Shia 974 (Chiite Réunion) - Les Maassoumines - Shia 974" Chiite à l'Ile de la Réunion

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Shia 974 ( Chiite à l'Ile de la Réunion )
Les Maassoumines

 

Le Khoutbeh de Fatimah Az-Zahra A°

CHAPITRE  9

LE BATEAU A LA COQUE BRISEE

de Seid Mehdi Sodjai

(Livre sur la fille chérie du Saint Prophète, H° Fatimah Az-Zahra A°)

 

    Tout à coup on apprit que Fadak est perdu. Ceci pour vous, Madame, qui avez déjà supporté le malheur de l’usurpation du califat, n’était pas une peine légère.

    Vos serviteurs effrayés vinrent vous dire que le calife les avait expulsés de Fadak et y avait placé ses propres agents.

    Vous étiez alitée, vous étiez pâle et vos mains tremblaient encore. L’éclat de votre regard avait disparu et vos yeux étaient cernés.

    Et cela, depuis que le « compagnon » (devinez qui est-ce ?...) de votre père avait cassé la porte sur vos reins et mit fin à la vie de l’enfant que vous portiez dans votre sein. Vous criâtes :

    « Fizza ! Aide-moi ! »

    Je compris que c’était la fin et que ce qui ne devait pas arriver, arriva ……

    Angoissée et troublée, vous aviez quitté votre lit et disiez :

    « Pourquoi ? »

    Et vous entendîtes :

    « Ils ont usurpé Fadak au bénéfice du gouvernement usurpateur.

-   Mais pourquoi ? »

Ce pourquoi n’avait plus de réponse. Non seulement vos serviteurs, mais le calife lui-même, n’avaient pas de réponse à ce pourquoi.

    Moi qui avais l’honneur d’être une servante dans votre maison, je savais que Fadak était un village aux alentours de Médine. Il fallait deux ou trois jours de route pour y arriver de Médine. D’abord ce jardin était aux mains des Juifs jusqu’à l’an 7 de l’Hégire. A cette époque où l’Islam avait déjà pris une maturité et une puissance extraordinaire, les Juifs effrayés, désirèrent faire la paix et offrirent ce jardin au Prophète en gage de leur sécurité.

    Le Prophète accepta et le jardin devint sa propriété personnelle jusqu’au jour où le Verset :

« Rends à tes proches ce qui leur est dû »

(Sourate 17, Verset 28 du Saint Coran) fût révélé au Prophète. Alors il vous offrit Fadak sur l’ordre clair de la Providence.

    Ceci n’est pas une réalité que l’on puisse nier. Si, avant sa mort, votre père, l’Envoyé d’Allah, avait réuni tous les Musulmans et leur avait demandé à qui appartenait Fadak, tous auraient répondu sans hésiter :

    « A Fatimah ! »

    Maintenant, je ne sais pour quelle raison ils se taisent et ne bronchent pas. Tout au moins, il aurait fallu que les mêmes, pauvres et misérables, qui gagnaient leur pain quotidien de ce jardin et qui, maintenant, ne pouvaient plus l’obtenir, fassent entendre leur voix ! Mais on aurait dit que la foi avait quitté le peuple avec le Prophète. La peur, la terreur et l’amour de ce bas monde avaient pris place.

    Vous vous êtes levée de votre lit malgré votre état souffreteux et votre corps blessé.

    Après le décès de votre vénéré père, chaque jour une nouvelle ride naissait sur votre front béni. Mais de cet évènement, vous fûtes tellement troublée que j’en étais ébahie.

    Pardonnez-moi, ô Favorite de l’Univers ! Je me demandais ce qu’étais Fadak, pour que l’estimée Zahra entre dans un tel courroux à propos de son usurpation.

    Fadak est, certes, une propriété de valeur et à grand rendement. Mais Fatimah qui était coupée de ce monde, attachée au monde futur, et pour qui la fortune d’ici bas n’avait aucune valeur, n’avait jamais profité de Fadak.

    Fadak était votre propriété, mais la pauvreté ruisselait du toit et des murs de cette maison.

    Fadak étai vôtre, mais vous n’aviez même pas un pain de seigle pour agrémenter les repas.

    Fadak était votre propriété personnelle, mais des jours et des jours, nul ne voyait une fumée s’élever de votre cuisine. Votre époux, Ali, distribuait des milliers et des milliers de Dirhames en une heure parmi les pauvres, il secouait les mains et apportait sa faim à la maison……….

 ......Alors quel était le secret de ce problème qui vous fit sortir de votre lit bien que malade et vous poussa à rencontrer le calife ? Moi, votre servante, je saisis ce mystère. Mais à quoi peut servir que quelqu’un comme moi, Fizza la servante, saisisse ou non ce secret. Si seulement les gens pouvaient le comprendre ! Une tempête d’évènements avait emporté leur foi, mais qu’était-il advenu de leur sagesse ?

    Fadak n’était pas pour vous un jardin ou une propriété, il était l’autre face de la monnaie du pouvoir.

    Devant l’usurpation de Fadak, vous avez résisté solidement, et de la même façon vous avez tenu bon devant l’usurpation du califat. Vous voyiez en ces usurpations une déviation au fondement de l’Islam et au message du Prophète.

    Fadak signifiait le califat, et le califat voulait dire Fadak. Fadak était la dimension économique du califat. Le califat était la dimension politique du Fadak. Le califat et Fadak signifiaient l’Islam. L’Islam voulait dire le Prophète, c’est-à-dire la Tradition Prophétique.

    Alors que le corps inanimé du Prophète était encore sur terre, on pouvait déjà enterrer ses directives. Alors que l’humidité de la Tombe du Prophète n’était pas encore sèche, on pouvait déjà piétiner sa parole. Aussi ne pouvait-on imaginer qu’aucun évènement ni aucune déviation n’était impossible.

    Après quatre jours, l’Islam devint un sujet de raillerie comme une pelisse portée à l’envers par les créatures d’ Allah.

    C’était cela qui enflammait le cœur et l’âme de la meilleure femme du monde.

    En colère, courroucée, vous dites au calife :

    « Fadak m’appartient, tu sais que mon père me le légua sur ordre Divin. Pourquoi l’as-tu usurpé ?

    Le calife vous répondit d’amener un témoin pour confirmer votre prétention.

    A vous, à qui le Verset du Coran s’adresse :

    “ Allah ne veut qu’éloigner de vous (Ahl oul Bayt, les cinq membres de la Famille du Prophète) toute souillure et vous assurer une pureté parfaite. “  (Coran, 33/33).

    Il a osé dire de présenter un témoin dont la parole ser ait un argument irréfutable….

    Qu’Allah me pardonne et que ma langue devienne muette, on eût cru que le calife voulait dire que : la plus sincère des femmes de l’Univers, Siddikaé Koubrà (l’immense vérité) mentait.

    Est-ce qu’un témoin devait prouver l’authenticité de la parole de celle dont le Prophète disait :

    “ Allah Grandiose et Immense protégea ma fille et ses enfants et ses disciples du feu de l’enfer. “

    C’est ainsi que Fatimah fut nommée Fatimah. La véracité de ses dires devait-elle être prouvée par témoin ?

    Est-ce qu’il faut que la parole de celle pour qui le Prophète précisa :

    “ La colère d’Allah est en gage de sa colère, et la satisfaction d’Allah, en gage de sa satisfaction, “  

soit confirmée par un autre !

    Madame ! L’insolence ne connaît pas de limite ni de frontière, surtout dans la vallée de l’ignorance.

    Mais vous acceptâtes car vous étiez l’essence même de la patience, vous étiez le modèle de l’endurance.

    Vous dites :

    “ D’accord, j’amènerai un témoin. “

    Et vous avez amené Ali (a.s) qui était le témoin de la création. Ce n’était pas suffisant. Le témoignage d’une personne n’était pas suffisant.

    Etrange ! Hélas, pour l’Islam ! Hélas, pour Mouhammad !....

    Le calife n’avait-il pas entendu cette parole du Prophète ?

    “ La vérité est toujours avec Ali, et Ali est avec la vérité. La vérité tourne autour de Ali. La vérité suit Ali. Là où Ali se trouve, la vérité est présente. “

    Cette parole suit le Verset du Coran. C’est la parole formelle du Prophète. A l’époque, il avait tant répété ces paroles que nul n’avait pu ne pas les entendre.

    Cela signifie que la parole de Ali est un ordre, est la justice même et demande l’obéissance.

    Le calife, en présence de l’eau, cherchait la poussière, pour faire ses ablutions.

    Quelle purification !

    Quelle ablution !

    Quelle prière !.........

....Votre âme était prête à s’enflammer de douleur, mais patiente, vous avez fait venir un autre témoin.

    Oummé Ayman, l’autre témoin, dit au calife :

    « Je ne témoignerai pas tant que tu n’auras pas fait un aveu.

-   Quel aveu ?

-   Connais-tu la parole célèbre du Prophète à mon sujet ? N’as-tu pas entendu de sa bouche même que Oummé Ayman est l’une des femmes du Paradis ?

-   A la vérité si, je l’ai entendu, tout le monde l’a entendu.

-   Alors moi, Oummé Ayman, femme du Paradis, témoigne que, conformément à la Révélation du Verset 17/28 du Coran, le Prophète, sur l’ordre d’Allah, donna Fadak à Fatémah. »

Le calife fut désarmé.

« Sois, Fadak lui appartient.

-   Ecris !

-   Ce n’est pas la peine….

-   Ecris ! »

Et le calife écrivit que Fadak appartenait à Fatémah.

Terminé ? Non. Le faiseur de troubles entra (devinez-le, mes chers lecteurs !!!) :

« Qu’as-tu fait, Ô calife ?

-   Rien, Fadak appartenait à Fatémah, je l’avais pris, elle a fait venir un témoin. Je le lui ai rendu. »

Le meneur vous prit l’écrit. Il cracha dessus, le déchira. Par cela, il brisa aussi nos cœurs. Si j’avais été dans la cage de votre poitrine, j’aurais brûlé à la place de votre cœur béni. Si vous n’étiez pas la fille du Prophète, si vous n’étiez pas Fatémah, si vous n’étiez pas si bonne, si vous n’étiez pas tant aimée, mon cœur ne serait pas tant enflammé.

Les larmes vous montèrent aux yeux, mais vous avez gardé le silence. Hélas ! Ce silence, cette patience !

Le plus grand des pieux, Ali soupira de douleur et dit :

« Pourquoi agissez-vous ainsi ? »

Ils répondirent que ces témoins n’étaient pas suffisants, qu’il fallait en amener d’autres.

Imam Ali se tourna vers le calife et dit :

« Si je revendiquais un bien qui appartenait à un autre, à qui demanderais-tu des témoins ? A celui qui est propriétaire du bien ou à moi qui le revendique ? »

Le calife répondit :

« Le code religieux de l’Islam ordonne de demander au revendicateur un témoin, et non pas à celui qui en est le propriétaire. »

Ali déclare alors :

« Dans ces conditions, pour quelle raison demandez-vous à Fatémah un témoin, puisque Fadak est sa possession et son bien ? »

Devant cet argument évident, le calife céda, mais garda le silence. Quant à l’autre (vous l’avez deviné qui est-ce ??), il répondit avec arrogance :

« Ali, laisse cette discussion, nous ne vous rendrons plus le Fadak. »

Ali, le solide roc de longanimité dit :

« Nous sommes à Allah et retournerons à Lui.  (2/155)

Tôt ceux qui attaquent les premiers apprendront quel sort leur est réservé. » (26/227).

En vérité, ils savaient aussi que Ali, pour protéger le fondement de l’Islam, devait garder le silence, si non, jamais ils n’auraient osé être impertinents à ce point.

Madame ! Quand vous êtes retournée à la maison, vous ne pouviez plus vous retenir de pleurer. Le son de vos lamentations remplit l’espace de la maison. Vous appeliez votre père et vous plaigniez de ce que l’injustice soit devenue souveraine !

Soudain, vous prîtes une décision étrange. Vous annonçâtes que vous alliez à la Mosquée et que vous y feriez un discours. La dernière arme d’un opprimé est de manifester et de divulguer son oppression.

Que l’avertissement soit connu de tous, de ceux qui font semblant de dormir et de ne pas se réveiller, de ceux qui sont endormis, mais qui, peut-être, ne font que somnoler. Quand le soleil de Velayat (Imam Ali a.s) est séquestré dans la maison, la nuit est éternelle et le sommeil continu ! Le Prophète n’est tenu qu’à la prédication.

La nouvelle retentit à Médine comme le bruit du tonnerre et fit trembler la ville.

Fatémah viendra à la Mosquée. La fille du Prophète tiendra un discours !

Elle parlera, probablement, de l’usurpation du califat ;

Elle parlera, peut-être, de l’usurpation de Fadak.

Allons-y.

La Mosquée se remplit entièrement en un instant. Les émigrés et les Ansars se bousculaient. Les enfants étaient montés sur le dos des hommes pour mieux voir le souvenir du Prophète, dès son arrivée. On aurait dit que la foule voulait faire éclater les murs de la Mosquée ou, pour le moins, les écarter……

Le calife ne jugea pas nécessaire de vous en empêcher, il aurait alors montré son ignominie et provoqué le réveil du peuple. Lui-même, ses proches et ses aides s’étaient dispersés dans la Mosquée pour ne pas perdre les rênes de la situation et pour que la tempête de vos souffrances ne détrône pas son califat usurpé.

Vous sortîtes de la maison, calme, mais majestueuse et digne comme la lune qui pointe dans l’enceinte du ciel. Etait-ce vous, ou le Prophète qui était revenu pour se montrer sur terre ? Tout le monde disait que le Prophète semblait revivre, qu’elle était celle qui ressemblait le plus au Prophète, jusque dans sa façon de marcher.

Les femmes de Beni Hashim vous entourèrent comme les étoiles qui, dans une nuit sombre, entourent la lune et accompagnèrent votre splendeur et magnificence jusqu’à la Mosquée.

Quand vous mîtes le pied dans la Mosquée, tous eurent la respiration coupée…..

Vous prîtes place derrière le rideau qui avait été suspendu sur votre ordre. Pendant un bon moment, vous avez gardé le silence qu’on percevait à travers un monde de paroles. Ceux qui purent entendre ce silence, gémirent.

Votre souffle retenu par votre chagrin ne pouvait être libéré que par des larmes qui firent éclater les gémissements du peuple. La Mosquée s’est emplie de plaintes et de lamentations.

Puis vous vous êtes tue, ce qui augmenta la soif de vous entendre et…..Vous avez commencé à parler………

 

LE TRES CELEBRE KHOUTBEH DE H° SAYYIDA a.s.

 

« Au nom d’Allah, Le Très Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux.

Nous Le remercions pour ce qu’Il nous a donné, nous Le louons pour ce qu’Il nous a inspiré, nous Le glorifions et Le vénérons pour ce qu’Il a créé.

Nous Le célébrons pour les dons, les grâces et les présents dont Il a entouré l’homme et qui sont révélés successivement aux humains.

Leur nombre dépasse l’infini. Leurs frontières dépassent les limites de la compensation, de la récompense, et jusqu’à l’éternité leur étendue est plus vaste que le domaine de la compréhension de l’homme.

Il proclama qu’Il accorderait la continuité et l’augmentation de Ses dons à ceux qui sauraient les reconnaître.

Il incita le dévouement des créatures en étendant Ses Grâces. Il instaura les Prières comme un moyen d’accroître Son Indulgence.

Je témoigne qu’il n’y a de Dieu qu’Allah (La ilah illAllah) et qu’aucun associé ne peut Lui être imaginé.

L’interprétation ésotérique de Sa parole est la sincérité, les cœurs Lui sont noués et Il illumine la pensée.

Les yeux n’ont pas la force de Le voir. Les langues n’ont pas le pouvoir de Le qualifier.

Les ailes de l’imagination, la pensée et l’illusion n’arrivent pas au sommet de la compréhension de Son essence.

Il créa les choses sans qu’il existât un précédent et Il fit leur genèse sans aucun moule ou exemple, seulement par Son Pouvoir et Sa Volonté. Il ne chercha ni leur création, ni un profit.

Il voulait confirmer Sa Sagesse, éveiller les créatures à Son obéissance, manifester Son Pouvoir, diriger des gens vers Sa Vénération et la Glorification de Son invitation.

Puis Il mit face à face la charité et le culte, le châtiment et le péché, afin que Sa Colère, Sa Vengeance et Sa Punition précipitent Ses serviteurs vers Son Paradis de Bonté.

Je témoigne que Mouhammad (saw), mon père, est le serviteur et l’Envoyé d’Allah.

Allah l’avait choisi avant de l’avoir envoyé vers le peuple. Il l’avait sélectionné comme candidat à la Mission Prophétique avant de le créer. Il l’avait élu et Il l’avait privilégié avant de le choisir comme Messager Divin.

A ce moment, les humains étaient cachés dans un monde invisible et traversaient la frontière de l’inexistence dans une brume de peur, de frayeur et de ténèbres.

Puisque Allah a la science, la connaissance précise, le discernement quant à l’issue de toutes les actions et des évènements de l’époque et qu’Il connaît le lieu du grand livre de la destinée, Il l’incita à finir son travail Divin, à signer son ordre définitif, à accomplir sa destinée irréfutable.

Mouhammad (saw), l’Envoyé d’Allah, rencontra alors les différentes communautés, divisées en sectes, avec des cultes différents, s’agenouillant devant le feu, se prosternant devant les idoles ou prises dans les pièges de la négation d’Allah.

En vérité, Allah Tout Puissant illumina les ténèbres avec Mouhammad, fit disparaître l’obscurité de l’ambiguïté et écarta les nuages noirs qui recouvraient les yeux.

Le Prophète essaya de guider les gens, de les sauver de la perversion, de permettre à leurs yeux aveugles de voir la lumière, de les diriger vers une Religion solide et ferme, et de les placer sur le Droit Chemin.

Puis, Allah, par Sa Bonté, le reprit lui-même par Sa Volonté, Son Désir et Son Abnégation.

Enfin, maintenant, Mouhammad (saw) est en paix, à jamais loin du mal de ce monde, entouré d’anges bienfaisants, assis à l’ombre enchantée de la Providence indulgente et près de Allah Tout Puissant.

Que la Bénédiction d’Allah comble mon père qui fut Son Prophète, Son Confident de la Révélation, Son Elu, digne de louanges.

Que le Salut, la Grâce et la Gloire d’Allah soient sur lui. »

 

(2è partie du Célèbre Khoutbeh)

 

Le silence avait projeté une ombre sur la Mosquée, le temps s’était arrêté, ainsi que les battements de cœur des assistants. C’était comme si vous n’étiez plus dans ce monde, et ne voyiez plus personne. C’était comme si vous étiez aux cieux et vous nous décriviez Allah et le Prophète. Puis, vous revîntes sur terre, à la Mosquée, parmi les gens, en face d’eux, et vous déclarâtes :

    « Ô vous les serviteurs d’Allah ! Vous qui êtes la source, les gardiens, les porte-étendards de l’ordre et de la prohibition Divine. Vous qui êtes les messagers de Sa Religion, de Sa Révélation, vous qui êtes dignes de Sa Confiance, vous qui prêchez Sa Foi.

    Son Successeur Légal à qui vous aviez, jadis, donné votre accord, est, maintenant, parmi vous. Il est le souvenir que l’Envoyé d’Allah vous a laissé. Il est le Livre Divin parlant, le Coran sincère, la lumière diffuse et le rayon lumineux, le livre dont les arguments sont clairs, les secrets manifestes, les apparences évoquées, le fidèle honoré et envié par d’autres peuplades, le livre qui pousse celui qui l’admet vers le Paradis, qui offre la délivrance et la connaissance, qui fait prendre conscience des signes lumineux divins à ceux qui l’écoutent avec amour, le livre dont la compréhension nous fait connaître l’interprétation des devoirs, les obligations, les limites de l’interdit, la lumière des évidences, le bien-fondé des arguments, des preuves et des connaissances, les bonnes actions, les autorisations, les dons, les pouvoirs, les règles religieuses et les ordres écrits.

    Allah créa la foi pour vous purger de l’impiété.

    Et Il créa la Prière pour vous purifier de la vanité.

    Et l’aumône pour sanctifier votre âme et accroître vos vivres.

    Et le jeûne pour confirmer votre dévouement.

    Et le pèlerinage de la Mecque pour stabiliser votre Religion.

    Et la justice pour calmer les cœurs.

    Il rendit l’obéissance et l’Imamat obligatoire, pour mettre de l’ordre parmi le peuple et être à l’abri de la scission.

    Il exigea que le Jihad (la guerre sainte) soit considéré comme un moyen pour donner de la dignité à l’Islam, la patience comme un moyen pour attirer la récompense Divine et l’intérêt public comme un gage d’encouragement pour les bonnes actions.

    Il instaura l’assistance aux parents comme un bouclier pour protéger du feu de sa vengeance, l’union comme un moyen pour augmenter la population et le pouvoir, la loi de talion comme un moyen pour sauvegarder le sang versé, le respect des promesses comme un moyen pour être pardonné, l’observation des règlements d’achat et de vente comme un moyen pour supprimer les faussaires en poids et mesures, l’interdiction de boire des boissons enivrantes comme un moyen pour éviter les impuretés, l’abstention de calomnier comme un voile pour se protéger de la Colère Divine et l’abandon du vol comme un moyen pour entrer dans la plaine de la Vertu.

    Il interdit l’idolâtrie afin de vêtir la foi de l’habit de sincérité.

    Alors, craignez Allah dignement et ne mourez pas sans vous être drapé de l’habit de l’Islam. Soyez soumis à Allah, pour ce qu’Il a ordonné, et pour ce qu’Il a interdit. Certes, ceux qui arrivent à la connaissance d’Allah pourront atteindre le rang de ceux qui Le craignent. »

    Plus que tout, la consternation et la stupéfaction pesaient sur le cœur des gens présents dans la Mosquée. Bizarre ! Etait-ce Fatémah ou le vainqueur des sommets de l’éloquence ? Etait-ce Zahra ou la corde de l’arc de l’ingéniosité ? Etait-ce Haoura ou la fondatrice du monument de la rhétorique ? Etait-ce Tahérah ou l’avant-garde de la caravane de la harangue ? Qui était-ce ? Où était-elle ?

    C’était la source même, toujours bouillonnante de Kawthar, qu’Allah avait octroyé au Prophète !

………..Et cela fut le commencement de la plaine de la perplexité………

 

(3è partie du Célèbre Khoutbeh)

 

Vos paroles avaient labouré les cœurs. Maintenant ils étaient prêts à recevoir la semence. Quelle était aride cette terre et quelle était extraordinaire cette graine !

« Ô peuple ! Sachez que je suis Fatimah, fille de Mouhammad (que la Paix d’Allah soit sur lui et sur sa Descendance).

Du début jusqu’à la fin, ma parole est unique. Il n’y a pas de place pour l’erreur dans mes dires et il n’y a pas de faute dans ma conduite.

Un Prophète s’est élevé de parmi vous et il est venu vers vous parce que vos peines lui étaient lourdes. Il était avide de vous guider, il avait bonté et clémence pour les pieux.

Si vous voulez le connaître, sachez qu’il était mon père et non pas le père de vos femmes. Il était le frère de mon époux, son cousin et non le frère de vos hommes.

En vérité, nous formions une famille unie.

Alors il accomplit sa mission d’ici-bas, commença celle de l’autre monde, se détourna du précipice des idolâtres, asséna son glaive sur leur tête, leur serra le cou, finalement avec la meilleure langue, la langue du sermon et de la sagesse, les invita vers le sentier d’Allah.

Il cassa tellement d’idoles, anéantit tant leurs pensées impies que leur groupe se dispersa et que la fuite devint leur seul refuge.

Les ténèbres se dispersèrent et l’aube du répit apparut. La vérité se manifesta et les paroles du gouverneur de la Religion firent taire les vacarmes des démons.

Les épines de la discorde furent balayées et les nœuds de blasphème et de désunion se délièrent…….et puis votre bouche s’ouvrit pour dire “ Il n’ y a de Dieu qu’Allah. “

Cela arriva au moment où vous étiez vidés, esseulés, et qu’à côté de vous, un précipice de feu s’enflammait.

Oui, à cette époque, vous étiez à deux doigts de tomber dans le précipice qui mène au feu de l’Enfer. Vous ressembliez à une gorgée d’eau et à une bouchée de pain qui sont avalées en un instant.

Votre faiblesse intéressa les cupides.

Vous étiez une allumette qui, sans être allumée, fut éteinte.

Vous étiez piétinés sous les pieds des passants.

Vous buviez de l’eau empestée et vous mangiez les feuilles des arbres. Vous étiez humiliés et misérables, toujours dans la crainte et l’angoisse d’être foulés par l’un ou l’autre.

Quand vous étiez dans cet état, à ce moment, Allah Le Très Haut vous sauva avec Mouhammad (saw).

Que de maux endura-t-il de la part des loups arabes et des intellectuels rebelles !

Quand ils allumaient le feu de la guerre, Allah l’éteignait. Dès que la corne de Satan pointait, ou que le dragon des incrédules ouvrait la gueule, le Prophète envoyait son frère Ali dans sa gueule.

Et, lui, Ali ne revenait pas tant que la tête des cruels, des pervers n’ait été fracassée et leur nez baissé jusqu’à terre et qu’il n’ait pas éteint le feu de leur rancoeur avec la lame de son glaive.

Il était noyé dans l’amour d’Allah, courageux sur son sentier et proche de l’Envoyé d’Allah.

Il était un homme véritable et un ami d’Allah. Il l’est toujours, lui, le plus grand des amis d’Allah, le lutteur toujours résistant, toujours bienveillant, toujours actif et prêt à partir pour la guerre sainte.

Mais vous…..au milieu de tous ces tracas, vous viviez tranquille. Vous jouissiez de votre temps. Vous aviez bouché vos oreilles et aviez laissés grands ouverts vos yeux pour mieux voir, quand la roue du destin tournerait contre nous.

C’est même vous qui fuyiez pendant les guerres si bien que l’ennemi voyait plus votre dos que votre face. C’est même vous qui avez veillé à ce que le sort soit contre nous…….jusqu’à ce que mon père mourût……

Allah préféra pour lui la demeure des Prophètes et le lieu des Elus.

Puis…..les signes endormis de la discorde se réveillèrent et surgirent de la profondeur de vos êtres.

L’abri de la Religion vous parut obsolète et on entendit même parler le chef des égarés.

Et les insignifiants dont l’existence n’avait jamais été considérée hochèrent la tête et se manifestèrent.

Et les cris des adorateurs des mirages d’ici-bas et les chercheurs de la futilité envahirent la plaine de vos cœurs.

Et le démon sortit de sa cachette et vous appela par votre nom.

Tout de suite, il vous trouva perméables à ses paroles, répondant à son invitation et disponibles pour accepter ses ruses, ses pièges et ses tromperies.

Il chercha à vous attirer et vit combien vous vous leviez tranquillement, il vous prépara et vit combien vous vous enflammiez facilement et il jeta ce feu allumé au brasier de vos rancoeurs et vit combien vous brûlez vite !

Alors pour tenter le diable, vous marquâtes un chameau qui n’était pas le vôtre et vous rendîtes à un abreuvoir qui était usurpé.

Une faute voulue et une erreur connue !

Ces évènements survinrent au moment où l’ère du Prophète était encore jeune.

La plaie de la calamité était encore fraîche, les lèvres de la blessure n’étaient pas encore cicatrisées et le corps du Prophète était encore hors de la tombe.

Vous aviez trouvé un prétexte, à savoir que nous avions peur de la discorde (alors que nous avions choisi le calife).

Malheur ! Mais vous êtes déjà tombés dans la discorde, vous êtes au fond de la discorde. C’est vrai que l’enfer entoure les incrédules.

Alors, malheur à vous ! Comment avez-vous pu vous soumettre ? Comment avez-vous pu accepter ? Qu’avez-vous fait ? Où allez-vous ?

Ce Livre qui est parmi vous est le Livre d’Allah ! Tout y est clair. Ses commandements sont brillants, Ses signes sont visibles, Ses interdits sont évidents et Ses ordres manifestes. Mais vous l’avez jeté, loin derrière vous, et l’avez foulé aux pieds.

Est-ce que vous le fuyez ? Ou bien demandez-vous un autre juge ? Hélas ! Les persécuteurs choisirent un mauvais successeur pour le Coran !

(A suivre….)

 

LE TRES CELEBRE KHOUTBEH DE H° SAYYIDA a.s.

 

    Hélas ! Les persécuteurs choisirent un mauvais successeur pour le Coran.

    “ Sachez que quiconque choisit un autre culte que l’Islam, son culte ne sera point accepté et il sera compté parmi les pervers au Jour du Jugement. “

    Vous n’avez même pas attendu que les discordes se calment et que « la chamelle du califat s’apprivoise » pour la tirer vers vous.

    Vous avez allumé puis attisé les flammes du feu des discordes. Vous avez été à l’écoute de la cloche du démon pervertisseur. Vous avez décidé d’éteindre les lumières de la Religion d’Allah et la Tradition de Son Prophète Elu. Sous prétexte de prendre l’écume sur le lait, vous l’avez bu entièrement en cachette, et vous avez attaqué en nombre la Famille et les Enfants de votre Prophète.

    Mais le poignard sur le cou, la lance sur le ventre, nous avons attendu, résisté et nous n’avons pas bronché. Si bien que vous avez pensé que nous n’avions pas hérité, et vous avez rendu une sentence convenant à l’époque de l’Ignorance. En quelle sentence est-elle meilleure que le Jugement Divin pour les gens qui ont la foi ?

    Ne savez-vous pas que je suis la fille du Prophète ? Vous le savez, certes, cela est plus évident pour vous que le soleil dans le ciel à midi.

    Ô Musulmans ! Est-il juste que l’on prenne mon héritage par la force ?

    Ô Fils de Abî Ghahafeh ! Est-il écrit dans le Livre d’Allah que tu hériteras de ton père et que moi, je n’hériterai pas du mien ?!

   Tu as créé un précédent, mais qu’il est injuste !

Avez-vous abandonné et rejeté volontairement loin derrière vous le Livre d’Allah ou n’avez-vous pas compris ?

   Est-ce que le Coran ne dit pas :

“ Salomon fut l’héritier de David. “ (27/16) ?

   Est-ce que le Coran ne dit pas :

“ Zacharie sollicita : << Donne-moi un héritier qui vienne de Toi, qui hérite de moi, qui hérite de la famille de Jacob ! » (19/4 et 5) ?

    Ecoutez la Parole du Coran :

    “ Les membres de la famille sont préférés aux étrangers pour l’héritage. “

    Et puis cela :

    “ Allah vous commande, dans le partage de vos biens entre vos enfants, de donner au fils mâle la portion de deux filles. “ (4/12).

    Et Il déclare encore :

    “ Toute personne doit laisser, par testament, ses biens à ses père et mère et à ses proches, d’une manière généreuse. C’est un devoir pour ceux qui craignent Allah. “ (2/180).

    Croyez-vous que je ne doive pas recevoir héritage et profit de mon père ?

    Est-ce qu’Allah vous a révélé un Verset particulier dont il a excepté mon père ?

    Peut-être dites-vous : les adeptes de deux religions différentes ne peuvent pas hériter l’un de l’autre. Mais mon père et moi, sommes-nous de deux religions différentes ?

    Etes-vous plus apte que mon père ou son cousin Ali à comprendre tout ou partie du Coran ?

    Venez ! Prenez ! Prenez et emportez cette monture prête et maîtrisée.

    Nous nous reverrons au Jour du Jugement Dernier ! Allah est un Bon Justicier ! Mouhammad (Béni soit-il !) est un Bon Demandeur de Justice ! Quel meilleur lieu de rencontre que la Plaine du Jour de la Résurrection y a t-il ?

    A ce jour, les gens futiles seront perdants. Le remords est sans intérêt, il y a un temps pour chaque action. Alors vous saurez à qui est destiné le châtiment humiliant ou le châtiment éternel.

 

LE TRES CELEBRE KHOUTBEH DE H° SAYYIDA a.s.

 

    H° Fatima Zahra a.s. se tourna vers les AN’SSARS (les Partisans du Saint Prophète saw) et elle continua :

    « Ô Braves ! Ô Bras du peuple ! Ô les amis de l’Islam ! A quoi sont dues cette torpeur, cette langueur et cette indifférence pour mes droits ? A quoi sont dues cette négligence et cette insouciance devant l’ignominie ?

    Est-ce que mon père, l’Envoyé d’Allah, ne déclara-t-il pas :

    “ Le respect envers toute personne entraîne le respect envers ses enfants ?“

    Comme vous avez vite oublié ! Comme vous avez vite quitté la bonne voie ! Et comme vous avez vite emprunté la voie fausse ! Vous savez que je dis la vérité, et vous voyez qu’elle est piétinée. Vous pouvez soutenir et défendre mon droit, mais vous ne le faites pas.

    Vous dites que le Prophète (saw) est mort ! Et c’est tout ?

    Oui, c’est un grand malheur, un malheur extrême. C’est une fente qui, jamais, ne se remplira, et c’est une blessure qui, chaque jour, s’ouvre davantage.

    La terre est assombrie par son absence et les étoiles sont éteintes par son départ.

    Par sa mort, les montagnes d’espoir et de vœux ont explosé et les épines de déception ont apparu. Avec sa mort, la dignité nous a quitté et, depuis, aucune inimité n’est sauvegardée.

    Par Allah ! Quelle calamité, quel malheur, si accablants, si insupportables, qu’ils n’eurent jamais de pareil !!!

    Mais le Livre d’Allah avait annoncé cette calamité avant même qu’elle n’arrive. Le Livre qui se trouve dans vos maisons et que vous lisez ou vous murmurez jour et nuit, à voix basse ou haute, dit la destinée impérative qui fut toujours imposée aux Prophètes et aux Envoyés. La nouvelle est ainsi révélée :

“ Mouhammad n’est qu’un Messager, des Messagers, avant lui, sont passés, s’il mourrait, donc, ou s’il était tué, retourneriez-vous à vos erreurs ? Votre apostasie ne saurait nuire à Allah et Allah récompensera, bientôt,  ceux qui Lui rendent des actions de grâces. “  (3/143).

Ô les Enfants de Guyleh ! (Femme si digne de votre lignée !) Est-il juste que l’héritage de mon père soit piétiné et que vous restiez spectateurs ?

Est-il juste que vous entendiez ma revendication et que vous ne bronchiez pas ?

Ma voix retentit parmi vous. Vous entendez mon appel et êtes mis au courant de mon état. Vous ne manquez pas de moyens pour défendre la vérité.

Vous avez le nombre et les possibilités d’attaque, les hommes et les troupes. Vous avez les outils, les armes, les armures et les boucliers.

Mais vous ne répondez pas à mon appel ! Vous ne me rendez pas justice !

Vous entendez mon cri suppliant mais vous ne m’aidez pas !

Vous qui êtes renommés pour votre vaillance et votre promptitude à vous battre, vous qui êtes célèbres pour votre bonté et pertinence, vous qui êtes appelés du nom de compagnons et d’adeptes, vous qui êtes choisis, élus, pourquoi ne répondez-vous pas ?

Vous êtes ceux qui ont guerroyé avec les Arabes. Vous avez blessé et vous avez été blessés. Vous avez été affligés et vous avez souffert. Vous avez combattu différentes peuplades, et vous vous êtes battus avec les héros et les grands guerriers.

Vous marchiez toujours avec nous et vous vous soumettez à nos ordres afin que le moulin de l’Islam tourne sur le pivot de notre dynastie, que le lait augmente dans les mamelles de la mère de notre destin, que les rugissement blasphématoires se taisent, que la marmite de la calomnie et de la cupidité s’arrête de bouillir, que les flammes de l’incrédulité s’éteignent, que le chant de l’anarchie s’étouffe dans les gorges, et que la Religion trouve une discipline et une forme !

Et, maintenant, pourquoi après tant de discussions, êtes-vous silencieux et êtes-vous tombés dans la plaine de la perplexité ?

Pourquoi cachez-vous la vérité après son apparition ?

Pourquoi avez-vous reculé après tant de progrès ?

Pourquoi avez-vous rompu vos alliances ?

Pourquoi êtes-vous retournés vers l’impiété après avoir trouvé la Foi ?

Le Coran dit :

“ Ne combattrez-vous pas des gens qui ont violé leurs serments, qui s’efforcent de chasser leur Messager, alors que ce sont eux qui étaient les agresseurs ? Les craindriez-vous ? Allah mérite bien plus que vous Le craigniez, si vous êtes Croyants. “ (9/13).

Soyez vigilants. Je vois que vous vous soumettez à la lâcheté, à la paresse et à la luxure. Vous avez laissé de côté celui qui était le plus digne pour gouverner les Musulmans. Vous avez préféré la tranquillité et l’oisiveté. Vous vous êtes détournés de la voie étroite des responsabilités vers la mer de l’indifférence et de l’insouciance.

Ce que vous aviez préservé, vous l’avez rejeté et ce que vous aviez avalé et réservé, vous l’avez vomi.

Mais à quoi bon tout cela ? Le Coran dit :

“ Quand vous seriez ingrats, quand toute la terre le serait, Allah est riche (se suffit à lui- même) et plein de Gloire (digne de Louanges) ! “ (14/8)

Je vous ai averti, je vous ai dit ce que je devais dire. Toutefois, je sais que la lâcheté, l’avilissement et le rejet du recours en Allah se sont nichés dans votre corps, et que la trahison et l’infidélité se sont mêlées à votre chair et à votre peau.

Mais tout ce que je vous ai dit est le bouillonnement d’un cœur affligé, le jaillissement de la colère et de la souffrance, le mouvement des vagues rugissantes d’une peine qui flotte dans la mer du cœur, qui se cogne au rivage de la poitrine et qui montre son visage.

Maintenant, je ne cherche plus d’argument.

Prenez le Califat et le Fadak, mais sachez qu’au dos du destrier du Califat, il y a une plaie, et à sa patte un abcès. Il ne peut ni chevaucher, ni trotter pour vous.

Il est marqué par l’opprobre, par le signe de la colère d’Allah. Il est éternellement déshonoré.

Celui qui le suit, demain s’engouffrera dans le feu du courroux d’Allah Qui est proche des cœurs.

Sachez que tout ce que vous faites est vu et su par Allah.

Et ceux qui agissent iniquement, bientôt comprendront leur erreur. Moi, je suis la fille de celui qui vous ai averti de votre douloureux châtiment futur.

Alors, faites e que vous voulez. Nous aussi, nous ferons ce que nous voulons. Vous attendez, nous attendrons aussi. »

 

F  I  N

 

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