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Shia 974 ( Chiite à l'Ile de la Réunion )
La Bibliothèque

 

AL-AMAALI DE CHEICK AL-MOUFID

Traduit de l’anglais par une Kaniz-e-Fatéma et Moulla Nissar

 

Troisième assemblée

 

Réunie le samedi 8 Ramadhan. Notre grand Cheickh Al-Moufid Abou Abdillah, Mouhammad b. Mouhammad b. al-No'man, qu’Allah perpétue Sa Bienfaisance sur lui, dit aujourd'hui :

 

1. Adopter des chefs ignorants 

Il déclara : Abou Bakr Mouhammad b. Oumar al-Je'abi rapporta de Abdoullah b. Ishaq, qui rapporta de Ishaq b. Ibrahim al-Baghvi, qui rapporta de Abou Qatan, qui rapporta de Hisham al-Dastwai, de Yahya b. Abou Katheer, de Ourwah, de Abdoullah b. Oumar que le Prophète, que la Paix soit sur lui et sur sa Famille, affirma :

"Certainement, Allah ne retire pas la connaissance du peuple en l'effaçant de leurs esprits ; mais, Il le fait  en enlevant les personnes instruites de parmi eux.

 Et quand il n'y a aucun homme instruit autour d’eux, les gens  choisissent des hommes ignorants pour leurs chefs, et soumettent leurs questions à ces derniers (les chefs ignorants), qui répondent sans aucune connaissance, s'égarant ainsi eux-mêmes et entraînant les autres dans leur égarement."

 

2. Cinq prosternations pour d'heureux événements

Il dit : Aboul Qassim Ja'far b. Mouhammad b. Qawlawayh (qu’Allah le bénisse de Sa Miséricorde) me rapporta de al-Houssain b. Mouhammad b. Amir, de Ahmad b. Alawiyyah, de Ibrahim b. Mouhammad al-Thaqafi, qui rapporta de Tawabah b. al-Khalil, qui rapporta de Outhman b. Issa qui rapporta de Abou Abdil Rehman, qui rapporta de Ja'far b. Mouhammad (a.s.) que :

Une fois, quand le Prophète, que la Paix soit sur lui et sur sa Famille, voyageait, il descendit de son chameau, puis exécuta cinq prosternations (Sijdah).

Lorsqu’il enfourcha de nouveau son chameau, un de ses compagnons demanda : "Nous vous avons vu faire quelque chose, Ô Messager d'Allah, que vous n’avez jamais fait auparavant." Il répondit : "Oui, Jibraïl est venu me voir et m'a annoncé l'heureuse nouvelle qu'Ali fait partie du Paradis.

Aussi, je me suis prosterné pour remercier Allah. Quand j'ai levé ma tête, il annonça : 'Fatimah fait partie du Paradis.' Je me suis prosterné de nouveau pour remercier Allah.

Et quand j'ai levé de nouveau ma tête, il déclara : 'Al-Hasan et Al-Houssain sont les Maîtres de la jeunesse du Paradis.' Aussi, je me suis prosterné afin de remercier Allah. 

Dès que j'ai encore levé la tête, il affirma : 'Et ceux qui les aiment ont leurs places au Paradis.' Je me suis donc prosterné de nouveau pour remercier Allah.

Et quand j'ai soulevé une dernière fois la tête, il annonça : 'Et ceux qui aiment les gens qui les aiment (les Ahloul Bayt) iront, eux aussi, au  Paradis.' (C’est pourquoi, je me suis prosterné encore une fois dans le but  de remercier Allah)."

 

3. Abou Hanifa reconnaît l'autorité de al-Sadiq (as)

Il dit : Abou Bakr Mouhammad b. Oumar al-Je'abi me rapporta de Abou al-Abbas Ahmad b. Mouhammad b. Saïd al-Hamadani, qui rapporta de Ahmad b. Yahya Zakariyya ; et Mouhammad b. Abdoullah b. Mouhammad b. Salim parmi ces derniers, lesquels rapportèrent tous les deux de Abdoullah b. Salim, qui rapporta de Hisham b. Mehran, qui rapporta de son oncle maternel Mouhammad b. Zayd al-Attar, qui faisait partie des grands compagnons de A'armash, rapportant de Mouhammad b. Ahmad b. al-Hassan, qui rapporta de Mounzir b. Jayfar, rapportant de Mouhammad b. Yezid Albani, qui déclare :

J'étais présent chez Ja'far b. Mouhammad (a.s.) quand Oumar b. Qays al-Massir, Abou Hanifa, Oumar b. Dharr ainsi qu'un groupe de leurs compagnons, le sollicitèrent.

Puis, ils l’interrogèrent sur la foi (al-Iman). Il répondit : le Prophète, que la Paix soit sur lui et sur sa Famille, dit : « Un adultère (et un fornicateur) ne commettent pas ce péché tout en étant un Mo’min et un voleur ne vole pas tout en étant un Mo’min. De même, une personne ne boit pas de la liqueur (de l’alcool) alors qu’elle est Mo’min.»

Nous commençâmes à nous regarder les uns les autres, puis Oumar b. Dharr demanda : "Comment, alors, devrions-nous les appeler?" 

Il, que la Paix soit sur lui, répondit : "Appelez-les de la manière dont Allah les a appelés à cause de leurs actions. Allah annonce dans le Saint Qour'an : « Le voleur et la voleuse, à tous deux, coupez la main » (Sourate al-Maedah, verset 38) et « la fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet » (Sourate Al-Noor, Verset 2)." En entendant ceci, ils se regardèrent fixement. 

Mouhammad b. Yazid dit : Bishr b. Oumar b. Dharr, qui était avec eux, me rapporta cela : Quand nous sommes partis, Oumar b. Dharr demanda à Abou Hanifa :

"Pourquoi ne lui avez-vous pas demandé qui avait rapporté du Prophète?" Il (Abou Hanifa) répondit : "Que puis-je dire à un homme qui affirme (avec autorité) : Le prophète, que la Paix soit sur lui et sur sa Famille, dit."


4. Quand l'Ange vint saluer H° Ali (a.s.)

Il dit : Abou Hafs Oumar b. Mouhammad al-Sayrafi me rapporta de Mouhammad b. ldress qui rapporta de al-Hassan b. Atiyyah qui rapporta d’un homme nommé Israïl, de Mayssarah b. Habib, de al-Minhal, de Dharr b. Jaysh, de Houzaifah qui déclara :

Le prophète, que la Paix soit sur lui et sur sa Famille, me demanda (un jour) : "Avez-vous vu la personne qui s'est présentée à moi?" 

Je répondis : "Oui, Ô Messager d'Allah." Il précisa : "C’était un ange qui n'était jamais descendu auparavant. Il demanda la permission d'Allah, Le Plus Haut, pour venir saluer Ali (as) ; la permission lui fut accordée et il lui présenta, donc, ses salutations.

Et il m’annonça l’heureuse nouvelle que al-Hassan et al-Houssain sont les maîtres de la jeunesse du Paradis et Fatimah est la Dame Dirigeante de toutes les femmes du Paradis."

 

5. L’héritage du Prophète (saw) – la Connaissance de l'invisible

Il déclare : J’ai été informé par al-Houssain b. Ahmad b. al-Moughairah, qui rapporta de Abou Mouhammad Haider b. Mouhammad al-Samarqandi, qui rapporta de Abou Amrou Mouhammad b. Amrou al-Kashi, qui rapporta de Hamdawayh b. Nassir, qui rapporta de Ya'qoob b. Yazeed, qui rapporta de Ibn Abi Oumayr, qui rapporta de Ibn al-Moughairah qui dit :

Yahya b. Abdoullah b. al-Hassan et moi, nous étions avec Aboul Hassan, que la Paix soit sur lui, et Yahya lui demanda : "Que je vous sois sacrifié, ils pensent que vous avez la Connaissance de l'invisible (Ilmoul Ghaib)."

Il répondit alors : « Qu’Allah soit glorifié ! Placez votre main sur ma tête." Quand je fis cela, chacun des cheveux de ma tête et chacun des poils de mon corps se sont redressés.

Puis, il ajouta : « Non, par Allah, ce n'est rien d’autre que ce que nous avons hérité du Prophète (que la Paix soit sur lui et sur sa Famille)." 

 

6. S'abstenir de chercher les défauts d’autrui

Il dit : Aboul Hassan Ahmad b. Mouhammad b. al-Hassan me rapporta de son père, qui rapporta de Mouhammad b. al-Hassan al-Saffar, qui rapporta de Ahmad b. Mouhammad b. Issa, qui rapporta de Mouhammad b. Sinan, de Ibrahim et al-Fadhl – les deux Ash'aries - de Abdoullah b. Boukair, de Zourarah qui rapporta que Abou Ja'far ou Abou Abdillah (a.s.) affirme :

"Quand un serviteur d'Allah se lie d’amitié avec quelqu’un, sous couvert de la religion, dans le but de découvrir ses défauts et erreurs pour qu'il puisse alors le railler, il n’est pas loin de devenir un infidèle."

 

7. Quand les péchés se multiplient

Il dit : Aboul Hassan Ahmad b. Mouhammad b. al-Hassan me rapporta de son père, qui rapporta de Mouhammad b. al-Hassan al-Saffar, qui rapporta de Ahmad b. Mouhammad b. Issa, de al-Houssain b. Saïd, de Ibn Abou Oumayr, de Ismail b. Ibrahim, de al-Hakam b. Outaibah que Abou Abdillah, que la Paix soit sur lui, déclara :

"Quand les péchés d'un serviteur d'Allah se multiplient et augmentent en nombre, et il n'a rien pour expier ses péchés, Allah le met à l’épreuve par la douleur et la peine et expie ainsi ses péchés." 

 

8. Les événements après la Bataille de Jamal 

Il dit : Abou Bakr Mouhammad b. Oumar al-Je'abi rapporta de Aboul Abbas Ahmad b. Mouhammad b. Saïd, qui rapporta de Abdoullah b. Ahmad b. Moustawrad, qui rapporta de Mouhammad b. Mounir, qui rapporta de Ishaq b. Wazir, qui rapporta de Mouhammad b. al-Foudhail b. Ata, le client de Mazinah, qui rapporta de Ja'far b. Mouhammad (a.s.), de son père, qui rapporta que Mouhammad b. Ali, Ibn Hanafiyya raconte :

"Le jour de la Bataille de Jamal, l’étendard de l'armée était dans mes mains et c’étaient les Bani Zabbah qui avaient le plus grand nombre de victimes.

Quand les gens se replièrent, H° Amiroul Mo'minine (a.s.), accompagné de Ammar b. Yassir et Mouhammad b. Abou Bakr, qu’Allah soit Satisfait d’eux – s’approcha du ‘’Howdah’’ (de Aisha) qui ressemblait à la dague d'un porc-épic en raison des flèches qui l'avaient percé, il le frappa à l’aide de son bâton et dit :

'Ô Houmayra, vous vouliez me tuer de la manière dont vous aviez tué le fils d'Affan (c.-à-d. Outhman). Est-ce cela qu’Allah vous a ordonné ?

Ou bien est-ce votre engagement envers le Prophète, que la Paix soit sur lui et sur sa Famille ?' Elle répliqua : 'Vous avez obtenu la victoire, alors pardonnez.'

Puis il (c.-à-d. Ali {a.s.}) demanda à Mouhammad b. Abou Bakr : 'Essaie de voir si elle a été frappée par une quelconque arme.' Il la trouva en forme, à l’exception d’une flèche qui avait percé son vêtement, et l’avait un peu frôlé. 

Alors, Ibn Abi Bakr dit : 'Ô Amiroul Mo'minine, elle n’a rien, mis à part une flèche qui a transpercé ses vêtements et l’a        blessé un peu.'

À ce moment-là, Ali (as) assura : 'Transporte-la chez les deux fils de Khalaf et al-Khouzai.' Puis, il demanda à un annonceur d’informer le public : 

Le blessé ne devrait pas être tué et ceux qui s’enfuient ne devraient pas être poursuivis. Et celui qui ferme sa porte sera épargné."

 

9. "Ne confirmez jamais la Tradition de Ghadir-e-khoumm" dit Abou Hanifa

Il dit : Abou Bakr Mouhammad b. Oumar al-Je'abi me rapporta de Aboul Abbas Ahmad b. Mouhammad b. Saïd, qui rapporta de Ali b. Al-Houssain al-Taymali, qui déclara avoir vu dans le livre de son père que Mouhammad b. Mouslim al-Ashja'ee lui rapporta de Mouhammad b. Nawfil b. A'ez al-Sayrafl, qui expliqua :

Nous étions avec al-Haitham b. Habibn al-Sayrafi lorsque Abou Hanifa al-No'man b. Thabit nous a invité. Nous nous sommes alors rappelé Amiroul Mo'minine Ali b. Abi Talib (a.s.) et avons discuté au sujet de Ghadir Khoumm.

Abou Hanifah déclara : "J'ai dit à mes partisans : ne leur confirmez jamais la Tradition de Ghadir Khoumm, car (si vous le faites), ils commenceront à se disputer avec vous."

 (En entendant ceci), le visage de al-Haitham b. Habib al-Sayrafl changea de teint et il réclama : "Pourquoi ne confirmeraient-ils pas la Tradition ? Ne le considérez-vous pas comme authentique, Ô No'man?"

Il répondit : "Oui, je l'ai en tant que telle et elle m’a été rapportée de manière fiable. " Il demanda : "Dans ce cas, pourquoi ne devraient-ils pas la confirmer alors qu'elle nous a été rapportée par Habib b. Abou Thabit, de Abou al-Toufail, de Zaid b. Arqam qu’à Rahbah, H° Ali (a.s.) a adjuré le peuple qui l'avait entendu."

Alors Abou Hanifa ajouta : "Ne voyez-vous pas que la discussion avait commencé sur le sujet jusqu'à ce que H° Ali soit obligé de mettre les gens sous serment ?" 

À ce moment, al-Haitham dit : "Dans ce cas, devrions-nous traiter H° Ali de menteur ou rejeter son affirmation ?" Abou Hanifah répondit : "Non, nous ne le considérons pas comme menteur et nous ne rejetons pas non plus ce qu'il a proclamé. Mais vous savez que les gens sont allés aux extrêmes à son sujet."

Al-Haitham prit la parole : "Le Prophète, que la Paix soit sur lui et sur sa Famille, parla de lui, et s’adressa (ouvertement) aux gens à ce sujet alors que nous avons peur de le mentionner et que nous l'évitons sous prétexte que quelqu’un aille à l'extrême ou dit ce qu’il veut ?"

Ensuite, quelqu'un arriva et interrompit la conversation en posant une autre question et il coupa le fil de notre discussion. Tout le monde prit connaissance de cette discussion à Koufa.

Plus tard, Habib b. Nizar b. Hayyan nous rencontra au marché et il s’approcha de al-Haitham et lui confia : "Je sais ce que vous avez dit à propos de Ali (a.s.) et la réponse qu’on vous a donnée."

Habib était un fidèle de Banou Hashim ; aussi, al-Haitham lui dit : « C’est encore plus profond que ce qu’aperçoivent nos yeux. » Puis, l’affaire fut oubliée jusqu’à ce que nous partions, un jour, en Hajj avec Habib. À ce moment-là, nous sollicitâmes Abou Abdillah Ja’far b. Mouhammad (a.s.) et le saluâmes. Puis Habib lui rapporta : « Ô Abou Abdillah, telle et telle discussion eut lieu. »

Nous remarquâmes un signe de mécontentement sur le visage d'Abou Abdillah (a.s.). Habib ajouta alors : "Voici Mouhammad b. Nawfil qui était présent lors de la discussion." (À ce moment-là), Abou Abdillah déclara : "Ô Habib, retenez-vous.

Agissez envers les gens selon leurs manières et distinguez-vous par vos actions. Car chacun n’obtiendra que ce qu'il aura mérité et, le Jour du Jugement, nous serons avec ceux que nous aurons aimé.

Ne forcez pas les gens à vous accepter ou à nous accepter. Fondez-vous dans la masse ! Car il y aura une époque où nous règnerons et qui viendra quand Allah le décidera. Vous comprenez Ô Habib ! Ne désobéissez pas à mon ordre ; autrement, vous le regretterez." Il répondit : "Je ne vous désobéirai jamais."

Aboul Abbas raconte qu’il interrogea Ali b. al-Hassan sur Mouhammad b. Nawfil. Il répondit : Il venait de Koufa. Je lui demandai : "Avec qui était-il affilié ?" Il indiqua : "Je suppose qu'il était un fidèle de Banou Hashim, de même que Habib b. Nizar b. Hayyan.

Et la polémique qui se produisit entre lui et Abou Hanifah coïncidait avec le soulèvement de Banou Abbas, ce qui fait qu’ils ne pouvaient pas s'exprimer ouvertement au sujet des Ahloul Bayt du Prophète, que la Paix soit sur lui et sur sa Famille."

 

10. Le moi intérieur  

Il dit : Abou Bakr Mouhammad b. Oumar al-Je'abi me rapporta de Aboul Abbas Ahmad b. Mouhammad, de Mouhammad b. Salim al-Azadi, de Moussa b. al-Qassim, de Mouhammad b. Imran al-Bijilli qui informe :

J'ai entendu Abou Abdillah (a.s.) prêcher : "Celui qui n'a pas été béni par Allah d’un moi intérieur-avertisseur ne peut bénéficier d’aucun avantage des conseils des autres." 

 

A suivre

 

 

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