, nous nous rendons compte à quel point la moralité est importante.

     À titre d’exemple, quand nous obtenons du travail dans une société, dès le premier jour, on nous présente le règlement à suivre – et ce règlement comporte des règles de bonne conduite comme la ponctualité, la propreté, le respect des collègues et des clients.

     Au sein du foyer, il est également important d’avoir un bon comportement moral : chacun doit ranger ses affaires à sa place ; chaque individu partageant la maison doit faire preuve de discipline, autrement le foyer deviendra vite invivable.

    De la même façon, quand une personne souhaite obtenir une position de leader dans une communauté, elle doit avoir un bon comportement dans la mesure où les membres de la communauté la considèreront comme un exemple ou un modèle. Ceux qui s’intéressent à la politique savent que le gouvernement de John Major en Grande-Bretagne n’a pas eu le succès attendu car il a connu scandales sur scandales.

     Le Saint-Coran est rempli d’exemples de bons akhlaqs. Allah SWT a envoyé sur Terre des Prophètes tels qu’ils avaient les meilleurs akhlaqs qui puissent exister à un tel point que même leurs ennemis admiraient leurs bons comportements. Nous avons dans le Qour’an l’exemple du Prophète Youssouf A.S. qui a été nommé ministre de l’économie dans un gouvernement chrétien en Égypte parce qu’il était « amine » - digne de confiance. Nous trouvons dans le Saint-Coran l’anecdote de Nabi Moussa A.S. quand il est arrivé chez Nabi Shoayb A.S. Les filles de P. Shoayb lui dirent à leur arrivée : « Papa ! Nous sommes venus jusqu’ici accompagnées d’un homme fort et digne de confiance ! » Nabi Shoayb A.S. a demandé à ses filles : « Pourquoi dites-vous qu’il est fort ? Et pour quelle raison affirmez-vous qu’il est digne de confiance ? » Les filles répondirent : « Il est fort parce qu’il a soulevé le seau d’eau que personne aux alentours ne pouvait porter » - certains hadiths rapportent qu’il a soulevé la roche entière ! Les filles continuèrent : « Il est digne de confiance parce que, pour arriver jusqu’à chez nous, il n’a pas marché derrière nous mais il a marché devant. Ceci parce que nous sommes des na-mehram et notre conversation ne doit pas s’éterniser. Il nous a donc dit qu’il marcherait devant nous et nous a conseillé de prendre des petits cailloux dans la main et de les lancer à côté de lui pour lui indiquer le chemin de notre maison.

     Nous voyons donc que les akhlaq sont primordiaux dans tous les domaines. La question qui se pose à présent est de savoir comment on peut obtenir un bon comportement moral. Nous étudierons les quatre théories sur la moralité développées par des philosophes et des sociologues à travers l’Histoire puis nous verrons ce que l’Islam répond à ces théories.

     Si nous examinons l’histoire, nous trouvons quatre différentes théories sur la moralité. La première d’entre elles est celle d’Aristote qui affirme que le Savoir est nécessaire à l’obtention d’une bonne moralité. Le philosophe grec explique que plus une personne acquiert des connaissances, plus elle lit, plus elle emmagasine de connaissances et plus elle devient meilleure moralement.

     ? L’Islam répond que Aristote a raison dans la mesure où le Savoir est très important à un tel point qu’il est obligatoire dans l’Islam d’acquérir le Savoir. Toutefois, les connaissances ne suffisent pas pour obtenir un bon comportement moral. En effet, si nous nous promenons un vendredi soir à côté des parcs publics situés près d’universités prestigieuses comme La Sorbonne, Oxford ou Cambridge, nous rencontrerons des étudiants complètement soûls et à moitié inconscients ! Si le Savoir était la clé de la moralité, nous ne verrions pas de telles scènes.

     La seconde théorie est celle de Freud qui pense que la clé de la moralité se trouve dans le foyer dans lequel nous avons été élevés. Il explique qu’un enfant qui grandit dans une maison dont les occupants agissent bien et qui est bien éduqué dès le départ deviendra un adulte ayant un bon comportement moral. À l’opposé, quand un enfant vit avec des personnes immorales et si on ne l’enseigne pas la bonne conduite à suivre, il deviendra un adulte mal élevé.

     ? Selon l’Islam, l’éducation est primordiale à un tel point que le tarbiyyat-e-awlad ne doit pas commencer à la naissance mais dès la conception. Cependant, l’éducation n’est pas en elle-même suffisante pour l’obtention d’une bonne moralité. En effet, nous rencontrons parfois des personnes ayant un mauvais comportement alors qu’ils ont reçu une bonne éducation et vice-versa. Par exemple, Mouawiyah, le fils de Yazid, à qui l’on a donné le nom de son grand-père, a été élevé dans une maison dans laquelle son père était toujours à moitié ivre, occupé à organiser des fêtes avec musique et danse. Yazid passait son temps à jouer avec les singes toute la journée. Pourtant, son fils Mouawiyah prit le courage de dire : « J’aurais aimé ne pas être né d’un père qui a tué Aba Abdillah-e-Houssain ! »

     La troisième théorie est la théorie contemporaine de Dale Carnegie. Il nous dit que nous devons montrer notre meilleur visage quand nous avons besoin de quelque chose. Nous devons bien nous comporter envers ceux qui pourvoient à nos besoins. D’après la théorie de Dale Carnegie, « je » suis au centre. Je dois regarder mon intérêt personnel. L’image que les autres ont de moi est primordiale. Nous ne nous comportons pas bien pour plaire à Allah SWT mais pour nous-mêmes.

     ? L’anecdote de Abou Houraira, un des compagnons du St-Prophète SAW, détruit complètement cette théorie. Au moment de la bataille de Siffin, on demande à Abou Houraira dans quel camp il est : celui d’Imam Ali A.S. ou celui de Mouawiyah. Il répond : « J’éprouve beaucoup de plaisir à prier avec Imam Ali A.S. donc quand c’est l’heure du namaz, je rejoins Ali. Par contre, je préfère prendre mes repas avec Mouawiyah car Mouawiyah a toujours des mets délicieux. Le namaz est bon avec Ali et la nourriture est bonne avec Mouawiyah. Mais quand ils se battent entre eux, Abou Houraira préfère rester au milieu. Quand nous analysons la façon d’être d’Abou Houraira, nous nous rendons compte qu’il ne regarde que son propre avantage dans chaque circonstance. Mais quand il s’agit de guerre, quand la vie est en danger, Abou Houraira n’intègre ni un camp ni l’autre !

     La quatrième théorie est celle du développement moral de Kohlberg. Elle explique que le développement de l’enfant se fait en trois étapes : quand il naît, il regarde et écoute tout ce qui se passe autour de lui ; puis il essaie d’imiter ce que ses parents et les personnes de son entourage font sans savoir ce qui est bon et ce qui est mauvais, sans rien comprendre, sans distinguer le Vrai du Faux ; enfin, quand il atteint l’adolescence, il sait discerner le Bien du Mal et peut commencer à prendre ses propres décisions. Ce n’est qu’à ce stade qu’il peut acquérir de bons comportements car il a la capacité de faire la différence entre ce qui est bon de ce qui est mauvais.

     ? Cette théorie est vraie mais il existe des enfants de bas âge qui sont des perles rares et qui acquièrent la faculté de comprendre à un âge précoce. C’était le cas par exemple du jeune Tabatabaï, âgé de 4-5 ans, qui connaissait le St-Coran par cœur et qui montait sur le mimbar-e-Rassoul et faisait tabligh. Même s’il était très jeune, il guidait les gens vers le Bien.

     Étant donné que toutes ces théories que nous avons présentées ont des limites, que préconise l’Islam ? Comment peut-on alors acquérir de bons akhlaqs ? Notre St-Prophète SAW nous explique que pour développer un bon comportement en nous, il est nécessaire de purifier notre nafs – notre âme. Imam Ali A.S. a dit que celui qui connaît son nafs connaît son Créateur. La question qui se pose dès lors est de savoir comment faire pour purifier son âme ?

     Pour répondre à cette question, il est important de comprendre quelles sont les facultés de l’âme. Nous en distinguons quatre au total : « al qouvvat aqliya » (la faculté de raisonnement), « al qouvvat waymiya » (la faculté d’imagination), « al qouvvat shahviya » (la faculté du désir) et « al qouvvat ghazabiyyah » (la faculté de colère). Il ne nous est possible de purifier notre âme que si notre faculté de raisonner domine les autres facultés. Illustrons nos propos par quelques exemples. Imaginons que nous sortons du majaliss-e-Houssain et que, au moment où nous rejoignons notre voiture, quelqu’un nous insulte. Notre faculté de colère se réveille et nous avons envie de répondre à la personne : « Eh ! Comment oses-tu t’adresser à moi comme cela ? » Mais notre faculté de raisonnement nous demande de nous calmer car nous sortons du majaliss qui est l’Université des Ahloul Bayt dans laquelle on nous enseigne qu’il faut garder son calme en tout temps et faire preuve de patience devant les ennemis.  

     À titre d’exemple, nous allons visiter des grandes villes du monde et nous nous retrouvons à Paris, à Athènes, à Venise ou à New York. Plein d’attractions se présentent à nous. Notre faculté de désir nous dit « allons faire un tour à cet endroit, allons faire cet acte, de toute façon, personne ne nous voit, nos proches et nos amis sont à la Réunion, ils ne nous voient pas ! » Mais notre entendement nous rappelle que notre Créateur nous voit. À un tel point que lorsqu’on demande à Imam Zaynoul Abidine A.S. où on peut pêcher, il répond « faites des gounahs dans un endroit où votre Seigneur ne vous voit pas ! »

     Parfois, ma faculté d’imagination me dit que je suis la meilleure personne qui puisse exister, qu’il n’y a personne de plus remarquable que moi ! Mais ma faculté de raisonner me demande de me souvenir du temps où j’étais un bébé et que je dépendais de mes parents pour tout ! Et je ne dois pas non plus oublier que quand je quitterai ce monde, je serai dépendante des autres pour le goussl, kafan etc.

     Nos Imams nous ont dit que si nous dominons notre nafs, si la faculté de raisonner arrive à dominer les autres facultés, nous pouvons atteindre un grade supérieur aux anges mais si nous devenons esclaves de notre nafs, nous pouvons devenir plus bas que les animaux !

 

Article : une Kaniz-é-Fatéma

 

 

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