A la recherche de la vérité - Shia 974" Chiite à l'Ile de la Réunion

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Shia 974 ( Chiite à l'Ile de la Réunion )
Divers articles

A la recherche de la vérité


BINT AL-HUDA



1ère partie

Sarah, une jeune fille chrétienne, fait des études d’ingénieur à l’université. Elle est en 3ème année. Elle a accepté la proposition de mariage de Mohsen, un camarade de classe qui, bien qu’il soit musulman, ne sait pas grand-chose sur l’Islam. Afin de s’assurer qu’ils aient une vie heureuse ensemble, Sarah décide d’embrasser l’Islam. C’est Mohsen qui raconte l’histoire :

Dès que nous avons décidé de nous marier, nous avons trouvé un alim pour aider Sarah à devenir musulmane. Cet après-midi, nous sommes sur notre chemin vers la maison du alim. Nous sommes très excités tous les deux. Nous avons beaucoup de préjugés : nous imaginons que le savant doit être un vieux monsieur aux cheveux blancs, rempli de rides ; nous craignons de ne rien comprendre à ses sermons ennuyeux. Sarah a peur de l’inconnu, dans la mesure où elle n’est pas musulmane. Mais elle ne comprend pas mes ressentiments dans la mesure où moi, je suis musulman !

Voilà, nous sommes arrivés ! Je frappe à la porte et c’est un jeune enfant qui ouvre et nous conduit à la pièce dans laquelle se trouve le alim. Je suis surpris de constater qu’il est jeune et bien portant. Il nous accueille poliment et je commence à me sentir à l’aise. Je lui explique le but de notre visite et je lui dis que je souhaite qu’il enseigne la shahada (témoignage de foi) à Sarah. Il me dit alors, très calmement : « Mais cela n’est pas suffisant, mon fils. » Je suis étonné de l’entendre m’appeler ‘mon fils’ alors qu’il est à peine quelques années plus vieux que moi. Le savant continue, souriant : « Je veux vous aider mais en tant qu’homme religieux, je ne peux pas offrir l’Islam sous la forme de simples mots. J’ai une obligation envers ma religion. » Je ne comprends pas trop son point de vue et nous avons une discussion à ce sujet. Nous avons une discussion très fructueuse. Nous lui posons toutes sortes de questions et nous sommes très satisfaits de ses explications. À un moment donné, le savant s’arrête un instant. Je lui demande : « Pourquoi avez-vous arrêté de parler ? » « Je voulais faire une petite pause pour vous permettre de réfléchir à ce que j’ai dit » répond-il. « C’est très intéressant ! Dis-lui de continuer, s’il te plait ! » me supplie Sarah.

D’habitude, je regarde ma montre de temps en temps. Mais là, je suis tellement concentré depuis que nous sommes ici que je ne jette un coup d’œil à ma montre que maintenant ! Il est 22h ! Nous aurions dû partir il y a une heure de cela pour que Sarah puisse retourner au pensionnat avant que le portail ne se ferme. Nous exprimons notre désir de partir. Mais nous avons un tout autre état d’esprit qu’à notre arrivée. Là, nous sommes impatients de revenir rencontrer le savant !

En quittant la maison du alim, nous remarquons que quelqu’un nous suit mais, dans le noir, nous ne nous rendons pas compte qui c’est. Sarah craint que ce soit son cousin qui est amoureux d’elle et qui est très jaloux de savoir qu’elle a décidé de m’épouser. J’essaie de la rassurer. Quand nous arrivons au pensionnat, nous nous rendons compte que le portail est fermé. Nous devons prendre une décision tout de suite ! Nous avons peur que la personne qui nous suivait soit le cousin de Sarah et qu’il essaie de nous mettre des bâtons dans les roues. Quoiqu’il en soit, même si nous sommes conscients que nous aurions dû partir plus tôt, nous sommes persuadés que nous n’avons pas perdu notre temps et que notre concentration était au maximum. Finalement, je lui propose de venir dormir dans mon petit appartement. Je suggère de dormir sur le canapé dans le salon. Elle accepte mais quand nous arrivons à la porte de mon appartement, j’ai le sentiment que quelqu’un nous observe.

Le lendemain matin, alors que je suis en train de me rendre à l’amphithéâtre, un étudiant de 1ère année me tend une lettre scellée. Je l’ouvre et je la lis. Je me rends compte qu’elle a été écrite par le cousin de Sarah qui menace d’avertir sa famille du fait que ma fiancée et moi fréquentons des étrangers et des devins.

Je suis très bouleversé. Je trouve un petit coin et je me mets à réfléchir à ce que je devrais faire. Je décide de ne rien dire à Sarah et de demander au alim de faire son travail rapidement. Je me dis qu’une fois que Sarah sera musulmane et que nous serons mariés, sa famille ne pourra pas être influencée par les manigances du cousin.

En fin d’après-midi, je vais chercher Sarah au pensionnat car nous avons rendez-vous chez le savant. Je la trouve pâle et inquiète mais lorsque je lui demande ce qui lui arrive, elle sourit et répond qu’il n’y a rien.

Nous reprenons notre discussion avec le alim. Mais cette fois-ci, nous faisons attention à l’heure pour éviter le même problème que la veille ! Nous sommes très heureux !

Au moment de notre départ, nous fixons notre prochain rendez-vous. Le savant explique qu’il est occupé par ses études et d’autres responsabilités et qu’il ne peut nous rencontrer que samedi. Nous sommes déçus mais nous comprenons sa situation. Le savant nous donne 2 livres à lire entre temps.

Les jours passent et nous sommes impatients de rencontrer de nouveau notre guide. Sarah et moi lisons les livres qu’il nous a prêtés. La veille de notre prochain rendez-vous chez le savant, je reçois une autre lettre menaçante de la part du cousin de Sarah. Elle est bien plus menaçante que la précédente. Je n’arrive pas à fermer l’œil de la nuit. Je crains le pire !

Le lendemain, lorsque je rencontre Sarah, je ne lui dis rien à propos des lettres. Je suis heureux de voir qu’elle est en pleine forme. Et nous avons tous les deux hâte de retrouver le savant !

Quand nous arrivons chez le alim, nous apprenons qu’il se repose car il a attrapé froid. Nous sommes sur le point de partir, mais il insiste pour que nous restions et continuons notre discussion religieuse. Le savant nous demande également à propos des livres qu’il nous avait prêtés. Il nous tend un autre livre à lire.

Le lendemain, je rentre tôt à la maison. Je commence à lire le livre que le savant nous a conseillé. J’enregistre certains points importants dans mon magnétophone. Il est environ 22h. On sonne à la porte. Je n’attends personne ! Qui ça peut être à cette heure ? Cette visite inattendue m’ennuie mais je me dis qu’il s’agit peut-être d’un vieil ami. Je garde mon livre et mon magnétophone dans ma main et je pars ouvrir la porte. Je veux montrer au visiteur que je suis plutôt occupé. Lorsque j’ouvre la porte, j’aperçois une jeune fille qui est surprise de me voir. Elle dit : « Oh, je suis désolée, je me suis encore trompée ! » Je lui demande : « Qui cherchez-vous ? » Elle répond : « Je suis étrangère à cette ville et on m’a donné cette adresse mais j’ai frappé à toutes les portes de cet immeuble. Votre appartement est le dernier.  Je pense qu’on m’a donné une mauvaise adresse. Oh là là ! Qu’est-ce que je devrais faire ? » Elle continue en pleurant : « Que faire ? Vais-je passer la nuit dans la rue ? »

Je me rends compte qu’elle est jeune et belle. Je crains qu’il lui arrive quelque chose si elle reste dehors. Mais en même temps, il m’est difficile de l’accueillir chez moi ! Finalement, je lui propose de dormir chez moi et je me débrouillerai. J’irai ailleurs. Pendant que je m’apprête à quitter mon appartement et qu’elle rentre, je vois tout à coup un flash lumineux. Mais je ne peux déterminer d’où cette lumière provient.


2ème partie

La jeune fille est intimidée et refuser de dormir seule dans l’appartement. Je lui demande ce qu’elle me suggère. Elle propose de dormir dans le salon pendant que j’occupe ma chambre. Je lui propose de dormir dans ma chambre et je resterai dans le salon. Elle me remercie.

Je m’installe au salon. Je suis épuisé. Je me rends compte que depuis tout ce temps, mon magnétophone est allumé et a enregistré tout ce qui s’est passé ! La cassette s’est terminée et le magnétophone s’est arrêté tout seul. J’ai trop sommeil pour m’occuper de quoi que ce soit. Je suis un peu inquiet à propos du téléphone qui se trouve dans ma chambre. Et si quelqu’un appelait ? Non, il est presque minuit, personne ne m’appellera. Je m’endors bientôt. Je me réveille à 7h du matin et j’aperçois la jeune fille en train de m’attendre à la porte de la chambre. Elle dit : « Je m’appelle Maryam. Merci beaucoup pour votre hospitalité mais s’il vous plait, ne parlez à personne du fait que je suis restée chez vous. » Je lui promets de n’en parler à personne.

Elle s’en va et je retourne à ma chambre. Je vois des mégots de cigarettes sur la table et constate que la photo de Sarah n’est plus à sa place. Je me dis que cette jeune fille s’est comportée de manière libre dans l’appartement d’un étranger ! Je me change et je pars à l’université. Je vois Sarah marcher avec ses camarades de classe et je me dirige vers elle pour la saluer comme d’habitude. Elle me répond d’un ton froid et continue de discuter avec ses amies, comme si je n’étais pas là. Je lui demande ce qui ne va pas et elle prétend que tout va bien. Je lui demande alors : « As-tu passé la nuit à lire ? Tu as l’air fatigué ! » Elle m’observe longuement, l’air triste puis répond : « Et toi, tu l’as passé à lire ? » J’ai pratiquement oublié ce qui s’est passé la nuit et je lui réponds : « Oh non, j’ai bien dormi ! » Elle m’adresse un sourire amer et réplique : « C’était sûrement une nuit confortable ! » Je suis sur le point de lui parler de cette étrange jeune fille qui a sonné à ma porte mais je me souviens tout à coup de la promesse que je lui ai faite de ne rien dire à personne. J’hésite puis finis par répondre : « Oh non, ce n’était pas du tout le cas ! » Elle me regarde tristement et dit : « J’espère que tu apprécieras tes prochaines nuits ! » Puis elle se tourne et s’en va, me laissant seul.

J’essaie de revoir Sarah dans l’après-midi mais elle me fuit. Le lendemain, je la cherche à l’université mais je ne la trouve pas. Je téléphone le pensionnat mais on me répond qu’elle est occupée. Je vais la voir chez elle mais elle ne sort pas de sa chambre. Je rentre à la maison, complètement désemparé et je n’arrive pas à dormir de toute la nuit.

Le lendemain, je cours à l’université pour rencontrer Sarah mais quand elle me voit, elle se retourne et s’en va. Je lui demande : « Sarah, es-tu fâchée ? » « Oui ! » répond-elle furieuse. Choqué, je m’assois sur un banc mais elle file à toute vitesse sans me laisser le temps de lui demander la raison de sa colère. J’ai envie de pleurer. Je suis obligé de rentrer à la maison car je n’arrive pas à me concentrer dans les cours. Je ne comprends pas pourquoi elle est si furieuse. Je pense à l’incident concernant Maryam mais je me dis que ça ne peut pas être ça dans la mesure où personne n’est au courant de cela. Je décide de parler de cette fille à Sarah.

Le lendemain, je vais tôt à l’université mais Sarah n’est pas là. Je ne sais quoi faire. Je tourne en rond dans les rues. Tout à coup, je me souviens du alim et je décide de lui rendre visite pour savoir s’il va mieux. J’ai grand besoin de son aide. C’est un jeune enfant qui m’ouvre. Il est étonné de me voir seul et me demande : « Pourquoi est-ce que vous n’êtes pas venus ensemble ? Sarah était là tout à l’heure. » Je suis surpris d’apprendre qu’elle est venue rendre visite au savant. « Elle n’est pas entrée, elle a juste demandé des nouvelles de la santé de mon papa puis ai repartie » précise l’enfant.

Le alim me reçoit et nous discutons de divers sujets. Je suis à l’aise avec lui. J’ai envie de lui parler de mes problèmes mais j’ai honte. Je me dis qu’il va bientôt parler à propos de Sarah…mais ce n’est pas le cas.  Lorsque je lui demande quand nous allons nous rencontrer à nouveau, il me regarde l’air surpris puis dit : « Demain après-midi à 16h ! » Je le remercie et je pars tout de suite pour téléphoner Sarah et lui informer de la date mais personne ne répond. Je suis démuni. Puis je me souviens des paroles du savant concernant le pouvoir et la force de la foi.  Je me dis : « J’ai un Dieu que je peux adorer et vers qui je peux me tourner lorsque les choses vont mal. » Je me rappelle du fait que je n’ai pas terminé le livre. J’essaie de le lire mais mes pensées sont dominées par Sarah et je ne comprends pas un mot. Je ferme le livre et je me mets à écrire quelques lignes en espérant pouvoir donner la lettre à Sarah le lendemain matin. Maintenant que j’ai écrit cette lettre, je me sens mieux. Je me dis que les choses iront mieux dès que nous rétablirons la communication entre nous deux.

Je me lève très tôt le lendemain et je donne la lettre à une amie de Sarah, lui demandant de la lui remettre. Mais elle refuse de prendre la lettre. Je me dis qu’elle doit sûrement avoir une bonne raison et je ne lui en veux pas. Je passe la journée à l’université puis je me rends chez le alim à l’heure du rendez-vous. Je vois Sarah à la porte. J’avance vite vers elle et je la salue mais elle répond avec indifférence. Elle est toute pâle, comme si elle n’avait pas dormi de la nuit. Je lui dis : « C’est bien que nous soyons tous les deux attirés par le savant, cela montre que nous sommes unis. » Elle réplique : « Même si nous voulons tous les deux continuer nos études, cela ne signifie pas forcément que nous sommes unis. » Je lui explique que je ne comprends pas la raison de sa colère mais elle répond que je ne veux pas comprendre. Notre petite conversation prend très vite fin car elle conclut en disant : « Quoi qu’il en soit, c’est l’heure de notre rendez-vous ! » Elle frappe à la porte et nous entrons tous les deux.

Dès que nous nous asseyons, le savant nous demande si nous avons lu le livre qu’il nous a donné. Je suis embarrassé car je ne l’ai pas fini. Et j’ai encore plus honte quand j’entends Sarah répondre qu’elle l’a entièrement lu et qu’elle a même écrit ses questions et demandes de clarification dans un cahier. Puis elle tend le cahier au alim. Il est heureux et dit : « C’est un bon signe. Je vais regarder votre cahier plus tard. » Puis il continue notre discussion.

Après un bon moment passé à écouter le savant, nous partons. Une fois dehors, je supplie Sarah de me laisser l’accompagner jusque chez elle mais elle refuse. Elle est toujours très en colère et me parle de manière sèche. Elle me dit qu’elle n’a aucune envie de me voir. Je lui demande alors : « Mais alors, pourquoi est-ce que tu continues à venir rencontrer le savant ? » Elle répond : « Je suis intéressée par le sujet. Je suis maintenant une personne à la recherche de la vérité pour mon propre bienfait. Et toi ? Pourquoi est-ce que tu viens ? La vérité est claire pour toi ! » Je lui réponds : « Ça n’a jamais été clair pour moi. Je ne connaissais rien à propos de l’Islam…peut-être encore moins que ce que tu connais. » Notre petite conversation prend vite fin et je lui fais promettre de lire la lettre que je lui tends.

Je rentre à la maison, un peu plus calme. Je reprends le livre pour le finir mais je l’abandonne à nouveau pour chercher, au milieu de mes papiers, un poème que j’avais recopié d’un livre de poèmes. Je devais le donner à Sarah mais je ne le trouvais plus. De plus, je ne retrouve plus une photo que Sarah m’avait donnée au début de notre relation. Ma photo personnelle est également manquante. J’avais l’habitude de garder toutes ces choses dans le tiroir près de mon lit.

Le lendemain, je me rends à l’université mais je ne vois pas Sarah de toute la journée. Et il en est de même le jour suivant. 3 jours plus tard, je la rencontre devant la porte du alim. Dès qu’elle m’aperçoit, elle frappe à la porte, ne me laissant même pas placer un mot. Quand le savant nous reçoit, il tend son cahier à Sarah et lui dit qu’il a ajouté des commentaires. Puis il reprend la discussion. Sarah pose des questions à propos du hijab. Elle a beaucoup d’idées reçues et le savant lui explique la philosophie du hijab et met fin à toutes les fausses idées qu’elle a dans la tête. Il insiste sur le fait que l’homme doit respecter le hijab en baissant le regard.

Il est l’heure de la prière du soir donc nous mettons fin à notre discussion et fixons notre prochain rendez-vous. Nous quittons la maison du savant et restons quelques temps dehors. Je vois quelques hommes passant par là qui admirent Sarah et, pour la 1ère fois, cela m’ennuie. Elle aussi est gênée mais elle arrête vite un taxi et grimpe dedans.

Je suis excité et ne sais pas quoi faire. Je marche dans les rues, j’achète les livres que le savant nous a recommandés et je rentre à la maison épuisé aussi bien physiquement que psychologiquement. Je me mets à lire et me sens mieux petit à petit. Je ne cesse de penser à Sarah qui est toute ma vie.

J’attends impatiemment que notre jour de rendez-vous arrive. J’arrive chez le alim avant Sarah. Dès qu’elle arrive, il commence : « Aujourd’hui, nous allons parler de l’éthique islamique. » Nous avons un débat sur la prière. Puis quand nous partons, je remarque que Sarah garde sa tête couverte, ce qui n’est pas son habitude. J’essaie de lui parler mais elle me tend vite une lettre et s’enfuit. Je sais qu’elle veut me dire quelque chose mais qu’elle n’ose pas le faire. Elle a pris la bonne décision ! Elle m’écrit pour me dire ce qu’elle a sur le cœur ! Je suis pressé de rentrer à la maison pour lire cette lettre en toute tranquillité.


Dernière partie

Dans sa lettre, elle explique à quel point mon attitude lui a causé du tort. Elle me dit que j’ai détruit tout l’espoir qu’elle avait et notre avenir. Elle sait pertinemment ce que j’ai fait et elle joint même des preuves à la lettre. Elle avoue que s’il n’y avait pas cette nouvelle lueur – l’Islam – dans son cœur, sa souffrance l’aurait détruite. Elle conclut sa lettre en ces termes : « Sois sûr qu’alors que je renonce à ton amour, je ne me tourne pas vers quelqu’un d’autre parce que tu es le seul que j’aime. »

Dans la seconde enveloppe, se trouvent les photos manquantes de Sarah et moi ainsi que le poème que j’avais l’intention de donner à Sarah. Il y a également une photo de moi lorsque j’accueillais la jeune fille étrange dans mon appartement. Tout devient clair ! J’étais la victime d’un complot bien conçu. J’étais idiot ! Le cousin de Sarah avait manigancé tout cela ! Il avait sûrement informé Sarah au moment même où la jeune fille est entrée chez moi. Je suis sûr qu’elle doit avoir téléphoné et entendu la voix de Myriam. J’ai la tête qui tourne. Je décide de me battre pour ma fiancée.

Je quitte immédiatement la maison pour aller voir Sarah. Mais je m’arrête en cours de route car je me dis que ce sera difficile pour moi de prouver mon innocence. Je retourne à la maison, désespéré. Mes yeux tombent sur le Saint-Qouran que j’ai l’habitude de garder toujours sur l’étagère. Je sens que c’est mon seul espoir ; aussi, je l’ouvre et lis quelques versets. Je me sens un peu soulagé maintenant.

Puis, tout à coup, je me souviens de mon magnétophone et de la cassette sur laquelle l’incident a été enregistré. J’ai enfin une preuve de mon innocence. Je décide de remettre la cassette à Sarah le lendemain. Je loue Allah swt pour Ses Bénédictions et je dors l’esprit tranquille cette nuit-là.

Le lendemain, je me rends à l’université et cherche Sarah mais on me dit qu’elle est partie dans sa ville de résidence. Je suis étonné dans la mesure où ce ne sont pas les vacances. Les jours passent et elle n’est toujours pas revenue.

Le jour de notre prochain rendez-vous avec le alim, j’écris une lettre à Sarah dans laquelle je lui explique tous les détails. J’emmène cette lettre ainsi que la cassette chez le savant et j’espère rencontrer Sarah là-bas.

Elle est bien là ! Je suis surprise de voir qu’elle porte des vêtements noirs et un foulard noir sur la tête. Elle est tellement belle ! L’amour dans mon cœur est tellement intense que j’émets le vœu, au plus profond de moi, que jamais aucun homme ne la voit[1] à part moi. Je lui dis : « Ça fait plaisir de te voir ! Mais pourquoi est-ce que tu fais le deuil ? » Ses yeux se remplissent de larmes lorsqu’elle m’annonce : « Mon père est décédé. » Je suis triste et lui présente mes condoléances. Elle s’adresse au savant : « S’il vous plait, commencez votre cours. J’ai beaucoup de choses à faire mais je tenais à venir vous écouter. Malgré mon chagrin, j’ai lu les livres que vous avez recommandés. Je considère l’Islam comme une partie importante de ma vie. » Le savant répond : « Qu’Allah vous bénisse, ma fille. Je prie Allah swt qu’Il vous donne la patience  et vous accorde de grandes récompenses pour votre désir de rechercher la vérité. Vous m’avez facilité la tâche en lisant ces livres. » Elle exprime sa soif de savoir. Et la discussion continue. Aujourd’hui, nous parlons des modèles que nous avons c’est-à-dire des musulmans vertueux à travers l’histoire tels que Imam Ali A.S., Salman-e-Farssi, Ammar-e-Yassir etc.

Lorsque notre entrevue est terminée, je demande à Sarah de me laisser lui prouver mon innocence. Elle est très étonnée de m’entendre parler de mon innocence et de preuve. Je lui dis que je veux tout lui raconter mais pas dans la rue ! Je lui suggère de me dire où nous pouvons nous voir pour en parler.

Elle réfléchit un moment puis dit : « Il n’y a pas de meilleur endroit que la maison du alim ! Étant donné qu’il est notre père spirituel, nous pouvons en discuter en sa présence. »

À ce moment-là, le savant arrive vers la porte de sa maison : il est sur le point de sortir. Il est étonné de voir que nous sommes toujours là ; alors nous lui racontons notre problème. Il nous invite à venir dans la pièce où il a l’habitude de nous recevoir et de discuter ensemble. Il s’excuse de devoir partir mais promet de revenir bientôt.

Nous nous asseyons dans la pièce et malgré mon grand amour pour Sarah, je me sens timide. Je reste silencieux un moment, puis les mots sortent du plus profond de mon cœur. Je lui explique tout. Elle m’écoute attentivement. La sincérité est évidente dans ma voix et ma façon d’être. Elle me croit sans jamais me demander de preuve. Je lui demande alors : « Ne veux-tu pas de preuve de ce que j’avance ? » Elle répond lors : « Non, je te crois sans avoir besoin de preuve. Dieu merci, tu es maintenant bien plus digne de confiance qu’avant. » J’insiste pour qu’elle écoute la cassette audio où tout a été enregistré. Elle me dit qu’elle n’en a pas besoin pour me croire. Suite à mon insistance, elle accepte de prendre la cassette pour me faire plaisir.

Le savant revient et est heureux de voir que notre problème est réglé. Nous lui remercions et quittons sa maison. Nous ressentons une grande tranquillité dans le cœur, un sentiment qui nous a fait défaut depuis un long moment.

Nous lisons tous les livres que le savant nous a conseillés. Plus je lis à propos de l’Islam et plus je suis surpris de constater ma grande ignorance de ma propre religion. Quant à Sarah, elle respecte minutieusement le port du hijab. Nous avons tous les deux commencé à accomplir le salat à son heure prescrite[2].

Nous avons maintenant fini de lire les livres et je téléphone le savant pour prendre rendez-vous avec lui. Quand nous arrivons chez le alim, il nous demande si nous avons lu les livres. Nous répondons en chœur « Oui ! » Il nous demande alors si nous avons acquis beaucoup de connaissances sur l’Islam et sur les modèles que nous avons. Je réponds pour nous deux : « Oui ! Nous espérons de tout cœur suivre leurs pas ! » Puis le savant dit à Sarah : « Maintenant, ma fille, si vous êtes convaincue, vous pouvez devenir musulmane ! » Je dis alors : « S’il vous plait, Sayyed, je voudrais également devenir musulman ! » Étonné, il me demande « Vous ? » Je l’avoue alors : « Oui, je veux devenir musulman car, jusqu’à présent, je ne connaissais de l’Islam que le nom ! » Le savant me regarde droit dans les yeux : « Mais vous n’avez pas besoin de répéter la shahada (l’attestation de foi). Le fait que vous ayez une foi ferme en Islam et que vous le manifestiez par vos actes est suffisant. »

Ensuite, Sarah récite la shahada. Le savant prie pour nous. Il donne à Sarah un beau Qouran comme cadeau. Nous quittons la maison du alim comme si nous étions de nouveaux-nés. Bientôt, nous décidons de nous marier et nous vivons heureux. Nous donnons à notre 1er enfant le nom du alim en signe de reconnaissance envers le travail qu’il a affectué.

« Est-ce que celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie et à qui Nous avons assigné une lumière grâce à laquelle il marche parmi les gens, est pareil à celui qui est dans les ténèbres sans pouvoir s’en sortir? » (Sourate al-An’am, n° 6, verset 123)


Source : http://islamicmobility.com/pdf/In%20Search%20of%20Truth.pdf

Compte-rendu et traduction : http://www.shia974.fr


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[1] Sans hijab
[2] Awwal-e-wakt

 

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